Théâtre Du 21 au 24 mai 2026
VILLA DOLOROSA
de Rebekka Kricheldorf
Trois sœurs, trois anniversaires, une villa qui s’effrite. En transposant Tchekhov dans notre époque, Rebekka Kricheldorf signe une œuvre aussi drôle que désespérée.
Dans ce salon bourgeois où le temps semble suspendu, nous découvrons des êtres cultivés jusqu’à la paralysie, conscients de leur condition mais incapables de s’en extraire.
Le spectateur devient complice de ces rituels où l’on parle sans agir, où les velléités de changement se heurtent à l’attrait secret de l’immobilisme. Quand des éléments extérieurs viennent perturber cet équilibre fragile, l’ambivalence des personnages éclate au grand jour.
Des parents cultivés et russophiles ont donné à leurs enfants, outre le goût de l’art, des prénoms tchekhoviens. Irina, l’éternelle étudiante qui traîne en pyjama, est la cadette, entre Olga, enseignante et rationnelle, et Macha, la benjamine, qui s’échappe quotidiennement d’un mariage tiède en traversant la rue pour rejoindre la maison familiale, ses sœurs et son frère Andreï, qui n’en finit pas de peaufiner son futur livre. Projet plus que jamais relégué au second plan car il est tombé amoureux.
L’arrivée de Janine, la copine, si elle provoque une série de décalages, apporte un souffle neuf, un sens certain des réalités. Et puis il y a Georg, ami d’Andreï, visiteur assidu de cette villa où il trouve l’air et la fantaisie dont le prive son existence engluée entre une femme suicidaire et une carrière dont la banalité le désole.
Année après année, rien ne change, les anniversaires sont invariablement gâchés. La famille s’agrandit, le temps coule, les mots resurgissent, comme les maux, triviaux et métaphysiques.
Car on parle, et beaucoup, entre les murs de la Villa Dolorosa – figurés dans une sorte d’opulence dépouillée. On se dit tout, sans filtre et sans tabou, entre les membres de la famille Freudenbach (ruisseau de joie, littéralement). Tout. Avec une franchise exubérante et mélancolique, une férocité terrible parfois. Avec surtout un amour qui, pour cruel qu’il soit, déborde de partout.
| De | Rebekka Kricheldorf |
| Traduction | Leyla-Claire Rabih et Frank Weigand, aux Éditions Actes Sud |
| Mise en scène | Mario Aguirre |
| Avec | Anna Bajger, Carola Urioste, Isaline Paris, Rebeca Maher, Mario Aguirre et Xavier Kutalian |
| Production | Compagnie Spirale |
Le dispositif scénique ne permet malheureusement pas d’accueillir les retardataires.
Durée 1h35
Du jeudi au samedi à 21h
Samedi et dimanche à 16h30
Tout public
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Tarifs :
24 € Plein Tarif
18 € Tarif Réduit 1
Seniors (plus de 60 ans), enseignants, habitants du XIIe arrondissement et de Vincennes, carte Cezam, membres SACD.
14 € Tarif Réduit 2
Étudiants (moins de 30 ans), demandeurs d’emploi, intermittents du spectacle, Carte Loisirs, Pass Culture 12, personnes en situation de handicap et son accompagnateur.
12 € Tarif Réduit 3
Enfants (moins de 15 ans), minima sociaux et groupes scolaires
Pass :
60 € : 4 places
96 € : 8 places | pour assister au moins à deux spectacles
120 € : 12 places | pour assister au moins à trois spectacles
Théâtre Spirale
105 Avenue Aristide Briand
92 120 Montrouge
07 53 96 76 01
spiraletheatre@gmail.com


