Le Foostbarn Travelling Theatre
Avec la Compagnie Les Fusains et le Cirque Werdyn
Présente :
« Sorry ! »
Idée originelle : Pierre Byland, Vincent Gracieux et Paddy Hayter
(lors d'une improvisation mené sous la direction de Pierre Byland)
Image des répétitions |
Pièce de théâtre pour clowns, croque-morts, chevaux, poules, tracteur, tziganes,
enfants, chiens, moutons, violonistes, chanteurs lyriques, cadavres, dieux,
techniciens zélotes et une poignée de piment.

Articles de presse:
Le figaro
L'Express

PROLOGUE : LE CLOWN
Le clown, c'est celui qui dérange.
Qui n'est pas à sa place. Celui qui essaie en vain de bien faire, d'intégrer le groupe. Le clown, c'est celui qui dérange. Qui n'a pas sa place, qui enfreint sans relâche. Dans l'énorme. Dans la disproportion. Avec la satisfaction de celui qui accomplit sa tâche.
IL NE RESPECTE RIEN. Aucun code, aucune norme. RIEN. Tout ce qui peut se transgresser, il le transgresse, avec application, avec assurance. LE CLOWN N'A PAS SA PLACE dans une société. Il ne peut pas se fondre, s'adapter, se couler. Il est en bois quand il faut être en fer. En feu quand il faut être en eau. C'est un nomade, un étranger, un sans-papier. On l'applaudit quand il ne sort pas de sa piste. Cantonné sur sa scène, il est adulé comme une bête en cage. MAIS COMBIEN DE TEMPS UN CLOWN POURRAIT-IL RESTER EN LIBERTE? Le clown, c'est celui qui dérange, qui n'est pas à sa place. C'est l'impondérable, l'inopportun, l'intrus, le paria...

« SORRY ! » OU L'ECLATEMENT DES DIFFERENCES
Il y a un projet qui rassemble les griots et les marionnettistes, les gamelans et les diseurs de conte. Il y a une lignée entre faiseurs de masques de Bâle et les fêtes des morts au Mexique. Pourquoi avons-nous besoin de spectacle ?
Nous sommes trois compagnies. Trois familles. Trois générations. Nous venons de vingt nationalités différentes. Et nous avons senti il y a peu l'urgence de travailler ensemble. De dire : peu importe qu'il s'agisse de cirque, de musique, d'art plastique ou de théâtre. Nous avons besoin de créer ensemble. De créer quelque chose qui nous ressemble, quelque chose d'hétéroclite, de chaleureux, de voyageur. Quelque chose qui raconte le chaos joyeux de nos existences.
Nous sommes des nomades. Nous transportons nos maisons. Nous sommes obligés d'avancer. D'alléger quotidiennement des convois qui se chargent quotidiennement. De prendre là où l'on trouve. De laisser là d'où l'on part. À force de croiser les chemins, nous avons appris que la vie jaillit des chocs et des contradictions.
Nous sommes trois compagnies, chacune avec un langage propre, chacune avec ses expériences et ses boîtes à outils. Mais nous avons tous choisi un jour de mettre au centre de notre travail ces chocs et ces contradictions. Chacun à sa manière, nous racontons ce qui nous oppose. Ce qui naît de la rencontre de l'hydrogène et de l'eau. Nous tous, Français, Indiens, Polonais, Suisse, Tziganes, Néerlandais, Suédois, Indonésiens ou Bosniaques; nous tous circassiens, maçons, musiciens, comédiens, paysans, écrivains, costumiers, décorateurs, commerçants, éclairagistes, peintres ou plasticiens, nous partageons la même passion pour jouer de ce qui nous sépare.
« Sorry ! » C'est ce que l'on dit quand la dissemblance est trop flagrante. Qu'on se retrouve inadapté, malgré la meilleure volonté, au point de provoquer un choc. Pardon. C'est au cours d'une improvisation où ce mot revenait incessamment qu'est née la gageure de ce nouveau spectacle.
Nous sommes trois compagnies. Le Footsbarn, le Cirque Werdyn et les Fusains. Trois familles. Trois générations. Trois castes. Trois cercles. Et ce que nous ferons ensemble parlera de tout ce qui nous divise et qui nous rend si riche. Nous sommes trois compagnies et nous ferons au centre d'un cercle de spectateurs, un spectacle de toutes nos directions contraires. A la croisée de regards qui convergent, nous irons au bout de nos divergences.
« Sorry ! » est le nouveau projet porté par le Footsbarn Travelling Theatre, et qui prendra la route en 2010.

« SORRY ! » SYNOPSIS
Un grand compositeur vient de mourir, ce soir ont lieu les funérailles.
L'instant est solennel, plein de dignité et de recueillement.
Le public entre et s'installe pour assister au dernier hommage rendu à leur ami et maître par un trio classique, accompagné par un chanteur.
Sur la piste, le cercueil du maître et son buste commémoratif.
Trois croque-morts sont les maîtres de cérémonie.
L'hommage est d'une gravité irréprochable, d'une émotion forte.
On cite Shakespeare, Goethe; l'orchestre joue du Schubert. On respecte une minute de silence.
Et tout à coup, une interruption : un coq noir arrive à toute volée et se pose près du cercueil.
Il est confisqué aussitôt par les maîtres de cérémonie.
L'orchestre reprend l'ouverture. Mais quelle surprise : un cheval blanc vient l'interrompre.
On le fait sortir.
Mais stupéfaction : ce n'est pas fini. Un tracteur entre avec grand bruit.
Le chauffeur et son assistante semblent sincèrement navrés.
Ils s'excusent poliment avec un grand « Sorry ! » et repartent.
Mais consternation : ils reviennent une nouvelle fois, préparer le mariage qui va avoir lieu ici même aujourd'hui même. Une erreur ?
Les deux parties négocient et se mettent d'accord pour partager la piste...et le public.
La cohabitation ne dure pas longtemps; la fête du mariage prend petit à petit le dessus : un cheval, deux chevaux, des enfants, d'autres animaux, un orchestre tzigane, une pièce de théâtre récitée par des clowns. Un temps, on croit à la victoire de la fête.
Mais les maîtres de cérémonie réagissent : la coupe est pleine.
Pierre Byland - Mars 2009

