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Festival
de
MUJERES ARTISTAS LATINAS |
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« Vingt cinq femmes artistes, originaires de quatorze pays de l'Amérique Latine et de l'Europe Latine, s'unissent pour nous faire partager leurs univers féminins à travers l'Art. Le théâtre, la peinture, le chant, le mime, la vidéo, le cinéma, la littérature et la danse seront au coeur de ce Festival à Paris. » |
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PROGRAMME
Voyage et Exil
Dimanche 8 mars :
16h : "Voyage...", de et par Florencia Avila- spectacle de mime.
17h15 : Vernissage de l'exposition "La Divina Comedia", de Maria Lagrange - exposition de peinture.
18h15 : Discours d'ouverture officielle de la Rencontre.
18h30 : Concert "Chansons latino américaines" par Paula Estrella, Carmen Hernandez et Iara.
Soirée Cinéma
Lundi 9 mars :
20h : "Wawa", de et par Veronica Endo - Video de danse - 8min.
20h10 : "Là-bas, bien loin, il y a longtemps”, de Anai Guayamares - Documentaire - 26 min.
20h40 : “Marie”, de Natyelli Mora - Documentaire - 12min.
20h55 : "La Mémoire de Rafael", d'Emmanuelle Gracia - Documentaire - 33min.
21h30 : “Sombras nada mas ”, de Carla Leon - Théâtre/Cinéma - 16min.
La femme et la Politique
Mardi 10 :
20h : Hommage à Eva Forest, par Christine Schall - Lecture - 30min.
21h30 : "La Casa", de Maria Lagrange - Théâtre - 1h.
Mercredi 11 :
20h : "La Révolution au Venezuela, où ce qui disent les gens qui habitent la-bas" de Yahaira Salazar - Lecture - 30 min.
20h30 : “Pepita”, de et par Tania Lopez - Théâtre-Conte - 1h10.
La femme et le Savoir
Jeudi 12 :
20h : "Moi, Juana Ines de la Cruz" de et par Mirta Caamaño - Théâtre - 1h40.
La femme et la solitude
Vendredi 13 :
20h : "Sofia", de Franco Rabino, par Valeria Dafarra - Théâtre - 20min.
20h30 : "Luz Amarga", de Antonio Diaz-Florian, par Andrea Marchant - Théâtre - 20min.
21h : "La femme en cage"
de et par Sofia Lopez-Cruz - Théâtre - 40 min.
21h45 : Concert de Iara -
musique brésilienne - 40 min.
Exil et mémoire
Samedi 14:
20h : Danse traditionnelle Indienne-contemporaine par Federica Fratagnoli - 15 min.
20h30 : "Ombres dans la mémoire" de et par Patricia Novoa - Théâtre - 1h20.
22h : "Absence veut dire ..." par Rosario Cardenas et Karem Ortiz - Danse contemporaine - 10min.
Clôture
Dimanche 15 :
16h : “Alas para Volar” de et par Veronica Rodriguez - Théâtre-Documentaire - 1h30.
18h : "Le sud sur mon épaule"
de Carmen Hernandez - Spectacle Concert - 1h30
En permanence
A partir de 19h de lundi à vendredi, et à partir de 15h le dimanche.
Exposition "La divina Comedia" de Maria Lagrange.
Stand de vente de livres de femmes latines tenu par Christine Schall.
Stand artisan de femmes de « La Villa 31 » de Buenos Aires tenu par Paula Estrella. Vente au profit de leur association de lutte contre la violence et la toxicomanie.
Stand artisan de femmes colombiennes tenu par Paz Ruiz. Vente au profit d’une association de femmes en Colombie. |
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ARTISTES |
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Mirta Caamaño
« Entends-moi avec tes yeux
puisqu'elles sont lointaines tes oreilles
et de querelles absentes
en échos, de ma plume mes gémissements;
et puisque ma voix rude ne te parvient plus,
entends moi sourd, parce que je me plains muette »
«Il n'y a pas de chose plus libre
que l'entendement humain:
alors, si Dieu ne lui fait pas violence,
pourquoi moi je le ferais ? »
Sor Juana Inés de la Cruz |
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Théâtre :
« Moi, Juana Inés de la Cruz ... »
« Yo, Juana Inés de la Cruz ... »
Adaptation théâtrale, interprétation, décor,
accessoires et musicalisassions de poèmes: Mirta Caamaño
Mise en scène, son et lumières: Christine Schall
Costume: Christelle Muller
Ce spectacle a été joué entre 1995 et 1999.
En français : théâtre de l’Instituto Cervantes (Paris), théâtre de l’Epée de bois, Auditorium du conservatoire de musique de Sarcelles, Théâtre de l’opprimé, la Guillotine (Montreuil).
En espagnol : théâtre de l’Instituto Cervantes (Paris), théâtre Florencio Sanchez (Paysandu, Uruguay), théâtre de la Gaviota (Montevideo, Uruguay).
Jeudi 12 mars à 20h - Salle STUDIO
Thème : La femme et le savoir - Pays : URUGUAY |
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Note d'intention
Cette Rencontre de Mujeres Latinas est une occasion idéale pour reprendre "Moi, Juana Inés de la Cruz ...", ce spectacle d'après les écrits et la vie de Sor Juana Inés de la Cruz (1651-1695), cette voix unique de femme latino-américaine du XVIIème siècle mexicain encore colonial - et sur toile de fond d'Inquisition - qui revendique passionnément le droit de la femme à la connaissance dans un monde où celle-ci était réservée aux hommes. Quelle meilleure occasion pour faire entendre la voix de celle qui a été appelée "martyre de l'intelligence" ou "le Phénix d'Amérique". Ce qui m'a poussé à réaliser ce projet c'est l'admiration qu'a éveillé en moi cette femme amoureuse du mystère de la vie et désireuse de le pénétrer. Elle était une chercheuse dans le sens le plus profond - et même moderne - du terme.
