Hans Handersen : de « La petite fille aux allumettes » à la naissance d'un opéra-conte pour deux voix.
Hans Handersen naît en 1805 dans une famille pauvre au Danemark.
Enfant très tôt livré à lui même, il sera un écrivain précoce. Encore plus précocement pourtant, c'est à
la musique qu'il se destinait : à 15 ans, le jeune homme part à Copenhague pour tenter sa chance et
devenir chanteur d'opéra !
Refusé par ce milieu, il perd sa voix et renonce ainsi à son premier rêve.
Comme "la petite fille aux allumettes", il retourne à la réalité, celle de la pauvreté dans laquelle il a
grandi, et dans laquelle avait aussi vécu sa propre mère, dont l'enfance inspirera directement ce conte.
Dans l'opéra conte, ces deux univers – celui de la rue et de son cortège de misères, celui de l'opéra
brillant et somptueux – s'affrontent et se rejoignent au travers des deux voix.
La voix de soprano lyrique, voix aiguë, agile et virevoltante, incarne à elle seule l'opéra et son monde
: celui d'un art raffiné, se déployant sur d'immenses scènes, dans des salles de velours rouge et de
bois dorés, celui de ce "bel canto" qui enchanta le dix-neuvième siècle...
La voix traditionnelle, grave et sombre, porte en elle la dure réalité de ces misères que le dix-neuvième
siècle incarnait également : voix de celles et ceux qui travaillaient la terre et qui, épuisés par
d'harassantes journées, chantaient leurs rêves, leur pauvreté et leurs espoirs...
Le piano, instrument polyvalent et évocateur de toutes les musiques fait le lien entre ces deux univers.
Ces deux voix, celles de Chloé et Noëmi Waysfeld, sont ici celles de deux soeurs, dont les ancêtres
travaillaient la terre dans ces pays au climat rude de l'Est de l'Europe... au début du siècle dernier.
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