SPECTACLE MUSICAL Du 28 janvier au 21 février 2021

MON ÂGE D’OR

De Natalie Akoun

SALLE STUDIO
Crédit photo : Patricia Franchino

La Presse en parle 

Une fée de poche qui vous prend par le bout du cœur
L’Humanité / Jean-Pierre LEONARDINI

Accompagnée par le pianiste Vincent Leterme et le violoniste Laurent Valero, cette tanagra blonde fait de chaque spectateur son intime. Avec légèreté et trois petites notes de musique, elle donne le secret de son bonheur : être fidèle à ses songes, à son enfance et à la scène. Jouez violons, sonnez crécelles.
L’Obs/ Jérome GARCIN

Et maintenant elle chante ! Sur le fil de la mémoire, des perles précieuse : des chansons qui l’ont marquée et qu’elle interprète de sa jolie voix, timbre touchant, précision de la moindre inflexion. Moment musical rare, chaleureux, rigoureux et extrêmement touchant.
Le Journal d’Armelle HELIOT

La dynamique est là, la puissance de l’évocation et la joie aussi…Le Théâtre, une fois encore…
Arts-chipels.com

Sans affectation, avec la juste mesure de théâtralisation qui sied à ce spectacle en chansons fort bien écrit et fort bien accompagné par Vincent Leterme et Laurent Valero, Natalie Akoun partage et transmet de belles émotions.
Froggy’s delight