Le texte
Il s'agit d'un solo. Le texte autobiographique de Sor Juana, qui a un mouvement continu de spirale ascendante et descendante est parsemé d'inserts de ses poèmes pour la plupart dits aussi entièrement ou partiellement en espagnol; certains sont chantés. Dans la solitude de sa cellule et des circonstances qu'elle vit, elle nous fait partager la passion de sa vie dans les deux sens: la passion de connaître et connaître la passion.
Le spectacle
J'ai imaginé la dernière nuit que Juana passe avec ses livres, ses instruments de musique et de sciences. Elle revoie son chemin de vie, nous livre ses joies et ses peines, ses expériences, nous raconte avec humour les entraves qu'elle avait, les façons qu'elle trouvait de les surmonter, s'enflamme contre les interdictions faites aux femmes tout simplement parce qu'elles sont femmes, revendique le fait que l'entendement - l'intelligence - est un don de l'être humain homme et femme, s'émerveille face à la création entière, car " il n'y a pas de créature, aussi basse soit-elle, où ne puisse se vérifier le "me fexit Deus" (Dieu m'a fait), s'exalte en se souvenant de "tant de femmes glorieuses" dans l'histoire, la religion, la mythologie, fait partager ses connaissances, nous dit ses poèmes, les chante ... Et en filigrane, elle dévoile peu à peu, le drame, la controverse théologique à laquelle elle a été mêlée, son incompréhension face à l'attitude de celui qui l'a provoqué, sa solitude, ses demandes à l'aide, sa peur de l'Inquisition, sa peur pour la perte de son âme, jusqu'à la renonciation finale ... A l'aube, poussée à bout ,elle signera son abjuration de sa vie passée et elle se dépouillera de tous ses trésors de savoir: elle en a fait don à l'Eglise pour qu'elle les vende et aide les pauvres avec le profit réalisé. Elle passera ce qui lui reste à vivre dans le silence et la pénitence, comme elle s'en est engagée auprès de son confesseur. Mais il nous reste son œuvre ...
Mirta Caamaño
Comédienne née à Salto, Uruguay. Formation au théâtre El Galpon puis au Conservatoire National Dramatique Margarita Xirgu. Elle a joué Lope de Vega, Tirso de Molina, F. de Rojas, Shakespeare, Euripide et avec la Comédie Nationale, F. Garcia Lorca. Elle quitte le pays pour des raisons politiques.
En France. Etudes théâtrales (Licence, Université de Paris III). Stages avec A. Mnouchkine et les comédiens de la troupe de Peter Brook J.P. Denizon et Yoshi Oïda. Elle joue avec des troupes françaises et franco-latinoaméricaines, entre autres Giraudoux, Arrabal, Ionesco, H.Müller, et dans des spectacles de théâtre-danse-musique, de théâtre de rue et théâtre pour enfants.
Elle est adaptatrice et joue en France et Uruguay des spectacles unipersonnels: "Fil de femme", montage de personnages féminins de pièces de F. Garcia Lorca, "Moi, Juana Inés de la Cruz ..." et "Credo d'amour en tango" de Horacio Ferrer.
Depuis huit ans elle participe aux Rencontres à la Cartoucherie où elle a joué dans plusieurs spectacles mis en scène, entre autres, par Philippe Adrien, avec qui elle a aussi écrit en collaboration. |
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Contact: Mirta CAAMAÑO - mirta@ifrance.com - Tel.0148763056
94 rue Pasteur - 94120 Fontenay-Sous-Bois |
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Patricia Novoa
« Ombre c’est l’histoire de l’espoir et de la liberté.
Ombre c’est l’histoire de l’univers féminin.
Ombre c’est l’histoire du métissage et du syncrétisme.
Ombre c’est un voyage entre le présent et la mémoire collective. Entre la modernité et le passé, entre le mythe et la réalité. » |
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Théâtre :
« Ombres dans la mémoire»
Samedi 14 mars à 20h - Salle STUDIO
Thème : Exil et mémoire - Pays : PEROU |
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OMBRES DANS LA MEMOIRE
« Ombres dans la mémoire » c’est l’histoire d’un petit village qui vit à l’ombre " de la grande ville.
Cette histoire commence quand la petite ville de Makawa est transformée par un flux touristique, « pour le progrès », la modernité qui arrive et qui change la vie et le regard des villageois.
« OMBRES DANS LA MEMOIRE» raconte aussi l’histoire d’une femme qui a laissé Makawa pour partir à la recherche de son mari et de sa fille, partis en quête d’un avenir; cet exil lui permet de trouver dans le silence de la solitude et de son intimité la lumière de sa propre mémoire.
Olga vous invite à voyager à travers le continent de l’étranger, le continent de la femme, le continent des racines primaires.
« Ombres dans la mémoire » ne raconte pas seulement l’histoire de l'immigration de cette femme mais aussi comment elle porte en elle une culture, comment ce continent voyage. Elle est un miroir auquel vous pouvez vous identifier ou bien vous découvrir vous-même dans la différence.
Ombre c’est l’histoire de l’espoir et de la liberté.
Ombre c’est l’histoire de l’univers féminin.
Ombre c’est l’histoire du métissage et du syncrétisme.
Ombre c’est un voyage entre le présent et la mémoire collective, entre la modernité et le passé, entre le mythe et la réalité.
OMBRES DANS LA MEMOIRE est un spectacle qui a fait partie de différentes programmations de danse et de théâtre en Europe et en Amérique.
La Chorégraphie et l’étude du mouvement
Le mouvement évoque la vivacité, le feu, la mer et la mémoire dans une ambiance où le concret et l’abstrait se mélangent.
