Sur un quai du port de la Boca à Buenos Aires un marin vagabond tente des figures acrobatiques sur les musiques tangueras d’un orchestre de 6 musiciens dont une bandonéoniste déchirante, un contrebassiste inventif, un pianiste virtuose, un violoncelliste plein d’humour, une sistrum discrète, et une violoniste sensuelle…
Le marinero, Antonio, avant d’embarquer semble fasciné par Mario… mais Carmen attire Antonio qui se laisse séduire… Surgit Amelita qui reproche à Antonio de l’abandonner elle et leur enfant… Carmen provoque Antonio et blesse Amelita qui est emportée par Mario…
Carmen s’est enfuie avec Antonio au bar très louche de La Barrica… Mario les rejoint et toujours provocante, Carmen leur propose de la suivre dans la Pampa pour une « belle vie » de délinquant.
Dans la Pampa, Antonio découvre la trahison de Carmen qui séduit aussi Mario… Ivre de Jalousie, il devient menaçant.
Amelita revient chercher Antonio pour qu’il se rende au chevet de leur fils malade … Carmen le pousse à la rejoindre et, de passion en prémonition, lisant dans les cartes, elle conjure avec Mario la mort annoncée de l’enfant…
Les passions s’apaisent, la vie reprend le dessus… Antonio, grâce à la guérison de leur fils, retrouve Amelita… Il pardonne à Carmen qui se retourne vers Mario … et ils finissent tous par chanter ensemble la « folie » de l’Amour.
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L’opéra Carmen de Georges Bizet est ici sorti de de son folklorisme hispanique pour s’implanter de manière concentrée et adaptée au cœur de Buenos Aires, par une scénographie mobile et légère intégrant les fameuses tôles ondulées et colorées de la Boca, et grâce aux résonances du « tango nuevo » … ce tango se prête à merveille à ce « Musical » concentré (85‘) chanté en espagnol avec les airs principaux de Bizet encadrés/accompagnés par des extraits envoûtants de Piazzolla… dans une proximité très actuelle, la musique (Bandonéon, Piano, Contrebasse et aussi violoncelle et violon) prolonge l’expression syncopée des blessures de l’âme et des doutes de l’amour.
Nous voulons un spectacle profond et joyeux, d’ailleurs il n’y aura ni meurtre ni féminicide, et même si la mort rôde dans le port, nous choisissons, à l’instar de l’humour tanguero, une fin surprenante et positive… où tout le monde devient locos, Locos… (fous fous…) c’est la vie, l’art et la poésie qui l’emportent.
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« Oui, une Carmen de Buenos Aires ! Inspirée de Bizet bien sûr, on y reconnaîtra quelques uns des grands airs de l’opéra, mais aussi un peu de Piazzolla et quelques citations du grand poète argentin Horacio Ferrer, il y aura un parfum complètement tango dans l’adaptation musicale, il y aura même un bandonéon dans l’orchestre. Et ce sera une Carmen différente, très différente.
Elle ne sera pas tuée au final, terminé les féminicides comme seul destin pour toute femme
libre ! Ce sera une Carmen de la réconciliation, une Carmen de l’amour qui sauve, oui Carmen sauvera sa vie mais aussi celle des autres, une Carmen qui rend hommage à l’art, la poésie et la musique comme seuls remèdes en fin de compte à nos souffrances, nos différents et nos angoisses ! »
Extrait du Tango du Jésuite
de Louise Doutreligne
Roman en cours d’écriture