Archives pour la catégorie se joue en Juin 2024

ATELIER D’ÉCRITURE

ATELIER D’ ÉCRITURE

Présentation /Programme /Prix

A qui s’adresse-t-il ?
A tous ceux et celles qui ont envie d’écrire et qui ne savent pas comment s’y prendre, comment commencer. Et aussi à ceux et celles qui écrivent déjà et qui parfois éprouvent l’angoisse de la « page blanche » et se trouvent en panne d’inspiration .

Il ne s’agira pas d’explorer un genre d’écriture spécifique (par exemple le théâtre), mais d’aborder le fait d’écrire avec exigence et sans angoisse, de façon ludique, au moyen de quelques exercices littéraires, du corps en mouvement dans l’espace, de quelques outils techniques.

« Tout bouge », disait Jacques Lecoq, mon maître, fondateur et pédagogue de son École Internationale de Théâtre et Mouvement. L’atelier s’inspire de son enseignement : l’univers bouge, nous bougeons, la vie est mouvement. L’inspiration est nécessaire mais pas suffisante.

Et quelles sont les sources de l’inspiration ?

Au cours de ces deux journées bien remplies, je propose d’en explorer trois :

      L’observation de ce qui nous entoure (le quotidien, l’espace, les objets…)

      Le monde (la société)

      Le rêve (moi, mon imaginaire, la force de l’inconscient)

Tout en observant trois principes de base qui peuvent aider à développer sa singularité, son écriture personnelle :

      L’inattendu

      Le concret

      L’efficace

Les séances se composent d’un va-et-vient entre la table d’écriture et l’espace où  bouger.

Il ne s’agira pas d’un « échauffement corporel », mais d’une manière de pratiquer et d’observer des dynamiques  des corps dans l’espace au service de l’écriture. Le corps en mouvement ouvre un champ poétique inattendu. On n’écrit pas uniquement avec sa tête, mais bien avec l’engagement de tout son corps, de tout son être : corps, cerveau, émotions.

A la table je proposerai des exercices littéraires variés et ludiques, sorte d’entraînement avant que chacun écrive un texte (ou plusieurs) de son choix.

Dans quel but ?
Celui de trouver du plaisir dans le fait d’écrire, en connaissance de nos possibilités et dans le partage de quelques outils techniques nécessaires au développement d’une écriture singulière, exigeante et imaginative.

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Programme

Dans ces deux jours le travail sera intense, sollicitant le corps et la tête.  Je proposerai :

1- Des exercices dans l’espace, en mouvement, parfois tous ensemble, parfois en alternance : certains bougent et d’autres écrivent à partir de ce qu’ils observent.

2 – Des exercices littéraires variés et ludiques, tels que  :
Les listes (chères à Georges Perec)
Des récits à décliner  en plusieurs modes (dramatique, comique, interrogatif, ironique, étonné, etc)
Des portraits
Des descriptions à partir de l’observation attentive
Des textes  qui font parler des parties du corps
De courts monologues
Des dialogues, s’inspirant parfois des mouvements impliquant deux personnes

3- Un temps pendant le matin et l’après-midi de chaque jour sera consacré à l’écriture personnelle. Chaque participant écrira un texte sur un thème de son choix, qu’il partagera en lecture avec les autres. On commentera ensuite, en tenant compte des préceptes énoncés dans l’atelier (l’inattendu, le concret, l’efficace). On pourra le retravailler en vue de le rendre plus pertinent, singulier, intéressant. En un mot, l’améliorer si nécessaire.

Nous pourrons si l’on veut,  garder un petit temps  le dimanche en fin d’après-midi pour des questions, commentaires et retours à propos de l’atelier.

IDIOTIE – SPECTRES – PALAIS

IDIOTIE  –  SPECTRES –  PALAIS

3 PROPOSITIONS
Il y aurait un lien entre ces trois propositions : ce serait l’écriture.

Comment l’Histoire s’incarne ?
En suivant les traces laissées par celles et ceux qui ont accepté la vocation d’écrire -à travers les siècles, à travers notre siècle- nous tenterons nous aussi, pas à pas, de nous écrire…de nous écrire une histoire.

Pierre GUYOTAT et Charlotte DELBO sont toujours parmi nous : disparus si récemment (elle en 1985 et lui en 2019) que la chaleur de leurs souffles nous environne avec l’air que nous respirons. Les ombres qu’ils côtoyèrent  nous parlent par leurs voix, aussi distinctement qu’elles criaient à leur oreille.
 » À la lueur de nos palais brûlants « : paroles d’Andromaque rappelant à Céphise le saccage de Troie … Et le feu nous en parvient encore, comme d’un foyer de notre mémoire commune.