Cette partition passe par l’émotion lyrique du mouvement et évoque aussi la métamorphose de la matière humaine en une énergie nouvelle à partir de la danse traditionnelle.
L’écriture chorégraphique est basée sur les principes de la danse contemporaine, le mime d’Etienne Decroux et les danses traditionnelles d’Amérique Latine.
Patricia Novoa
Après une formation de danse classique et contemporaine pendant 15 ans, ses études de comédienne à l’Ecole Nationale de Théâtre (Pérou) et a l’Université au Brésil, elle commence ses recherches dans l’anthropologie théâtrale aux côtés du chercheur, professeur et directeur artistique Luis Otavio Burnier et de l’Odin Theater ; elle travaille pendant 5 ans différentes techniques et rencontre différents artistes et maîtres d’arts scéniques. En 1999 elle découvre l’expressionnisme théâtral avec Antunes Filho (Brésil) et s’initie à de nouvelles techniques du mouvement et de la danse.
Patricia Novoa est venue à Paris en invitée, pour travailler sur une recherche du mouvement avec Thomas Leberhart (USA), sur le mime moderne, le mime abstrait d' Etienne Decroux; à Paris elle rencontre d'autres metteurs en scène et chorégraphes comme Masaki Iwana et Atsushi Takenishi; parallèlement elle travaille avec différents artistes et crée ses propres spectacles présentés dans différentes villes d’ Europe , des USA et d'Amérique Latine.
Elle a aussi travaillé comme metteur en scène et professeur dans différentes écoles de théâtre et de Danse en Europe et en Amérique. |
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Contact: Patricia Novoa- patheabr@yahoo.com.mx - Tel.0148513276
Association VIVIR ART - 35 Rue des Chanterreines - 93100 Montreuil |
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Maria Lagrange
« Avant tout et Surtout
Je suis une histoire » |
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Théâtre:
« La Casa »
Mardi 10 mars à 21h30 - Salle STUDIO
Thème : La femme et le savoir - Pays : ARGENTINE |
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Exposition de peinture:
« La divina Comedia »
Du 8 au 15 mars à partir de 19h (15h le dimanche)
Vernissage le dimanche 8 mars à 17h15
Salle Hall St. - Pays : ARGENTINE |
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Maria Lagrange
Marie Lagrange, de nationalité franco-argentine, est née à Tucuman. Elle a développé sa carrière artistique dans de nombreux pays: en Argentine, en Italie, aux Etats Unis, en Belgique, en Hollande, au Canada, en Espagne et principalement en France.
Artiste très prolifique, son œuvre, comme celle de tout artiste authentique, s’est transformée de série en série, de période en période, tant dans la figuration que dans l’abstraction. Ces deux courants ont convergé dans la vaste série «divine Comédie», réalisant un nouveau mode de production et de lecture de l’œuvre: la figuration graduelle qui sans aucun doute amplifie de manière très intéressante la gamme des expériences picturales.
La série «Divine comédie» dont la beauté et la puissance ont reçu de nombreux éloges, a obtenu le patronage des ambassades de France, d’Italie, d’Argentine ainsi que du Gouvernement de la ville de Buenos Aires, de Entre Rios et de l’Université National de Tucuman.
«Dehors des références expressionnistes ou informelles que l'on peut lui trouver, le langage de Maria Lagrange exprime une sensibilité affinée pour l'esprit de la couleur et de la matière. Son œuvre est celle d'une artiste complète (elle a aussi abordé les rivages du cinéma, de la photographie et de l'écriture) et voyageuse (elle vit et travaille depuis de nombreuses années en France) qui est en constante recherche d'elle-même et de son rapport au monde. Le tableau, construit par cette personnalité de plaisir et de sagesse, de lumière et d'ombre qu'est Maria Lagrange, est un exutoire pour l'artiste qui rencontre la grâce, dans la domestication du vertige et du chaos.
La Divine Comédie
Le travail effectué à partir de la lecture de la «Divine Comédie» permet l'épanouissement de la dimension mystique qui habite Maria Lagrange. Dans l'esprit de certaines matérialités surréalistes et dans une veine informelle et symboliste, cette œuvre singulière et grave, aux élans d'universalité, exprime surtout une rage de peindre, souterraine, modulée. L'Enfer, le Purgatoire et le Paradis n'y sont que les étapes-passages de l'ascension mythique qui, comme l'a décrite l'anthropologue Gilbert Durand, est un appel constant à l'extériorité, à un «au-delà du charnel».
Lorsque l'on observe la façon dont elle compartimente le tableau, on retrouve presque toujours -au-delà des impératifs de la thématique de Dante-, une opposition entre deux espaces : l'un chargé et plein, traite dans le geste, avec des reliefs où la peinture est plaquée en rehauts attirant la lumière. Un autre, travaillé en transparence, plus fluide, introduisant le vide et le flou. Une opposition qui n'est pas seulement spatiale et formelle, mais conceptuelle et temporelle et qui installe, dans ce dialogue entre la forme et le sens, la raison d'être du tableau, au-delà du seul discours pictural.»
Christine FREROT, critique d'art, membre de l'AICA Paris, Août 1995 |
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Florencia Avila
« Madame Flor rentre dans le grenier de son enfance, elle voyage sur les traces de sa mémoire, un vieux coffre sera une porte qui s'ouvre aux souvenirs... » |
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Spectacle de mime :
« Voyage... »
Dimanche 8 mars à 16h - Salle STUDIO
Thème : Voyage et Exil - Pays : ARGENTINE |
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Une expérience personnelle déclenche l'idée d'un spectacle: Suite à la vente de la maison de mes parents, j'ai dû vider la chambre de mon enfance. Chaque objet que je trouvais me faisait revivre de nombreux souvenirs. C'est à partir de ce vécu, que j'ai décidé de créer un spectacle autour des souvenirs d'enfance avec humour et poésie.