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Du plus loin que je m’en souvienne, aller voir des spectacles de théâtre et aller voir des récitals de chanteurs me procuraient la même sensation : un désir fou brutal et immédiat de partager la scène avec eux.  Être à ma place de spectatrice était insupportable, plus ce que je venais de voir sur scène était beau, plus mon émotion artistique me plongeait dans une sorte de tristesse dont je ne savais que faire, ma vraie vie me semblait fade tout à coup, insupportablement fade, et la vie dont je rêvais (comédienne ou chanteuse) me paraissait inaccessible. Je regardais par la fenêtre du grand salon l’affiche de Michel Fugain et le big Bazar, affiche qui a longtemps recouvert un chantier juste en face de l’appartement où j’ai grandi, je connaissais tous les visages de cette affiche dans les moindres détails, voir tous ces artistes aux cheveux longs, aux habits colorés me faisait basculer ailleurs, je rêvais de partir sur les routes et de travailler sans relâche, déjà toute petite je rêvais d’avoir une vie de saltimbanque…(« Saltimbanque » de Maxime Le Forestier fait partie des dix-huit chansons que je chante dans le spectacle).
Les émissions de variété était notre rituel familial du samedi soir avec ma sœur et ma grand-mère pendant que mes parents allaient au théâtre voir des spectacle de Vitez , Mnouchkine, Jean Pierre Vincent… Quand ils avaient adoré le spectacle ils nous y emmenaient le lendemain et le revoyaient avec nous. Le lieu qui a cristallisé tout cela a été La Cartoucherie de Vincennes, lieu miraculeux qui a traversé toutes les périodes de ma vie, où j’ai vu enfant et adolescente les plus beaux spectacles du monde, puis où j’ai joué plus tard, et où mes propres enfants ont tellement aimé nous voir travailler pendant qu’ils courraient et jouaient dans l’herbe. Et a aussi été le lieu de notre mariage !
Depuis longtemps j’avais envie de chanter. D’ailleurs dans toutes mes créations les séquences chantées et dansées sont nombreuses, mais jamais « à part », toujours imbriquées dans le texte… (Les Madones, Une histoire de clés, La femme aux sandales d’été).  Pour moi chanter au théâtre c’est continuer sa pensée quand on ne trouve pas les mots ou quand on n’a plus forcément conscience de ce que l’on ressent. Comme une boite noire au fond de sa tête.  Toutes les chansons que j’aime, qui m’habitent et m’accompagnent sont liées à un souvenir très personnel, à des vêtements particuliers (très important pour moi les vêtements, les coiffures que l’on porte en écoutant une chanson, ces détails-là me restent gravés à jamais et font corps avec la chanson).
Ce spectacle s’adresse à une personne que je ne connais pas, qui ne me connait pas, et pourtant comme par magie elle se sent immédiatement de ma famille , sent qu’elle a partagé les mêmes rêves, les mêmes doute, et comme moi a été surprise par la vitesse du temps.  Car plus un souvenir est personnel et détaillé, plus le spectateur y superposera son propre film. Tout au long du spectacle, et ceci dès la première seconde, le spectateur calque sa propre page qui se fond avec la mienne, une dimension universelle côtoie des tas de vies minuscules, c’est pour cela que les gens sont touchés en plein cœur.
Je l’ai éprouvé en le jouant . J’ai vu combien la simplicité du texte (rien n’est plus difficile que la simplicité) , l’extrême rigueur du travail musical avec Vincent Leterme , la façon dont les arrangements musicaux me portent et mettent en valeur ce projet,  la pureté de la mise en scène et l’authenticité de la démarche ont fait de ce spectacle un spectacle euphorisant, généreux, délicat, émouvant, chatoyant. Et gonflé.
Le regard du metteur en scène sur nous trois a donné à ce projet une couleur dont je n’avais pas idée en l’écrivant.  Olivier m’a poussé dans un registre humoristique qui m’était inconnu encore ,  je parle de l’invention théâtrale de toute la série de personnages qui ont jalonné ma vie, trouver une gestuelle pour chacun (membres de ma famille), un accent (une chanson de Renaud)… Dès le début du spectacle la convention qui illustre chaque personnage est d’emblée posée, d’où la jubilation de les retrouver au détour d’une situation, les spectateurs sont amusés et contents de reconnaitre chaque personnage juste à l’évocation d’une mimique ou d’un geste.
