Théâtre contemporain Du 25 février au 7 mars 2027
HILDA
De Marie Ndiaye
Hilda. L’histoire d’une femme qu’on ne voit jamais, qu’on n’entend pas, qu’on ne rencontre jamais. Une héroïne dont on parle en permanence mais dont on ne sait rien. Les autres pensent pour elle, choisissent pour elle. Elle est le fantasme de tous.
On croit avoir à faire à une pièce sociale sur la lutte des classes, sur la place de la femme… Le propos est là, certes mais petit à petit une autre perception arrive plus profonde, plus souterraine.
On entre dans la pièce avec légèreté, avec sourire et petit à petit, sans s’en apercevoir une machine infernale se met en place, nous broie. Plus aucune issue n’est possible. L’architecture de cette pièce est implacable. On perçoit progressivement la partie trouble, inquiétante des personnages, les méandres de l’âme humaine, nos fêlures, notre relation au pouvoir, notre besoin de domination, nos aliénations intimes, notre vampirisme, notre folie.
Dans ce conte, la monstruosité fait partie de notre « humanitude ». Elle est à la fois contemporaine, quotidienne, bourgeoise, elle fait partie de nous, dans une totale évidence.
Mme Lemarchand a besoin d’une femme de peine. Ce sera Hilda. Mme Lemarchand la veut pour le ménage, pour son service, pour ses enfants. Le seul nom d’Hilda l’envoûte, la fascine. Elle la veut pour elle seule, totalement, entièrement. Mme Lemarchand n’a pas l’intention d’exploiter Hilda, ni même de la regarder comme sa bonne. Mme Lemarchand est une femme de gauche. Elle veut éduquer sa servante, la former à la chose politique, lui apprendre à penser. Il lui faut aussi l’amitié d’Hilda, toute la vie d’Hilda et l’illusion d’une égalité possible. Comment supporter, sinon, d’être servie ? Marie Ndiaye aime jouer avec la cruauté des situations quotidiennes. Elle les mène jusqu’aux limites du supportable. En ces tréfonds, le réalisme flirte avec le fantastique : la fascination devient envoûtement, la domination vampirisme, le cocasse terrible.
| Autrice | Marie Ndiaye |
| Mise en scène | Emmanuel Ray |
| Avec | Mélanie Pichot, Fabien Moiny, Aude Béars |
| Création lumières | Marco Hollinger |
| Création son | Tony Bruneau |
| Production | Théâtre en Pièces |
En coproduction avec Théâtre de Chartres - l’Atelier à Spectacles - Scène Conventionnée d’Intérêt National de l’Agglo du Pays de Dreux Soutiens : Centre Dramatique National de Tours – Théâtre Olympia / Scène O Centre / La Ligue de l’enseignement d’Eure-et-Loir / Jeune Théâtre National / La compagnie du Théâtre en Pièces est conventionnée par la Ville de Chartres, conventionnée par le Conseil départemental d’Eure-et-Loir, subventionnée par le conseil régional Centre-Val de Loire, par la DRAC Centre-Val de Loire.
Du 25 février au 7 mars 2027
Les jeudis, vendredis, samedis à 21h
Les samedis et dimanches à 16h30
Tout public à partir de 13 ans
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Tarifs :
24 € Plein Tarif
18 € Tarif Réduit 1
Seniors (plus de 60 ans), enseignants, habitants du XIIe arrondissement et de Vincennes, carte Cezam, membres SACD.
14 € Tarif Réduit 2
Étudiants (moins de 30 ans), demandeurs d’emploi, intermittents du spectacle, Carte Loisirs, Pass Culture 12, personnes en situation de handicap et son accompagnateur.
12 € Tarif Réduit 3
Enfants (moins de 15 ans), minima sociaux et groupes scolaires
Pass :
60 € : 4 places
96 € : 8 places | pour assister au moins à deux spectacles
120 € : 12 places | pour assister au moins à trois spectacles
Théâtre en Pièces
Abbaye Saint-Brice
2 Rue Georges Brassens 28000 Chartres
02 37 33 02 10
theatre-en-pieces@wanadoo.fr