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16 au 19 MAI
IDIOTIE  (Pierre Guyotat)
Je serai seul, avec ce fragment d’autoportrait d’un écrivain à son début, qui est aussi, inséparablement, le chant meurtri de notre moderne humanité.

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23 au 26 MAI 
SPECTRES ( d’après Charlotte Delbo).
En compagnie de Jany GASTALDI, étoile de notre théâtre, nous  prélevons quelques fragments dans les pages d’une femme au destin hors du commun, à qui l’écriture, le théâtre, auront donné de survivre à la traversée des camps de la mort.

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30 MAI au 2 JUIN 
PALAIS (Rilke, Hölderlin, Pessoa, Woolf, Gertrud Kolmar, Constantin Cavafy, Louise Glück, Ilarie Voronca, Antonio Machado, Henri Michaux, Tomas Tranströmer, Jean Racine…).
Un chœur : musiciennes et musiciens, actrices et acteurs, nous écrivons comme autant d’étoiles survenues sur le théâtre au hasard des rencontres, une fragile et douce cosmologie. Poèmes, chansons, paroles perdues… Palais d’un jour.
« Parce que sur eux les souffles du ciel se penchent »…

À L’ÉPÉE DE BOIS 
3 propositions, 3 esquisses, dans l’espace lumineux et nu de la très belle salle-en-bois.
3 moments que je veux partager avec le public dans le cours changeant de leur élaboration.
3 mouvements peut-être, pour faire le portrait
de quelques figures aimées, lointaines ou très proches.

Matthieu Marie

Avec : Sabianka Bencsik, Marc Berman, Stephen Butel,  Valentine Catzéflis, Jany Gastaldi, Mahdokht Karampour,  Matthieu Marie, Elâ Nuroglu, Shahriar Sadrolashrafi, Thibault Saint-Louis, Mathild Schaller, Stéphane Valensi, François Veilhan, Jonas Vitaud…

EXPLOSIF

EXPLOSIF raconte l’histoire d’une génération en crise, cet âge fragile qu’est l’adolescence, avec ses rêves et ses doutes, ses joies, ses histoires de cœur, ses rivalités, ses déceptions. Mais aussi l’amitié et les premières amours, les rapports de pouvoir entre camarades de classe, le harcèlement scolaire, le désir de popularité.
Élise Wilk propose une réécriture très libre, intelligente et dynamique de la célèbre tragédie grecque Les Bacchantes d’Euripide. La cité devient un lycée d’aujourd’hui où l’arrivée d’un nouvel élève, Denis, élève brillant, mais indiscipliné, provoque des turbulences et des désordres de plus en plus exacerbés. Denis est un Dionysos, c’est l’envahisseur, le libérateur, coupable idéal de la perte de l’innocence. Penthée, le roi de Thèbes, devient ici le délégué de la classe, il refuse de vouer un culte à la nouvelle idole du lycée. Agavé est maintenant la psychologue de l’école.
Élise Wilk excelle dans l’art de dépeindre la condition adolescente contemporaine. Ses personnages tentent de se débattre dans un environnement scolaire hostile, où règne la division entre bandes, l’agressivité et des relations familiales toxiques. Dans EXPLOSIF, elle ausculte avec beaucoup de finesse et de tendresse les incertitudes, les rêves et les craintes inhérentes à cet âge tout en proposant une réflexion lucide et poignante sur les effets de l’autorité, de la pression de la performance scolaire et du manque de communication dans la famille sur l’équilibre fragile des adolescents.
Entre mythe et contemporanéité, Élise Wilk tisse sa trame autour de quatre protagonistes : Penthée, fils soumis et élève modèle ; Agavé, qui de psychologue scolaire va devenir victime et matriarche agonisante sacrifiant son propre fils Penthée ; Denis, dieu contemporain révolté et idole pop-rock du lycée ; le Proviseur, peu à peu annihilé et soumis au maléfique Denis.
Personnalité dominatrice, tyrannique et explosive, Denis met en branle une mécanique infernale, manipulant ses victimes, ensorcelant camarades et professeurs. Un destin implacable conduira les personnages à leur perte. Seul Penthée tente de se soustraire à ses griffes, à son propre détriment, il deviendra de plus en plus isolé, désespéré, vulnérable jusqu’à commettre l’irréparable : le suicide.
Avec sagacité, Élise Wilk orchestre un chœur de lycéens qui vivent comme dans les films et qui ont assimilé tout un tas de représentations culturelles qu’ils ne remettent jamais en question.