Voyage... est un spectacle comique et poétique, où Madame Flor raconte ses souvenirs au cours de différents tableaux; elle part en voyage dans le temps, vers le pays de son enfance. Elle retrouve les personnages magiques qui l'ont accompagnée comme la petite fleur, sa prof de mathématiques, son premier amour...
Pourquoi le Mime ? J’ai choisi de faire ce métier parce que depuis toujours je suis une rêveuse, quelqu’un qui s’ennuie dans la vie quotidienne et qui part en voyage avec son imaginaire. Cet art permet de matérialiser la pensée, construire des univers et fabriquer des histoires dans ce territoire magique qu’est la scène.
Florencia : mime, comédienne, metteur en scène
Florencia est une artiste argentine née à Cordoba, qui s’est installée à Paris depuis 10 ans. Elle partage son temps entre créations de spectacles, tournées et stages de mime en Europe et en Amérique du Sud. Elle s'est formée en France avec le mime Marcel Marceau et depuis elle a créé sa propre compagnie « Les Éléphants Roses ».
Elle crée plusieurs pièces de mime, notamment Les Éléphants Roses (qui a donné le nom à sa compagnie) et qui a reçu le Prix Jeunes Talents 2004 et les Prix Pinokkio du Jury et du Public. Ce spectacle a été joué plus de 400 fois en Europe. |
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Sofia Lopez Cruz
« Ophélie, célibataire, solitaire, rêveuse et désespérée attend d’un évènement qu’il change sa vie : l’arrivée d’un prince charmant? Un bébé? Voler comme un oiseau? Tout cela comme le reste est rêve.
Puis-je parler de mort tant que je vis? » |
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Théâtre :
« La femme en cage »
Mise en scène: Alicia Benito Román
Idée originale: Sofía López Cruz
Dramaturgie: Adrien Delmas
Vendredi 13 mars à 20h50 - Salle STUDIO
Thème : La femme et l'histoire - Pays : MEXIQUE |
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Note d'intention
Pourquoi se suicide-t-on ? Parce qu’on ne veut plus vivre la prochaine demi-heure, les cinq prochaines minutes, parce qu’on ne le peut plus. Soudain on arrive au point mort, au point de la mort.
Cette pièce est composée par un ensemble d’anecdotes pessimistes et désespérées dans la vie d’une femme.
Inspirée de la douce et malheureuse Ophélie de Hamlet de Shakespeare, notre Ophélie incarne un personnage toujours nostalgique et anime avec sa folie cette histoire pathétique. Elle est une femme adulte qui lutte de toutes ses forces pour survivre à la solitude et à l’absurdité du quotidien. Désireuse de remplir de joie sa vie, elle essaie diverses manières de se distraire et de faire de sa vie une poésie.
La tendresse de son caractère la mène à rêver les yeux ouverts, le spectateur est invité à regarder les petites folies de l’intimité d’Ophélie. Dotée d’une grande naïveté et de toute simplicité d’esprit, Ophélie prétend avoir une vie normale : être heureuse, réussir dans la vie, dans l’amour, mais sans jamais arriver, comme si son destin était déjà destiné voue à l’échec. Comment trouver le bonheur? Que faire après autant déceptions? Son grand dilemme continuer... ou non.
Elle personnifie la mélancolie, sa vie est un rêve (et parfois un cauchemar) jamais réalisé. Son visage enfariné la purifie et la ridiculise comme le Pierrot toujours amoureux et en disgrâce. Sans doute elle est toute grotesque avec sa gestualité dénotant sa maladresse, mais qui ne lui fait pas perdre pour autant sa féminité.
Ophélie, célibataire, solitaire, rêveuse et désespérée attend d’un évènement qu’il change sa vie : l’arrivée d’un prince charmant? Un bébé? Voler comme un oiseau? Tout cela comme le reste est un rêve.
Projet appuyé par le F.S.D.I.E (Projet culturel 2006). Représenté à la Feria théâtrale de Paris 3 ; dans le cadre du Festival One women show à Agadir, Maroc ; au studio Teatro que danza à Mexico et à l’Ecole Supérieur de Théâtre de Mérida, Mexique.
Sofía López Cruz, comédienne
Au Mexique, elle a étudié l’art dramatique à l’École Nationale d’Art Théâtral. Elle s’est ensuite spécialisée en mimodrame au Centre Culturel Helénico. Elle a joué, entre autres, dans les œuvres suivantes: Le garçon qui voulait se marier (spectacle de masques de Bali et du Mexique dans la Rencontre Internationale du Théâtre Corporel à Querétaro et dans les montagnes de Puebla), Le pont de Budapest (création collective, fin du travail de spécialisation en mimodrame), Volpone ou le Renard (sous la direction de Mauricio Jiménez, en tournée à Rome, au Chili et au Mexique).
