Archives pour la catégorie spectacle en cours

LE PRINCE DE HOMBOURG

À la veille d’une bataille décisive, le jeune prince de Hombourg est surpris par toute la cour en pleine crise de somnambulisme. À son réveil, encore troublé, le prince ne prête qu’une oreille distraite aux instructions militaires.

Plus tard, au cœur de l’affrontement, il désobéit aux ordres et se rue sur le champ de bataille, précipitant l’issue du combat. Cette indiscipline doit être punie de mort, mais l’Électeur, chef des armées, laisse le choix au prince : respecter la loi en acceptant la sentence, ou être gracié – injustement – et vivre.

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Nouvelle traduction adaptée du chef d’œuvre romantique de Kleist, ce Prince de Hombourg est un spectacle immersif déambulatoire qui plonge le public dans un univers timburtonesque.

Guidé par les personnages, le public se déplace de pièces en pièces au cœur de l’histoire.

Dans cette atmosphère onirique, l’itinérance contribue à alimenter la porosité entre rêve et réel, au centre de l’œuvre, tout en offrant aux spectateurs des points de vue uniques sur l’histoire.

Par son déplacement et sa proximité avec les personnages, les spectateurs sont entraînés dans le rêve de ce prince somnambule. Accompagné par les personnages, le public explore les différents espaces du lieu d’accueil (théâtre, jardins, châteaux, monuments nationaux), et se retrouve au cœur de la narration de ce songe en commun.

Le spectacle devient véritablement matière vivante, matière mouvante, au gré de cette déambulation partagée.

HILDA

Hilda. L’histoire d’une femme qu’on ne voit jamais, qu’on n’entend pas, qu’on ne rencontre jamais. Une héroïne dont on parle en permanence mais dont on ne sait rien. Les autres pensent pour elle, choisissent pour elle. Elle est le fantasme de tous.

On croit avoir à faire à une pièce sociale sur la lutte des classes, sur la place de la femme… Le propos est là, certes mais petit à petit une autre perception arrive plus profonde, plus souterraine.

On entre dans la pièce avec légèreté, avec sourire et petit à petit, sans s’en apercevoir une machine infernale se met en place, nous broie. Plus aucune issue n’est possible. L’architecture de cette pièce est implacable. On perçoit progressivement la partie trouble, inquiétante des personnages, les méandres de l’âme humaine, nos fêlures, notre relation au pouvoir, notre besoin de domination, nos aliénations intimes, notre vampirisme, notre folie.

Dans ce conte, la monstruosité fait partie de notre « humanitude ». Elle est à la fois contemporaine, quotidienne, bourgeoise, elle fait partie de nous, dans une totale évidence.

Mme Lemarchand a besoin d’une femme de peine. Ce sera Hilda. Mme Lemarchand la veut pour le ménage, pour son service, pour ses enfants. Le seul nom d’Hilda l’envoûte, la fascine. Elle la veut pour elle seule, totalement, entièrement. Mme Lemarchand n’a pas l’intention d’exploiter Hilda, ni même de la regarder comme sa bonne. Mme Lemarchand est une femme de gauche. Elle veut éduquer sa servante, la former à la chose politique, lui apprendre à penser. Il lui faut aussi l’amitié d’Hilda, toute la vie d’Hilda et l’illusion d’une égalité possible. Comment supporter, sinon, d’être servie ? Marie Ndiaye aime jouer avec la cruauté des situations quotidiennes. Elle les mène jusqu’aux limites du supportable. En ces tréfonds, le réalisme flirte avec le fantastique : la fascination devient envoûtement, la domination vampirisme, le cocasse terrible.

LA FONTAINE CE MÉCONNU

La liberté face à la Tyrannie

Une aventure à la croisée de la musique et de la poésie théâtralisée

À la découverte de textes inédits de Jean de La Fontaine. Dans l’atmosphère musicale de son siècle, La Fontaine nous parle de la libre beauté. les pièces de clavecin de Louis et François Couperin serviront d’écrin à cette promenade à la fois intimiste et engagée.

Tandis que des volutes de piano improvisées accompagneront ce lucide penseur depuis le loup dans la forêt jusqu’à notre présent.

ULYSSE DANS LA TEMPÊTE

Vous connaissez Ulysse ? Mais connaissez-vous la poésie épique d’Homère ? Poséidon « L’ébranleur des terres » poursuit Ulysse sur la mer.

Sur le thème de la traversée des épreuves, les pièces musicales choisies en résonance au texte viendront ponctuer toutes les étapes de cette incroyable sublimation de l’humain Ulysse dans la tempête mais aussi celle de Pénélope dans son attente interminable.
Ce spectacle musical fait appel à 5 artistes, chanteur.eus.s, instrumentistes et comédien.ne.s dans une création inédite qui fait se rencontrer musique baroque, improvisée, poésie et théâtre.
Une occasion de découvrir ou de redécouvrir les musiques baroques de manière inédite. Méditer la beauté de ces grands textes à portée universelle qui nous relient au présent en ces temps troublés. De partager une aventure pleine de rebondissements mêlant légèreté et profondeur !

