« Combustions » nous plonge dans l’intimité secrète des lettres d’amour des écrivain.es s’adressant à leurs amant.es.
Rédigés sous le sceau de l’impérative nécessité, les mots écrits sous emprise passionnelle tremblent et grondent et déploient des harmoniques d’exception. Valeurs, civilité, bon goût, décence, moralité, sagesse, ce qui fait société disparait au profit de la démesure amoureuse.
Ces mots ne sont pas fabriqués pour le métier, ils sont destinés à être lus non pas par le plus grand nombre mais par un.e seul.e.
Souvent « non manifeste sed quasi in occulto », ils constituent un corpus de médecine d’urgence. Ce sont des mots qui témoignent de l’ouragan des sentiments, ils appartiennent au domaine de l’intrigue, de l’exaltation, de la menace et de la supplication. La puissance intellectuelle est à son comble. Styles et talents sont mobilisés à 200% au service d’une cause personnelle.
C’est une littérature du point de fusion,
une littérature de l’incandescence,
le pronostic vital semble engagé dans chaque syllabe.
Le spectacle est composé comme un tour de chant. Chaque lettre est accompagnée de sa chanson populaire ou d’un extrait de chanson dont le refrain peut, à tout moment, être repris en chœur par le public.
Les Souffleurs désamorcent la nature volcanique de cette littérature en chantant l’amour sous toutes ses formes.
À chaque lettre, sa ritournelle.
Car il s’agit bien d’amour de l’amour dans ce spectacle.
Nous nous moquons de nous-même, tendrement. Car l’Homme est ainsi fait : fou, il a inventé l’amour pour se brûler lui-même et chanter la passion, la douleur et la joie.
Amoureux de l’amour nous sommes et serons toujours. Et ce que nous pouvons – la passion de l’un.e pour l’autre – cette merveilleuse puissance irrationnelle dont l’être humain est capable, la machine, l’Intelligence Artificielle par exemple, en sera toujours privée !
L’amour est une maladie qui nous guérit.
L’amour est un antidote, Combustions le prouve.
Extraits de presse
Le Club de Mediapart
« Quelle fête des mots et du verbe ! On va de douceurs en noirceurs, d’âpretés en étrangetés, de bonheurs en stupeurs, on pleure, on sourit, on se presse, on s’attarde, on aime, on adore, on idolâtre, on se pâme. »
Jean-Pierre Thibaudat
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RFI
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Spectatif
Sur le plateau, Nicolas Bilder, Jean Marc Hérouin, Thomas Laroppe, Julia Loyez, Maxence Rey et Audrey Stupovski font vivre ces élans amoureux avec une complicité évidente. Les lettres deviennent de petits fragments de théâtre où l’humour affleure souvent derrière l’emportement sentimental. Les interprètes passent du jeu au chant avec un plaisir communicatif.
Une heure de joliesse où les lettres d’amour reprennent feu et où la passion retrouve simplement sa voix. Un spectacle aussi surprenant qu’agréable.
Frédéric Perez
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Le Sens Critique 2
Ce spectacle a une odeur, une hauteur, une force rare. Il redistribue les cartes au sujet de la poésie.
Le talent physique des Souffleurs parachève cette séance hypnotique. Sublime et irrésistiblement poétique.
Diane Lotus