Boursière du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes (FONCA), elle a réalisé un Master de théâtre et arts du spectacle, intitulé La relation entre le cirque et le théâtre: Europe et Mexique. Elle fut aussi élève à l'école Jacques Lecoq, à la recherche du travail clownesque. Attirée par le cirque, elle participe aux activités de l'école de cirque Les Noctambules. Actuellement, elle est animatrice des ateliers de cirque dans les écoles élémentaires et les centres de loisirs de la ville de Paris et à la Fondation Auteuil, dans le cadre des Ateliers Relais. Parallèlement à ses études, elle continue à développer sa carrière comme comédienne. Elle fut membre de la troupe de l’Epée de Bois, dirigée par M. Antonio Diaz Florian ; elle a participé plusieurs fois au Festival IBERAL dirigé par M. Claude De Marigny, pour lequel elle a réalisé le travail de mise en scène du texte En attendant le marchand de tacos ; elle fut également comédienne des deux Frida, pièce conçue comme création collective à la Maison de l’Amérique Latine et au Théâtre de l’Opprimé. Elle a participé au stage de Commedia dell'Arte du Théâtre du Soleil sous la direction d'Hélène Cinq. Avec la pièce Inconsciente colectivo donnée à la Maison de la Poésie à Paris, elle a remportée le festival Ici et demain de la Mairie de Paris. Sa dernière création, La femme en cage, a déjà été représentée en France, au Maroc et au Mexique. Récemment, elle a aussi participé à une création cinématographique: Icara de la réalisatrice Alejandra Rojo. |
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Andrea Marchant |
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Théâtre :
« Luz Amarga »
Écriture et mise en scène: A. Díaz-Florián
Interprétée en France par Andrea Marchant
Monologue - Durée: 20 min
Vendredi 13 mars à 20h20 - Salle STUDIO
Thème : La femme et l'histoire - Pays : CHILI / PÉROU |
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Luz Amarga, un théâtre engagé
Antonio Díaz-Florián mène un projet au Pérou où le théâtre devient un lieu pour dénoncer une réalité sociale féminine. A partir de témoignages recueillis par des femmes de différentes origines sociales, le dramaturge et metteur en scène écrit et monte des spectacles afin de faire entendre la voix de celles qui reflètent un malheur vécu partout dans le monde.
Lima fut le point de départ. Là, en 2005, il travaille avec l’ONG nationale « Manuela Ramos », un organisme féministe péruvien à but non lucratif qui cherche à améliorer le statut et la position des femmes. Cette collaboration donne naissance à la trilogie Il faut crier ! qui raconte le sort de toute une famille à partir de l’agression d’un père envers son petit garçon. Cette année-là, Díaz-Florián monte et écrit la première partie de cette trilogie: Angel Herido. En 2006 Flor Marchita en 2007, Luz Amarga la dernière pièce courte de Il faut crier !
La trilogie
ANGEL HERIDO, Angel, le petit enfant, est violé par son père. Dans la solitude et l’impuissance de raconter sa tragédie à quelqu’un, il meurt. Pendant le deuil, sa mère et d’autres femmes du quartier décident de dénoncer les faits afin de lutter contre ce « fléau » dont la plupart d’entre elles sont aussi victimes.
FLOR MARCHITA, (Fleur fanée). Flor, la petite fille de douze ans, sœur d’Angel, est également agressée par son père. Depuis cette agression, Flor reste silencieuse, immobile. Sa mère et les voisines essayent de lui donner du courage pour qu’elle continue à vivre, et pour qu’elle dénonce son père.
« LUZ AMARGA» c’est la fin?
C’est la dernière pièce de la trilogie. Luz est la mère d’Angel et de Flor. Après être sorti de prison, son mari revient pour l’achever à coups de pieds dans le ventre.
Dans la solitude qui accompagne les derniers soupirs, Luz voit sa vie défiler devant ces yeux, comme un calvaire lors de la mort de son fils. Pendant l’agonie, elle délire en mêlant les images des souvenirs aux coups réels et au sang qui jaillit de son corps.
LUZ AMARGA c’est la fin d’un récit sans fin… une lumière s’est éteinte, mais des milliers de femmes dans le monde, dans cet instant, allument la lumière de l’espoir, convaincues que chaque jour leur lutte prospère, parce que elle est juste.
Andrea Marchant
Comédienne chilienne installée en France depuis 1999. Formée au Chili à l’Ecole de Théâtre l’Université du Chili et en France au sein de la Troupe de l’Epée de Bois de la Cartoucherie, dont elle y restera cinq ans.
Douze ans d'expérience Théâtrale où elle a pu approcher une large gamme de spectacles, du classique au contemporain, en français et en espagnol, de la danse au cirque et au chant. Elle a participé comme voix-off pour documentaires et dans des feuilletons pour Radio France. |
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Valeria Dafarra
« Elle attend assise sur un vieux cageot de fruits et depuis son trottoir elle lance son « J’Accuse ». » |
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Théâtre :
« Sofia »
Vendredi 13 mars à 20h00 - Salle STUDIO
Thème : La femme et l'histoire - Pays : ITALIE |
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Le spectacle
Le monologue qui à pour titre Sofia donnera voix aux souffrances et aux tragédies vécues par les femmes Méditerranéennes (Albanaises, Macédoniennes, Algériennes, Turques, Libanaises). Dans ces pays, les femmes sont obligées par les hommes de se soumettre à des conditions de vie déplorables. Elles arrivent dans les pays de l’Europe occidentale parfois à cause de leurs propres familles, souvent pour être vendues sur les marchés de la prostitution qui jaillissent dans toutes nos villes.
Sofia est la femme du Sud et de l’Est de la Méditerranée, achetée dans son pays et rachetée en solde sur les trottoirs de l’Italie, de la France ou de l’Allemagne.
Sofia raconte la violence insupportable qui blesse le corps et l’âme. Dans sa brève histoire, chaque détail devient déchirant, chaque phrase devient un scandale.
Ses paroles font résonner la tristesse infinie et la douleur de sa condition d’esclave ; elle crie son besoin désespéré de retrouver quelque part une étincelle d’humanité qui lui permettra de supporter le cauchemar de la nuit, où les démons d’aujourd’hui arrivent dans des voitures anonymes pour obtenir en payant ce qui devrait être un acte d’amour.
Le prénom Sofia signifie connaissance. Une double connaissance : tout d’abord connaissance de sa propre douleur, voir de sa condition de dernière parmi les derniers être humains. Puis connaissance pour nous tous, parce qu’elle déchire les voiles de l’indifférence et du moralisme devant nos yeux.
Quinze minutes de récit seulement. Brèves, certes, mais elles peuvent paraître interminables.