LES AVENTURES DE DON QUICHOTTE

Les Aventures de Don Quichotte est un voyage rocambolesque au cœur de la culture espagnole et une initiation ludique à l’une de œuvres fondatrices littéraires : L’Ingénieux Noble Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantès publié en 1605.
Fidèle à sa spécialité en clown et comédie, la Compagnie SophistiQuoi adopte une approche ludique et décalée pour revisiter ce duo littéraire classique. À travers cette adaptation libre, nous retrouvons l’histoire fidèle à celle du roman. Mêlant différents styles théâtraux, alliant comédie physique, enchaînements de gags, et marionnettes, cette pièce de théâtre humoristique s’adresse à toute la famille dès 6 ans. Cette création originale offre un moment à la fois drôle et poétique avec une immersion du public.

BADINTER

Il est impossible de faire le résumé d’une vie en une heure. D’autant plus, s’il s’agit d’un destin prodigieux, d’un homme remarquable. Cette création Badinter n’est donc pas le résumé d’une vie. Présenter sur scène l’homme est un pari exigeant : il ne faut en aucun cas trahir la personne. Les pièces du puzzle du destin Badinter aboutissent toutes dans la mémoire collective à sa prise de position contre la peine de mort. Comment en arrive-t-il à être la figure de l’abolition ? Voici la question que nous nous sommes posés.

En partant de son discours du 17 septembre 1981, au Palais Bourbon, nous remontons le fil pour comprendre comment les évènements de sa vie l’ont amené, avec tant de force et de constance, à mener ce combat pour une justice plus humaine, à l’instar de Victor Hugo qui écrit : « Tant que la peine de mort existera, on aura froid en entrant dans une cour d’assises, et il y fera nuit. » (Actes et paroles 1862)

Pour conclure, à la question de Bernard Pivot à bouillon de culture « Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous après votre mort, l’entendre vous dire ? » Il répond : « Tu as fait ce que tu as pu… Entre… ». Nous voulons faire entendre, nous voulons montrer à voir, nous voulons donner à ressentir ce « peu » qu’il Suggère avec modestie, qui en réalité pour nous est beaucoup ».

LE DÉBORDEMENT 

Futur lointain.

Dans un étrange bunker, Susie-Lou vit recluse, bercée par les chansons de Johnny Hallyday et les rituels qu’elle s’est aménagés pour survivre à sa solitude.

L’arrivée soudaine de Franck, soldat errant marqué par ses traumatismes de guerre, vient bouleverser cet équilibre. Contraints de cohabiter, les deux doivent composer avec leurs blessures, leurs désaccords et une menace qui semble se rapprocher inexorablement.

Entre humour, brutalité et émotion, Le Débordement explore la rencontre de deux solitudes à l’heure où tout semble s’effondrer.

ZOOM

C’est l’histoire de l’amour incommensurable d’une mère pour son fils.

C’est l’histoire d’une mère qui est prête à tout pour offrir la meilleure vie à son fils. C’est l’histoire d’une réussite…

Fin septembre, réunion de parents d’élèves : elle est là, « la mère du Burt ». Celle qu’on n’a pas vue depuis des années, celle qu’on aurait sans doute préféré ne pas revoir. Elle n’a plus aucune raison d’être là, pourtant elle s’est invitée. Alors, comme le prof principal est en retard, elle se lève et parle. Elle commence par là où tout a commencé, en plein « Hollywood »…

Puis elle va nous embarque dans un tourbillon de vie entre Sochaux et Sartrouville où elle va tout faire pour que son Burt connaisse un destin autre que le sien, un destin de star.

Et au fil de ce parcours clownesque, une vraie émotion se dévoile peu à peu. On comprend alors qui elle est, et pourquoi elle est là…