J’ai été confrontée à beaucoup de difficultés technique (passer du texte à la chanson dans la même tonalité en fait partie),  j’ai douté forcément, pendant que je travaillais sur le plateau je réfléchissais en même temps à l’écriture, à la construction, à un mot qui ne sonnait pas comme je voulais…  Le maitre-mot d’Olivier a été dès le début : jouer comme si j’invitais le public dans mon salon ou ma cuisine, bouger sur scène comme dans ma maison, ne jamais être en représentation, en un mot être libre, tout me permettre.  C’est cette vision qui a donné au spectacle une dimension réellement drôle, pétillante et touchante à la fois, et que le spectateur est en fusion avec moi dès les premier mots.
Dès le début du travail avec Vincent Leterme, j’ai été convaincue d’ une chose : je voulais qu’il soit un vrai partenaire de théâtre, pas qu’un accompagnateur. Notre entrée au début du spectacle où je m’adresse à lui en lui chantant « trois petites notes de musique » est une scène très cinématographique, douce, légère et profonde à la fois, pleine de charme. Dès son entrée une relation forte se crée entre nous,  cette complicité donne une puissance supplémentaire au spectacle, nous chantons même quelques chansons en duo… J’avais envie aussi que le piano soit très présent, que l’objet piano soit une réponse à la parole, au texte parlé. Musicalement comme physiquement. Ce piano devient même pour un bon moment ma petite chambre d’étudiante où un garçon peut entrer, reprendre en duo une chanson que je chante dans mon lit , ou pour me jouer un air de violon lorsque je vais m’endormir en apprenant mes scènes pour mon cours de théâtre (magnifique traversée de Laurent Valero au violon quand je suis endormie sur le piano). Le piano devient pendant deux chansons un petit théâtre à lui tout seul puisque je suis assise dessus comme un petit oiseau voulant rejoindre son petit poisson (« Un petit poisson ») chanson de Juliette Gréco),  puis allongée de tout mon long comme dans mon lit en chantant une chanson d’Anna Karina (« Jamais je ne t’ai dit »)
La participation de Laurent Valero est devenue de plus en plus importante au fil des répétitions,  au début il  m’a fait travailler le phrasé, le rythme…( le travail musical avec Vincent et Laurent se complétait tout en étant très différent), puis on s’est vite rendu compte avec Olivier qu’il fallait qu’il soit aussi sur scène, c’était évident.  Et cela donne des moments à trois qui tombent du ciel sans qu’on l’attende, où la magie déboule avec bonheur  grâce à nos trois corps dans l’espace, où nos trois présences ont du sens, où nos trois présences créent des images joyeuses et belles.
Ce spectacle ne parle que d’Amour et de Théâtre finalement.
Ma rencontre avec le Théâtre a une immense place dans la construction de ce projet, c’est un spectacle sur la naissance d’une vocation, d’un regard émerveillé sur l’état d’être artiste. Car être artiste est un état permanent, pas de cloison , tout fait Théâtre en somme…  Ce spectacle démarre sur ma première colonie de vacances où je participe aux veillées de théâtre des « grands » où je joue des petites scènes de théâtre et chante des chansons devant les autres enfants (« Trois petites notes de musique ») , et se termine par  mon entrée au Conservatoire de Paris (« Seuls au monde » de Julien Clerc),  en passant par les spectacles qui ont marqué ma vie.  Des spectacles auxquels je pense chaque jour, où la simplicité d’un choix de mise en scène peut ouvrir des portes sur tout « les possibles » sur un plateau. Quand on touche du doigt que tout est possible sur scène alors la vie devient très belle.
Enfin, ce spectacle est aussi une déclaration d’amour à Paris, où ma vie n’aurait évidemment pas été ce qu’elle est si j’étais née ailleurs. (Bien que  je commence et termine le spectacle par l’évocation de l’Algérie, d’où viennent mes parents Juifs Pied-Noir.)  C’est une longue déambulation dans le temps, de ma première fête de l’Huma  sur les épaules de mes parents en mangeant des hot-dog avec ma sœur, jalonnée de toutes les chansons qui m’ont accompagné, en passant par tous les quartiers de Paris où je me sens chez moi (à condition qu’ils soient au soleil !)
Ce spectacle, c’est comme si je le jouais et chantais à l’oreille de chacun, j’invite chaque spectateur à entrer dans ma vie dans maison dans ma tête, et chacun d’eux en ressort avec la sensation que je viens de leur parler d’eux, à eux, que je viens  de leur jouer et chanter leur histoire, avec pudeur humour et légèreté. Sans esbrouffe. Le spectateur nous suit dans cette belle histoire qui devient la leur, et passe sans arrêt de l’émotion au rire. Sans s’attarder sur l’émotion.