Le récit de cette femme blessée, humiliée, condamnée dans sa propre condition, nous mets face au miroir dans lequel nous pouvons voir au plus profond de nous même.
Sur la scène juste une lumière tamisée et un cageot de fruits cassé, trône misérable de Sofia. Rien de plus ne saurait être nécessaire, car tout se remplira par la parole.
Valeria Dafarra
Comédienne italienne. Depuis sa formation en Italie avec Eugenio Allegri, ancien élève de l’école Jacques Lecoq, Mamadou Diume, membre du C.I.C.T. de Peter Brook et Tage Larsen, membre de l’Odin Théâtre, elle a été co-fondatrice de la compagnie italienne Piccola Compagnia della Magnolia de Turin et responsable de l’enseignement théâtral auprès des jeunes. Elle a joué dans : "Le Malade Imaginaire" de Molière et "La maison de Bernarda Alba" de Federico Garcia Lorca (mises en scène de Antonio Diaz Florian), "Montserrat" de Emmanuel Roblès, "Don Quijote" de Miguel de Cervantes, "Le Balcon" de Jean Genet. |
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Contact: Valeria DAFARRA- lisistra@inwind.it
Tel.01 48 70 90 79 - Port.06 45 13 96 44
139 Rue de Noisy le Sec - 93260 Les Lilas |
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Natyelli Mora
« A quel rythme bat le cœur lorsque l’on a plus de 80 ans et que l’on habite seule dans l’une des plus grandes villes de l’Amérique latine ? » |
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Documentaire :
« Marie »
Film vidéo DV, 13’, réalisé en 2007 à Mexico.
Lundi 9 mars à 20h40 - Salle STUDIO
Thème : Soirée Cinéma - Pays : MEXIQUE |
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Natyelli Mora
Natyelli Mora, née à Mexico en 1977, s'installe en France en 1997.
Elle suit des études d’Arts Plastiques à l’Ecole des beaux-arts de Rennes puis à l’Ecole Nationale des Arts Paris-Cergy où elle entame une recherche autour de la vidéo.
Elle effectue en parallèle une formation en marionnette sous la direction de M. Alain Recoing, spécialiste de la marionnette à gaine.
Elle encadre de nombreux ateliers sur la marionnette au Liban, au Maroc et au Mexique, au sein du milieu scolaire, associatif et culturel.. |
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Carmen Hernandez
« NO TE SALVES
Ne reste pas immobile au bord du chemin
Ne glace pas ta joie, n'aime pas sans passion…
Ne te préserve ni maintenant ni jamais,
ne te préserve point….
Mais si malgré tout, tu ne peux t'en empêcher…
Alors…, Ne reste pas avec moi!»
Mario Benedetti |
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Spectacle concert :
« Le Sud sur mon épaule»
Dimanche 15 mars à 18h - Salle STUDIO
Cérémonie de clôture - Pays : COLOMBIE |
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Le spectacle
Une femme se promène dans le jardin secret de ses souvenirs. Chant et paroles éveillent notre imagination et nous font pénétrer en un lieu où l’humour et le rêve esquissent quelques moments de vérité :
L’enfance et les chansons d’amour
La religion et ses extravagances
L’école et ses déceptions
L’émigration, le départ pour l’étranger
Paris
Voici l’histoire de Carmen, cette petite fille qui vivait et qui chantait à Bogotá la grande; une petite fille si petite qu’on la posait sur un tabouret de piano pour qu’elle atteigne le microphone ; si haut pour elle, si haut ce microphone qu’elle ne le quittait pas un seul instant des yeux.
Depuis, elle a parcouru bien des chemins, en tissant ce fil qui va de la petite fille à la femme qu’elle est devenue. Entre elle et la petite fille se croisent les lignes d’une vie; délicate géométrie dans laquelle surgit une foule de gens : les parents, leurs disputes, la maîtresse d’école et sa cigarette, un beau chilien qui vivait dans sa valise, Carlos Gardel et le tango, l’insouciance de la Californie, Charles Aznavour et son accent, le métro parisien, et les chemins de la liberté vers la vieille Europe, si actuelle et si vieille, qu’elle n’en finit pas de l’étonner.
La musique
Femme d’ici et femme d’ailleurs, son histoire est forgée dans le brasier des musiques latino-américaines sans lesquelles elle n’aurait pas de sens. Avec ses chansons, elle nous emmène dans des pays aux musiques mythiques : pasillos de Colombie, boléros du Mexique, valses du Pérou, tangos de l’Argentine, nueva trova cubaine... On y rencontre des compositeurs comme Chabuca Granda, Silvio Rodriguez, Jorge Villamil ou Simón Díaz, des poètes comme Mario Benedetti ou Alfonsina Storni. Et puis Charles Aznavour…
Carmen, chanteuse comédienne
Elle fait ses débuts sur scène à l’âge de cinq ans dans la chanson populaire de sa Colombie natale. Avant de quitter son pays elle chante avec l’Orquesta Femenina de Colombia, dirigé par le compositeur Jorge Camargo Spolidore. Venue en France elle continue sa formation au Roy Hart Theater ; avec les chanteuses Yva Barthélémy et Michèle Le Goff. Elle interprète des chansons colombiennes et latino-américaines peu connues en Europe et de grande valeur culturelle et musicale. Le tango, qu’elle chante et danse, est le passage vers le monde parisien. Ainsi, elle chante dans de spectacles de tango et participe à des festivals tel PBTA. À partir de 2003, elle crée ses propres concerts-spectacles : « Le tango entre nostalgie et psychanalyse » ; « Chansons d’AM » -l’Amérique Latine : un continent et ses rythmes-, « Chogüy : la música del Cono Sur » ; « Mirando al sur » ; « Le sud sur mon épaule », mis en scène par Claude Bokhobza, arrangements musicaux de Alfonso Pacín. Dernière création présentée à La Maison d’Amérique latine : « De la Habanera à la Rumba Criolla » .