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La presse en parle

LA TERRASSE
« Explosif » crée une polyphonie originale et inventive qui lui confère une portée universelle. Une partition faite de mots et de musiques composées par Eric Slabiak qui propose une réflexion lucide et poignante sur les effets de l’autorité, de la pression de la performance scolaire et du manque de communication dans la famille
Manuel Piolat Soleymat

L’AVANT-SCÈNE THÉÂTRE
Une pièce d’une beauté saisissante qui nous prend aux tripes, car elle s’appuie sur une vérité sociale que l’on ne peut que reconnaître. Le mal de l’école, condensé aigu de toute une société. La rébellion, la manipulation, la fascination, l’effet de groupe, la solitude, le narcissisme et l’égarement des parents, tout cela est abordé sur un air de musique pop et le modèle d’une tragédie antique.

RADIO VAUCLUSE
L’avant-garde du théâtre roumain dans une mise en scène inventive, drôle et émouvante. Des interprètes talentueux au service d’une dramaturgie moderne sur le harcèlement scolaire.
Michel Flandrin

LA REVUE SCÉNARIO
Sur la scène du théâtre Le Petit Louvre, Explosif, spectacle d’après un texte d’Elise Wilk, part lui aussi d’une histoire sur l’adolescence dans un lycée d’aujourd’hui, et on pourrait invoquer ici aussi le thème général du harcèlement, un sujet souvent évoqué aujourd’hui, phénomène insidieux et amplifié par les réseaux sociaux. … Le spectacle signé par Lisa Wurmser, qui a découvert la pièce grâce au réseau Eurodram, a du rythme, de la couleur et toute l’énergie captivante d’une jeune équipe, avec plusieurs comédiens, qui savent tous jouer, chanter et danser… Explosif reste vraiment une parenthèse de lumière et de grâce, malgré ses moments plus durs, de drame ou de lucidité, dans ce festival qui a un certain goût pour la sinistrose. Joué dans une salle non loin de la Place de l’Horloge et du Palais des Papes, le Petit Louvre, le spectacle a réuni un public nombreux, attentif et réceptif… Une explosion de théâtre jeunesse pleine de promesses.
Mireille Patureau

TO SEE OR NOT TO SEE
Des comédiens formidables, un très beau texte sur la jeunesse, une mise en scène mêlant théâtre et chant…. C’est beau, drôle, émouvant, profond.
A ne pas rater.
A.L

LE MISANTHROPE

En écrivant Le Misanthrope, Molière s’était lancé un défi ; il voulait réussir à représenter un homme entier, solitaire, totalement sincère, sans compromis et le confronter à une société contemporaine superficielle pleine de faux-semblants, aveugle et hypocrite, en besoin perpétuel de reconnaissance et incapable de donner un sens profond à son existence. Avec un Alceste amoureux, passionné, perdu, désespéré, sans repère, l’auteur cherche un chemin possible de salut pour l’homme. Faut-il partir vivre dans un désert, loin des hommes ou bien simplement se frayer un chemin entre ses frères et choisir un juste équilibre comme Philinte et Eliante ? Certes, il condamne Célimène à la fin mais ne nous donne pas de réponse. La vérité est-elle bonne à dire ? Quel pouvoir lui donner ? Que peut-on faire face à elle ? Et que peut notre homme face à nos travers, face à nos vices, face à l’amour et à la passion ? Molière cherchera toute sa vie, comme notre Alceste, « une » vérité dans un monde, son monde, condamné et broyé par le doute. Au contact de notre héros « donquichottesque » toute personne se heurte, se révèle comme face à un miroir brut qui ne mentira et ne trichera jamais : la vérité provoque et réveille l’autre, le fait sortir de lui même, de sa « zone de confort ». A la fin, malheureusement, le résultat est catastrophique : sans masque et en quelque sorte sans mensonge social, l’homme est une fatalité pour l’homme… et finalement ne peut aimer son prochain. Molière nous oblige à réfléchir sur l’art complexe du compromis afin de pouvoir vivre sereinement ensemble, en société et surtout avec l’être aimé, qui, comme Molière nous l’apprend, peut être notre contraire : Alceste est l’opposé de Célimène. Elle est tout ce qu’il déteste mais il l’aime passionnément.
Cette œuvre immense est à l’image de mon théâtre rêvé, fantasmé : un théâtre d’incarnation qui tend un miroir grossissant, tranchant, sans artifice au spectateur, à l’être humain. Par cette grande histoire et notre interprétation incarnée des personnages, je souhaite que le spectateur sorte de la salle ébranlé par ce qu’il a vu : une vision sans compromis de son époque.
Œuvre magistrale, pièce admirablement composée, à l’équilibre parfait entre comédie et tragédie, riche en rebondissements. Le Misanthrope n’a pas pris une ride et 400 ans après, est toujours à l’image du monde d’aujourd’hui. Manifeste social, politique et rêve de l’auteur, cette œuvre est et restera une pièce qui illumine ma vie de comédien et de metteur en scène, l’histoire d’un homme tendu vers la vérité et l’amour sincère mais harcelé par l’hypocrisie ambiante. Pour Molière le constat est amer : la bonté et l’amour ne sauveront jamais le monde et la vérité encore moins… Ne serait-ce pas lui le misanthrope ?