LA CARMEN DE BUENOS AIRES

L’opéra Carmen de Georges Bizet est ici sorti de de son folklorisme hispanique pour s’implanter de manière concentrée et adaptée au cœur de Buenos Aires, par une scénographie mobile et légère , et surtout grâce aux résonances du « tango nuevo » … ce tango se prête à merveille à cet « opéra comique » concentré (85′) chanté en espagnol avec les airs principaux de Bizet encadrés/accompagnés par des extraits envoûtants adapté à la manière de Piazzolla… dans une proximité très actuelle, la musique (Bandonéon, Piano, Contrebasse et aussi violoncelle et violon…) prolonge l’expression syncopée des blessures de l’âme et des doutes de l’amour. Un circassien viendra en appui dans une chorégraphie très personnelle mais il n’y aura pas à priori de Danse tango ( il y en a trop!) …On privilégie essentiellement LA MUSIQUE comme dramaturgie… Les magnifiques compositions et arrangements de Grégoire Letouvet font mouche et s’harmonisent en live a… Nous voulons un spectacle profond et joyeux, d’ailleurs il n’y aura ni meurtre ni féminicide, et même si la mort rôde dans la Pampa, nous choisissons, à l’instar de l’humour tanguero, une fin surprenante et positive… où tout le monde devient locos, Locos… (fous fous…) c’est la vie, l’art, la poésie et surtout la musique qui l’emportent.

Sur un quai du port de la Boca à Buenos Aires un marin vagabond tente des figures acrobatiques sur les musiques tangueras d’un orchestre de 6 musiciens dont une bandonéoniste déchirante, un contrebassiste inventif, un pianiste virtuose, un violoncelliste plein d’humour, une sistrum discrète, et une violoniste sensuelle… Le marinero, Antonio, avant d’embarquer semble fasciné par Carmen qui l’attire … Surgit Amelita qui reproche à Antonio de l’abandonner elle et leur enfant… Carmen provoque Antonio et blesse Amelita qui est emportée par Mario… Carmen s’est enfuie avec Antonio au bar très louche de La Barrica… Mario les rejoint et toujours provocante, Carmen leur propose de la suivre dans la Pampa pour une « belle vie » de délinquant. Dans la Pampa, Antonio découvre la trahison de Carmen qui séduit aussi Mario… Ivre de Jalousie, il devient menaçant. Amelita revient chercher Antonio pour qu’il se rende au chevet de leur fils malade … Carmen le pousse à la rejoindre et, de passion en prémonition, lisant dans les herbes, elle conjure avec Mario la mort annoncée de l’enfant… Les passions s’apaisent, la vie reprend le dessus… et ils finissent tous par chanter ensemble la « folie » de l’Amour.

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« Oui, une Carmen de Buenos Aires ! Inspirée de Bizet bien sûr, on y reconnaîtra quelques uns des grands airs de l’opéra, mais aussi un peu de Piazzolla et quelques citations du grand poète argentin Horacio Ferrer, il y aura un parfum complètement tango dans l’adaptation musicale, il y aura même un bandonéon dans l’orchestre. Et ce sera une Carmen différente, très différente.
Elle ne sera pas tuée au final, terminé les féminicides comme seul destin pour toute femme
libre ! Ce sera une Carmen de la réconciliation, une Carmen de l’amour qui sauve, oui Carmen sauvera sa vie mais aussi celle des autres, une Carmen qui rend hommage à l’art, la poésie et la musique comme seuls remèdes en fin de compte à nos souffrances, nos différents et nos angoisses ! »

Extrait du Tango du Jésuite
de Louise Doutreligne
Roman en cours d’écriture

LES FILLES DE CENDRES

Un conte musical porté par 3 comédiennes et 3 musiciennes live pour une expérience poétique totale, inspirée de faits historiques réels.

Un espace d’expression pour la lutte féminine dans le prisme de la maternité et de la période de l’inquisition. Un message intemporel transmis avec la force du cœur et la mémoire du ventre.

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Une seule conteuse, trois voix, pour guérir les mémoires et que chacun-e reprenne le flambeau de la lutte, non pas dans un cri, mais dans un chant. Rendre leurs âmes aux sorcières qui n’en étaient pas.

Asaël est sur le point d’accoucher. Accompagnée par son amie Mélisse, elles trouvent toutes deux refuge au milieu des bois, chez Clarissa, guérisseuse et matrone aguerrie.
Oubliant presque qu’elles sont traquées par les inquisiteurs, elles vont trouver une brèche dans leur fuite, pour partager un moment de grâce, d’aveux, où les enjeux personnels répondent au système qui les domine, leur reprochant d’être tout ce qu’elles sont. Mais la réalité les rattrape…

Les Filles de Cendres est une pièce de théâtre. Un conte musical autour du feu, dans un univers atemporel et poétique, qui nous fait suivre la transformation de la jeune Asaël. Ensemble, elles vont affronter leurs peurs et réunir leurs forces pour que cet enfant puisse venir au monde et accomplir sa destinée.

Conscientes de l’oppression autour d’elles, elles font de ce feu qui consume, le flambeau d’un espoir nouveau.
C’est un huis clos, qui aborde différentes luttes que nous portons dans nos chairs. C’est un passage, un voile entre les mondes, où la lumière n’est pas sur le chemin que nous imaginions…

À toutes celles qui naîtront après nous, dans l’antre d’un monde malade, vous ne brûlerez que de passion

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