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Veronica Endo
« Acaso la vida se paga con muerte
y antes debo morir para verla nacer?... »
A. Diaz-Florian |
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Vidéo de Danse :
« WAWA »
Lundi 9 mars à 20h - Salle STUDIO
Thème : Soirée Cinéma - Pays : PEROU
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Images du mouvement comme expression de l’âme
Le caractère féminin attribué à la terre dans la pensée des peuples andéens de l’Amérique Latine, comme déesse qui donne et prend la vie, son tempérament fort, imprévisible, versatile; l’image de la mort, comme partie naturelle du processus de vie, sont des sujets qui prédominent dans mon travail.
L’image de la terre comme un être vivant qui s’exprime, réagit, s’énerve et se transforme, est pour moi une métaphore claire de la transformation dont souffre la planète aujourd’hui.
L’image de la femme d’aujourd’hui aussi, qui, après avoir essayé de pousser les limites du corps et les limites du temps, se transforme et se demande si la féminité n’existe qu’à travers la maternité.
Sommes-nous en train de nous transformer aussi comme la terre? Souffrons-nous de nos propres avancées et notre développement?
Stérilité, fertilité, maternité, modernité… Quelles sont nos nouvelles motivations et besoins?
Toutes ces questions sont à l’origine de ce projet, comme métaphores du dilemme d’une existence moderne, un besoin de comprendre, d’inventer un endroit de rencontre entre ces questionnements et une sensation plus intime, plus instinctive, plus forte que la raison (horloge biologique?) qui naît du même sujet et provoque des contradictions et incertitudes.
La vidéo permet de traverser le temps : 9 mois d’attente, et l’espace : voyager visuellement là où vont les émotions.
La caméra suit la grossesse avec ses changements physiques et émotionnels, avec l’apparition d’autres questions, d’autres peurs, à travers différents environnements qui peuvent être des métaphores du monde qui vit son propre processus de vie et de mort.
Il ne s’agit pas de présenter un suivi purement esthétique et plaisant de la transformation du corps pendant la grossesse mais de chercher à capter la transformation du mouvement comme expression de l’âme.
Un voyage dans l’imaginaire à travers des doutes, questionnements, peurs qui accompagnent la grossesse….
Veronica Endo
Artiste péruvienne installée à Paris depuis l’année 2000. Comédienne, danseuse, chorégraphe. Depuis ses débuts au Pérou dans le monde de la danse classique, elle s’est confrontée aux répertoires néo-classiques, modern et contemporain au sein de compagnies internationales prestigieuses. Aujourd'hui, la question de la place du corps et plus précisément, du mouvement au théâtre est au cœur de son travail, ce qui l'amène à collaborer avec des artistes d’horizons très différents comme le théâtre, la musique, le cirque et la vidéo dans la recherche notamment de l’utilisation créative des nouvelles technologies appliquées à la danse.
Auprès du metteur en scène Omar Porras, elle effectue un travail du masque et joue dans plusieurs de ses créations. Avec « Pedro et le Commandeur «, pièce du répertoire, elle intègre la troupe de la Comédie Française pendant deux saisons.
Par ailleurs, elle a travaillé avec Gilbert Deflo dans le montage de l’Opéra l’Orfeo de Monteverdi en tant qu’assistante chorégraphique pour le Festival d’Edinburgh 2007.
Avec un parcours aussi métissé que ses origines, elle aborde ces divers arts avec un même désir de partage et d’interaction avec l’autre. |
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Christine Schall
"En vos corps meurtris, torturés, malmenés, s'est réfugiée la beauté du monde"
Alfonso Sastre.
"Il y a des tortures plus terribles que la torture physique"
Eva Forest. |
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Lecture
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« Hommage à Eva Forest »
Mardi 10 mars à 20h30 - Hall St.
Thème : La femme et la politique - Pays : FRANCE / ESPAGNE |
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Note d'intention
Participer à ce collectif de " Mujeres Latinas " c'est le plaisir de rencontrer d'autres femmes artistes du Spectacle vivant, c'est échanger nos univers différents tout en parlant la même langue, c'est ouvrir peut-être de nouvelles perspectives ensemble et nous retrouver dans un lieu qui nous est cher " Le Théâtre de l'Epée de Bois".
Dans le cadre de cette rencontre, je souhaite rendre hommage à Eva Forest :
- en tant que femme qui a souffert et lutté toute sa vie contre la dictature et la torture,
- en tant que femme engagée et représentative de la solidarité internationale,
- en tant qu'intellectuelle, auteur de nombreux livres,
- en tant que créatrice d'une maison d'édition,
- en tant que mère aussi.
Je me propose donc de lire quelques passages de ses livres : "Journal et lettres de prison" (1975) et "Témoignages de lutte et de résistance" (1977) car ils reflètent bien sa force de résistance ainsi que son engagement contre la cruauté et le cynisme de ceux qui voulaient éliminer toute opposition à leur pouvoir en enfermant ces femmes "rebelles".
Extraits
"Chers enfants, le temps ici passe d'une façon étrange. J'ai parfois l'impression que la perquisition date d'hier. Vous étiez à la maison, te souviens-tu Eva? tu revenais juste de ton premier jour d'école, pour manger avec nous et nous raconter la nouveauté qu'était pour toi le collège, et tu es restée figée, à la porte......Et voilà, cela fait presque trois mois...D'autres fois au contraire, il me semble qu'il y a un siècle que je suis là. La notion du temps m'échappe".
Lettre d'Eva Forest depuis la prison de Yeserías.