Thomas Le Douarec

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La presse en parle

« Le Misanthrope 2.0 fait le buzz… La mise en scène de Thomas le Douarec donne à son « Misanthrope » une dimension contemporaine, avec une troupe à la fougue enivrante… Tout le monde en parle, tout le monde veut le voir… les standings ovations s’y enchaînent… Une modernité des plus pertinentes… Un spectacle intelligent et d’une grande beauté. »
FRANCE INFO CULTURE. Jacky Bornet

« Notre coup de coeur… Après l’Idiot et le Portrait de Dorian Gray, Thomas le Douarec réitère l’exploit de revisiter le Misanthrope… Une vraie performance. »
LA PROVENCE. Jacques Charmasson

« Portée par 8 comédiens justes, talentueux et pleins d’énergie, cette pièce revisitée, entre rire et émotion est d’une étonnante modernité… Merci à Thomas le Douarec pour ce Misanthrope du XXIème siècle. »
LE VAUCLUSE – LE DAUPHINE LIBERE. Dominique Parry

« Rock, Glamour, connecté et rageur… Tout nous a séduit… Jean- Charles Chagachbanian est excellent… Le Misanthrope 2.0 endiablé…Bravo ! »
L’OEIL D’OLIVIER. Marie Céline Nivière.

« La Mise en scène de Thomas le Douarec est formidable aussi comique qu’atrabilaire, standing ovation… Les comédiens sont absolument formidables… On rit sans pause. »
TOUTE LA CULTURE.COM

« En cette année des 400 ans de Molière, Le Douarec (Le Portrait de Dorian Gray, L’Idiot…) revient en force ! (…) Un immense merci à l’ensemble des 8 comédiens pour ces deux heures inoubliables. »
SELECTION SORTIES

« Une transposition brillante et moderne qui fonctionne parfaitement avec le texte de Molière »
FRANCE 3

« Une pièce remarquable, admirablement bien servie qui va faire parler d’elle… Jean Charles Chagachbanian illumine la scène. Une vision moderne, décalée, déjantée et sans scrupule mais si drôle. … Une belle claque aux classiques. »
REGARTS. Fanny Inesta

« Si vous avez des adolescents, vous devez absolument les emmener voir ce Misanthrope. Molière aurait pu l’écrire hier. »
LES NOCTAMBULES D’AVIGNON. Vincent Pasquinelli.

PIRANDELLO SUITE

Pirandello Suite est un spectacle composé de trois pièces courtes, trois chefs-d’œuvre du maître sicilien Luigi Pirandello : Le brevet de sorcier, L’imbécile et La fleur à la bouche.

Dans le premier, Rosario Chiarchiaro, rendu fou par l’exclusion sociale, exige une licence, une sorte de brevet qui sera pour lui la reconnaissance de son présumé pouvoir de sorcier. Il se retrouve face au juge André, convaincu sérieusement que la malchance n’existe pas, mais Chiarchiaro est d’un tout autre avis.

Dans L’imbécile, Leopoldo Paroni est le directeur d’un petit journal de province qui n’hésite pas, via son journal, à diffamer ou souhaiter la mort de ses adversaires politiques. Quand il reçoit la visite d’un vieil ami un soir de grande agitation en ville, il est loin de s’imaginer que ses mots se retournent contre lui-même.

Dans le dernier volet de cette trilogie, l’action se passe une nuit d’été dans le bar d’une petite gare sur la côte sicilienne. Un homme qui a raté son train est entraîné dans une conversation troublante par « L’homme à la fleur à la bouche ». Petit à petit, celui-ci dévoile un fatal secret, un tremblement de terre intime, sous l’humour et l’élégance distanciée d’un homme affable.

Les pièces sont jouées en italien surtitré, ce qui permet aux spectateurs de découvrir la richesse de la langue et de la culture italiennes tout en appréciant ces chefs-d’œuvre intemporels.