Archives pour la catégorie spectacle en cours

UN HOMME QUI DORT

Un matin, tu décides, simplement, évidemment, de ne pas te lever. De ne pas écouter ton réveil, de ne pas te présenter au monde. Tu n’iras pas à tes examens, tu ne finiras pas tes études.
Tu dis stop.
Et un autre monde se met en marche.
Traîner, dormir, glisser dans les rues, manger, aller au café, au cinéma, t’asseoir sur un banc, manger ton pain au lait, boire ta bière, ton café.
Cette vie tracée pour toi, elle va trop vite, trop fort. Ce monde qui t’est offert, il aspire tout sur son passage. Cette foule qui va et vient, ces bruits, ces injonctions, ces idées qui te polluent, tu leur dis stop.
Tu es fabuleusement libre.
As-tu choisi de mieux vivre ta vie ?
Ou as-tu renoncé ?

*

« Richard Arselin et Véronique Boutonnet, ravivent la langue affûtée et facétieuse de l’écrivain. Le jeu du duo est franc, juste, maîtrisant les tours et détours d’une pensée qui nous parvient, nous touche, malgré une tonalité maussade. Une expérience littéraire et théâtrale ! »
Télérama Sortir

« Une interprétation d’exception, une magique mise en scène. »
La Provence

« Véronique Boutonnet est exceptionnelle; c’est littéralement fascinant. Il y a ici quelque chose d’irréel. Cet homme est notre double. A ne manquer sous aucun prétexte. »
Le Figaro

« Lumières, scénographie et interprétations remarquables, qui porte toute la puissance du texte. »
ThéâtreActu.com

« Hypnotique ! La mise en scène ingénieuse, inventive, la fabuleuse narratrice nous laisse pendus à ses mots. On est tout de suite captivé par cette atmosphère, ce texte lancinant, cette existence qui s’effondre petit à petit dans un vide sans fond. Spectacle qui laisse en nous une empreinte. »
L’info tout court

« Le jeu de Véronique Boutonnet impressionne. Richard Arselin est l’étudiant. Il n’a plus l’âge et c’est en cela que réside une des puissantes images de ce spectacle remarquable. Mise en scène avec une grande poésie de Stéphane Daurat, c’est beau. »
Coups d’Œil (L’Œil d’Olivier)

RICHARD III

Le Monstre qui est en nous

En regardant en arrière, et en m’attardant sur les différentes créations sur lesquelles j’ai pu travailler, j’y vois un fil conducteur, essentiel, indispensable à mon désir de créer.
Électre, Caligula, Don Quichotte, … des monstres. Le Monstre qui est en nous est un moteur, une force, une zone libre. Monstre ou monstruosité, inaccessible astre ou difformité. Mirage…

Sans la possibilité d’accueillir le monstre, l’essentiel ne peut ressortir. Il n’y a pas le mal, le bien, la chose mal, la chose bien. Tout se confond : douleur, joie, effort, non effort, jouissance et non jouissance. Jusqu’où aimons-nous souffrir pour accéder au sommet. L’obstacle, l’autre, peut-il devenir le monstre que nous voulons combattre afin d’accéder à notre propre sommet ? Cette montagne que nous désirons peut-elle se passer de l’image d’un monstre à combattre qui serait notre propre miroir ? Le monstre défini ainsi comme nécessité à l’accession de notre propre désir ne peut être qu’en nous et non pas à l’extérieur de nous. Nous avons besoin du combat pour être en mouvement et le combat oblige à retrousser les manches, à désirer l’effort, et donc à avoir mal.

J’ai le désir de mettre en scène Richard III. Je souhaite petit à petit oublier l’image que nous en a donnée Shakespeare. Il nous faut ressentir le texte de Carmelo Bene comme une œuvre visant à s’immiscer pleinement dans la pensée d’un homme ayant comme obsession non pas le pouvoir mais la légitimité à accéder à ce pouvoir.
Là est le nœud.
Devenir un monstre, devenir LE monstre, et sans doute, en associant le sacré, devenir ainsi monstre sacré.
Là est la légitimité.
Non pas seulement dans notre propre monstruosité à vouloir accéder au sommet mais en légitimant par le sacré notre monstruosité.

En relisant ce qu’était le vrai Richard III d’Angleterre, nous pouvons constater qu’il n’était pas aussi monstrueux…Mais tous les hommes et toutes les femmes gravitant autour avaient leur part dans cette monstruosité. Shakespeare l’a dépeint. Richard III devient ainsi un symbole qui profitera à Elizabeth Ière d’Angleterre et plus largement à la maison des Tudor. Mais si je mets, moi, en scène, Richard III ce n’est pas tant pour en ressortir une vérité historique que pour m’attacher à la symbolique que représente Richard III tout en ayant conscience que cette symbolique est un miroir indispensable à notre propre temps.