« J’ai été arrêtée chez moi le 16 septembre 1974, vers 1 heure de l’après midi, sous prétexte de me demander des explications sur certains livres, papiers et lettres personnelles trouvés au cours de la fouille. A peine arrivée à la DGS, j’ai été enfermée dans une cellule sans aucune possibilité de communication. Peu après, de jeunes policiers sont descendus exprès pour voir qu’elle tête j’avais et, l’air haineux, ils se sont mis à faire des commentaires entre eux : « il n’y a qu’à lui tirer une balle dans la tête », « finissons-en avec cette salope. Pas d’interrogatoire, rien, hop, on la liquide », et ainsi de suite. Ils m’ont laissée là des heures entières, plus d’une journée en fait.....»
Eva Forest (Témoignages de lutte et de résistance).
Christine Schall
« Entrée » en théâtre en 1967, elle a joué dans des créations collectives ou des pièces de théâtre dont " Soupe de poulet à l’orge " d’Arnold Wesker, " La maison de Bernarda Alba" et "Bodas de sangre" de F.G.Lorca , "Les cuisinières" et " La femme fantasque" de Goldoni.
Elle a animé des ateliers de théâtre pour adolescents ou adultes et mis en scène quelques spectacles dont " Yo, sor Juana Inés de la Cruz ", montage de Mirta Caamaño, "Yerma " d’après F.G.Lorca," Piedra de escándalo" d’après " Los cuernos de Don Friolera" de Valle Inclán ainsi que "Sur le quai" et "Les aventures de Cabotine", spectacles pour enfants. |
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Documentaire :
« La mémoire de Rafael»
Documentaire 33 minutes España-Francia
Lundi 9 mars à 20h10 - Salle STUDIO
Thème : Soirée Cinéma - Pays : PEROU |
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La réalisatrice refait avec son père espagnol, séparé de sa famille du fait de la Guerre d'Espagne, le voyage du retour, afin de traquer les traces et les bribes de l'histoire personnelle.
Dans ce film, il est question de mémoire, d'imagination, d'oubli et de temps qui passe.
Les retrouvailles avec des personnes et des lieux quittés 40 ans plus tôt font ressurgir l'émotion et les souvenirs enfouis.
Pour ce documentaire, Emmanuelle Gracia obtient la bourse Défi jeunes.
Emmanuelle Gracia
Née le 11 mai 1975 à Sarcelles (95)
Documentariste et comédienne, Emmanuelle a été initiée à l'art du clown avec la Compagnie du Voyageur Debout (Lyon) , la Compagnie du Grain (Marseille) de 2000 à 2004 puis au FRACO (Formation Réservée à l’Acteur Comique et clOwn de Lyon) de 2004 à 2006. A l'issue de cette formation, elle crée la Compagnie Campo Libre et monte un spectacle tragi-comique "Madre mía".
Dans le cadre d'un DESS réalisation documentaire (Poitiers), elle réalise en 1999 son premier film, "Como antes, como nunca, como siempre", qui évoque l'enfance et le clown (sélectionné pour la Biennale des jeunes créateurs d'Europe et de la Méditerranée à Sarajevo en 2001).
Emmanuelle Gracia se passionne pour tout ce qui touche à la mémoire et à la façon dont se construisent nos imaginaires. Elle apprécie les univers à la fois poétiques et absurdes.
Réalisations
1994 - " Veilleur", co-réalisation - Fiction 40 mn - Vidéo HI.8
1997 - "C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière " Portrait documentaire - 10 mn - Vidéo.
1998 - " En attendant Léo " 18 mn - Bétacam et DV Cam
1999 - " Como antes, como nunca, como siempre " Documentaire - 17 mn 40 - DV Cam
2001 - " 77, Avenue Jean Jaurès " Documentaire |
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Documentaire
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« Là-bas, bien loin, il y a longtemps»
Alla lejos y hace tiempo
Lundi 9 mars à 20h40 - Salle STUDIO
Thème : Soirée Cinéma - Pays : PEROU |
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Plusieurs années sont passées depuis que Florencia et Eriberto sont partis de chez eux dans la montagne à quelques heures de la ville d’Ayacucho.Tous les deux ayant quitté leur village à cause de la guerre interne entre le groupe Sentier lumineux et les militaires. Le conflit armé a duré vingt ans et laisse des milliers de morts et disparus en plus de des familles décomposées.
Vingt ans après ce départ, Florencia fait un voyage de retour à son village dans la montagne pour chercher sa maison. La marche à pied s’impose, il ne reste plus grande chose, il y a seulement des souvenirs. Florencia raconte ce qu’elle a vécu pendant le trajet. L’arrivée à sa maison confirme que la violence et le temps ne pourront plus jamais la faire revenir pour y vivre. Le retour au village pour Eriberto est au contraire plein de retrouvailles. Dans sa maison, l’espoir d’un retour est toujours latent et il avoue l’amour qu’il ressent pour son village. Des bons moments malgré les tristes souvenirs apparaissent et révèlent la force et bonté de Florencia et Eriberto qui espèrent toujours de l’Etat une réparation pour les victimes de cette guerre.
Anai Guaymares
Cinéaste, documentaliste. Au Pérou elle a fait des études de communication audiovisuelle. A Paris elle a fait un Master au département de Cinéma à l’ Université Paris 8 où elle a pu élargir son regard vers des nouvelles possibilités de l’audiovisuel. Elle a été attirée par les récits documentaires qui proposent aussi une recherche formelle et une dimension d’auteur, le cinéma expérimental et l’art vidéo. Ces deux derniers axes ont été une vraie et réelle découverte. Avec Allà, lejos y Hace Tiempo (Là-bas, bien loin il y a longtemps) son première documentaire, elle découvre ce registre et ses possibilités. L'écriture documentaire comme instrument de création et de confrontation de la réalité la séduisent de plus en plus. Actuellement elle travaille à l'écriture d'un nouveau projet documentaire. |
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