LE FOOTSBARN
Fidèle à sa vocation – la propagation de l'art à travers une forme de spectacle vivant joyeuse, généreuse exigeante, intemporelle et cosmopolite – le Footsbarn Travelling Theatre a connu, depuis sa dernière implantation à la Cartoucherie de Vincennes en janvier 2008, deux années pleines de voyages et de rencontres.
Les deux spectacles présentés en 2008 ont tourné sans relâche sur les routes d'Europe. L'Homme qui Rit : plus de 70 représentations en France, entre villes et villages, réunissant au total près de 18.500 spectateurs. Le Songe d'une Nuit d'Eté : près de 120 représentations en France, en Irlande, en Ecosse et en Angleterre; réunissant plus de 30.000 spectateurs. Au festival d'Edinburgh, le Footsbarn a reçu un prix: “le Total Theatre Award 2008 for making a significant contribution to physical and visual theatre”.
Parallèlement, la compagnie a mis en œuvre un des projets les plus émouvant de son histoire. En effet, à l'invitation de Dominique Droomgole, directeur du Shakespeare's Globe Theatre, le Footsbarn a eu la joie d'occuper les murs du Globe, théâtre où Shakespeare a écrit et mis en scène chacun de ses spectacles.. Flanqué au bord de la Tamise entre un musée et deux restaurant. Une arène magnifique où les spectateurs peuvent venir voir une pièce pour 5 euros s'ils acceptent de rester debout. 1.500 spectateurs par représentations sur trois étages. Le Footsbarn y reviendra deux fois : une première fois en mai 2008, pour cinq représentations; une deuxième fois en décembre 2009, pour 20 représentations d'une fête réunissant autour d'eux des artistes aussi prestigieux que les Colporteurs, Branlo et Nigloo, Clémence Massart ou Nola Rae.
Enfin, depuis 2008, le Footsbarn a entrepris la longue tâche de transformer son camp de base, dans l'Allier, en un véritable lieu de rencontre, habité d'un projet artistique fort, implanté à la fois localement et inernationallement. La Chaussée, appelée à devenir à terme un lieu d'enseignement et de transmission, accueille désormais, outre des compagnies en résidences, des spectacles, un ciné-club et des stages. Ces derniers, destinés à un public mêlé d'amateurs et de professionnels, permettent à des professionnels venus du monde entier et partageant la même vocation que le Footsbarn, de dispenser un enseignement pratique de leur discipline ou de leur spécialité.

Pourquoi l'Epée de Bois ?
S'il existe un endroit, à Paris, qui partage avec le Footsbarn la tradition d'un théâtre populaire et tourné vers ses spectateurs, c'est bien la Cartoucherie de Vincennes.
Le Footsbarn s'y est implanté à trois reprises. A trois reprises le chapiteau rouge et blanc.
En 2010, c'est accueilli par le magnifique Théâtre de l'Epée de Bois que la compagnie internationale va présenter sa dernière création.
Lors de l'implantation 2008, une amitié solide est née entre les deux troupes. Même vocation. Même dédication aux spectateurs. Même souffle d'autonomie. Même désir de persévérance. Même exigence artistique. Et un ce théâtre superbe, patiemment restauré au fil des années par les membres mêmes de l'Epëe de Bois... Les passerelles étaient innombrables. Le coeur battait déjà. Il a suffit de laisser faire pour que la rencontre ait lieu.
C'était aussi le moyen, pour le Footsbarn, de prouver que ses spectacles, mêmes s'ils étaient conçus pour le chapiteau, pouvaient se glisser dans d'autres lieux, pourvu que le projet parle haut.
Le Footsbarn en salle ? Ça ne dit pas : « Footsbarn en cage ». Au contraire.
Le Footsbarn est toujours en liberté.

PRESENTATION DES COMPAGNIES associées
LA COMPAGNIE DES FUSAINS
Enseignant chez Lecoq et co-fondateur du CNAC, Pierre Byland est une figure tutélaire du clown moderne. En 1981, il fonde avec sa femme, Marieke Schnikter, la compagnie des Fusains. Ensemble, ils mèneront plus loin ce travail sur le rire, le burlesque et l'absurde. Ils fondent également le Burlesk Center à Cavigliano en Suisse d'où ils continuent leur activité de transmission tout en continuant leur travail de mise en scène pour de nombreuses compagnies italiennes, suisses, allemandes et françaises.
LE CIRQUE WERDYN
Depuis 18 ans, la famille Werdyn transporte des spectacles qui se veulent une forme de témoignage des origines du cirque équestre européen. Sans subventions, cette compagnie familiale tourne sans relâche ses convois extravagants, sa musique entêtante et sa ménagerie singulière. En proposant des numéros qui datent de l’époque où le cirque est né, Chrisophe, Marie et leurs deux filles racontent l’histoire de leurs ancêtres Tziganes.

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