C’est une histoire de tendresse et d’amour inconditionnel. Une histoire toute en chansons .

Natalie Akoun

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Quand Natalie m’a dit il y a 3 ans : « je me mets au piano », j’aurais dû avoir la puce à l’oreille. Puis, il y un an quand elle a recommencé à prendre sérieusement des cours de chants avec Vincent Leterme, j’aurais dû me méfier…Puis quand elle a rencontré Laurent Valéro, j’ai senti que ça devait arriver.
Alors quand elle m’a dit ensuite qu’elle imaginait un spectacle plein de chansons finalement, je m’y attendais.
« Mon âge d’Or » (c’est donc le spectacle) était un machin bizarre, inclassable, fait de textes introduisant des chansons, ou le contraire, des chansons qui jalonnent l’histoire d’une femme qui raconte, pleine d’amour et de passion, son désir de théâtre, de musique, de vie d’artiste, accompagnée de deux musiciens. Et puis quand nous avons commencé à répéter, avec d’abord Vincent au piano, puis Laurent plus tard avec son violon, une évidence est apparue, il s’agissait d’une comédie musicale. Une comédie musicale où une femme nous faisait le récit d’une vie, simple mais remplie d’espoir et d’amour.
La scène : c’est chez elle, et dès lors, les musiciens ne sont plus des accompagnateurs, mais des personnages faisant partie de l’histoire. En convoquant ses souvenirs, en commençant à chanter seule, à cappella après avoir rangé quelques affaires, elle les invite et les entraine à participer à son récit, à devenir ses complices.
J’ai toujours pensé que les chanteurs n’avaient besoin que de leur corps comme décors, que seuls les éclairages étaient nécessaires à leur performance. Un peu comme les clowns, ou les solistes. C’est pour cela qu’en pensant la mise en scène nous avons décidé de nous passer de décors, à peine quelques éléments, un tabouret de couleurs différentes selon les époques (des périodes roses, jaunes, dorées), une valise, un porte manteaux, nous suffisent à imaginer le petit intérieur de cette femme…Et un piano demi-queue ! Un piano demi-queue sur un petit plateau, c’est un peu comme un éléphant endormi en lieu et place du mur séparant Pyrame et Thisbé : ça prend toute la place et ça ne bouge pas !
C’est donc lui le personnage central puisqu’il s’impose. On ne peut pas le cacher, alors il sera l’élément principal de l’espace. Il sera tour à tour lit, petite piaule, table, bar… Un petit théâtre en somme…Au gré des évocations. Eclairé avec finesse et talent par Pierre Peyronnet.
Quelquefois, des sons de villes, de métro, des voix marquantes se feront entendre. Ce sera la seule concession au son additionnel. Le reste des ambiances sonores sera musical et pris en charge entièrement par les musiciens.
Le travail le plus délicat a été celui de l’interprétation. Délicat non pas parce que difficile mais parce que nous recherchions une certaine délicatesse, une finesse en un mot un raffinement. Il fallait trouver une convention, un code de jeux qui permette la plus grande liberté possible pour passer du parler au chanter, du dialogue entre les musiciens et l’actrice et les adresses au public…Etc.  Nathalie s’est donc transformée en maçon au cours des répétitions, détruisant et reconstruisant en permanence ce fameux quatrième mur (que franchit allègrement au tout début Laurent et son violon en apparaissant du fond de la scène pour disparaître dans la salle ; comme un indice de ce qui va suivre). Cette liberté de l’artiste, c’est celle qui permet toutes les audaces.
J’ai insisté sur un point qui m’a semblé primordial : La légèreté.
L’écueil du récit de souvenirs est de tomber dans une mélancolie suscitant une émotion poisseuse. En écoutant Natalie (son personnage de fiction) chanter et jouer devant moi, je voyais une femme qui certes nous parlait de son passé comme d’un refuge,  mais pour s’en libérer. Et pour cela il fallait qu’elle s’amuse de son histoire, qu’elle en fasse une comédie où elle regarde derrière elle en souriant, qu’elle voit la jeune fille qu’elle était avec tendresse et amusement, pour que le miroir de sa vie qu’elle nous tend ne reflète pas un paradis perdu. Ainsi nous avons trouvé (je pense) le ton juste de la nostalgie jubilatoire qui libère, qui apaise, qui rend le présent plus léger. Et puis, si quelquefois une larme affleure au coin de l’œil, ce n’est pas un drame, c’est une manifestation physique du passé, la preuve que l’on partage avec le personnage les mêmes souvenirs. Et je pense modestement que l’histoire simple d’un individu simple, qui raconte simplement sa vie, et parce qu’il n’y a rien de plus difficile à réussir que cette simplicité, et bien lorsque ces ingrédients sont réunis, c’est notre reflet. Son histoire devient alors la nôtre et peut nous aider à comprendre qui nous sommes et ce que nous sommes.

 Olivier Cruveiller

Auteur Natalie Akoun
Mise en Scène Olivier Cruveiller
Avec  Natalie Akoun
Musiciens Vincent Leterme- Piano & Laurent Valéro - Violon et Flûte
Lumière Pierre Peyronnet
Régie Barthélémy Fortier
Production Compagnie Des Madones
Avec le soutien du Théâtre des Rendez-vous D'ailleurs, Label Rue du Conservatoire. 
Janvier 2021
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Durée : 1h30

Représentations :
Du 28 janvier au 21 février 2021
Relâche le 12 février
Du jeudi au samedi à 20h30
Samedi à 17h
Dimanche à 16h

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Tarifs :
22 €      Plein Tarif
17 €      Tarif Réduit 1
Seniors (plus de 60 ans), enseignants, habitants du XIIe arrondissement et de Vincennes, carte Cezam, membres SACD.
13 €      Tarif Réduit 2
Étudiants (moins de 30 ans), demandeurs d’emploi, intermittents du spectacle, Carte Loisirs, Pass Culture 12, personnes en situation de handicap et son accompagnateur.
10 €      Tarif Réduit 3
Enfants (moins de 16 ans) et groupes scolaires

Pass :
60 € : 4 places
72 € : 6 places
100 € : 10 places

COMPAGNIE DES MADONES

183 bis rue du Faubourg de la Poissonnière
75009 Paris

Relations avec la Presse
Catherine Guizard / 0660432113
lastrada.cguizard@gmail.com

Relations publiques
Catherine Cléret / 0649394379
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