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Extraits de presse

« Impossible de ne pas se laisser transporter dans le voyage que proposent le metteur en scène et sa troupe du Théâtre en Pièces. Impossible de résister à la performance d’acteur de Fabien Moiny. »
L’Écho Républicain

« C’est un pari fou qu’Emmanuel Ray a tenté avec Richard III… et qu’il a réussi. (…) Cette pièce est sans doute la plus extrême qu’Emmanuel Ray ait monté. Il a poussé les curseurs à fond. La performance de Fabien Moiny, mi-Raspoutine, mi-Jack Nicholson dans The Shining, fait serrer la gorge des spectateurs un brin secoués par ce voyage au bout de l’enfer. Sans espoir de rédemption. »
Rémi Bonnet, de L’Écho Républicain

BARMANES

Barmanes est une immersion dans le corps d’une femme, serveuse dans un restaurant, en France, aujourd’hui.

Des cafés du matin aux digestifs du soir, nous slalomons entre les exigences d’une clientèle pressée, d’une vie privée débordante et des provocations sexistes délibérées.

Au vacarme incessant du bistrot est opposé la sororité d’une équipe de femmes. Ces voix sont toutes contenues dans le personnage de « elle ». Un monologue tranchant, rempli d’anecdotes intimes où l’autrice détaille sa propre expérience de serveuse. Elle y convoque les femmes de son parcours, les chanteuses RNB qui passaient dans ses oreilles, et les rencontres marquantes.

Grâce à des interviews réalisées auprès de ses anciennes collègues, Marion porte une voix chorale qui poétise la charge mentale et les rapports dominants, en mettant à distance la célèbre injonction « le client est roi ».

Ce poème documentaire dévoile une réalité crue où la femme n’est pas distinguée de l’objet de service et de désir, et dont le corps est en première ligne.

 

LE PRINCE DE HOMBOURG

À la veille d’une bataille décisive, le jeune prince de Hombourg est surpris par toute la cour en pleine crise de somnambulisme. À son réveil, encore troublé, le prince ne prête qu’une oreille distraite aux instructions militaires.

Plus tard, au cœur de l’affrontement, il désobéit aux ordres et se rue sur le champ de bataille, précipitant l’issue du combat. Cette indiscipline doit être punie de mort, mais l’Électeur, chef des armées, laisse le choix au prince : respecter la loi en acceptant la sentence, ou être gracié – injustement – et vivre.

*

Nouvelle traduction adaptée du chef d’œuvre romantique de Kleist, ce Prince de Hombourg est un spectacle immersif déambulatoire qui plonge le public dans un univers timburtonesque.

Guidé par les personnages, le public se déplace de pièces en pièces au cœur de l’histoire.

Dans cette atmosphère onirique, l’itinérance contribue à alimenter la porosité entre rêve et réel, au centre de l’œuvre, tout en offrant aux spectateurs des points de vue uniques sur l’histoire.

Par son déplacement et sa proximité avec les personnages, les spectateurs sont entraînés dans le rêve de ce prince somnambule. Accompagné par les personnages, le public explore les différents espaces du lieu d’accueil (théâtre, jardins, châteaux, monuments nationaux), et se retrouve au cœur de la narration de ce songe en commun.

Le spectacle devient véritablement matière vivante, matière mouvante, au gré de cette déambulation partagée.

HILDA

Hilda. L’histoire d’une femme qu’on ne voit jamais, qu’on n’entend pas, qu’on ne rencontre jamais. Une héroïne dont on parle en permanence mais dont on ne sait rien. Les autres pensent pour elle, choisissent pour elle. Elle est le fantasme de tous.

On croit avoir à faire à une pièce sociale sur la lutte des classes, sur la place de la femme… Le propos est là, certes mais petit à petit une autre perception arrive plus profonde, plus souterraine.

On entre dans la pièce avec légèreté, avec sourire et petit à petit, sans s’en apercevoir une machine infernale se met en place, nous broie. Plus aucune issue n’est possible. L’architecture de cette pièce est implacable. On perçoit progressivement la partie trouble, inquiétante des personnages, les méandres de l’âme humaine, nos fêlures, notre relation au pouvoir, notre besoin de domination, nos aliénations intimes, notre vampirisme, notre folie.

Dans ce conte, la monstruosité fait partie de notre « humanitude ». Elle est à la fois contemporaine, quotidienne, bourgeoise, elle fait partie de nous, dans une totale évidence.

Mme Lemarchand a besoin d’une femme de peine. Ce sera Hilda. Mme Lemarchand la veut pour le ménage, pour son service, pour ses enfants. Le seul nom d’Hilda l’envoûte, la fascine. Elle la veut pour elle seule, totalement, entièrement. Mme Lemarchand n’a pas l’intention d’exploiter Hilda, ni même de la regarder comme sa bonne. Mme Lemarchand est une femme de gauche. Elle veut éduquer sa servante, la former à la chose politique, lui apprendre à penser. Il lui faut aussi l’amitié d’Hilda, toute la vie d’Hilda et l’illusion d’une égalité possible. Comment supporter, sinon, d’être servie ? Marie Ndiaye aime jouer avec la cruauté des situations quotidiennes. Elle les mène jusqu’aux limites du supportable. En ces tréfonds, le réalisme flirte avec le fantastique : la fascination devient envoûtement, la domination vampirisme, le cocasse terrible.

LA FONTAINE CE MÉCONNU

La liberté face à la Tyrannie

Une aventure à la croisée de la musique et de la poésie théâtralisée

À la découverte de textes inédits de Jean de La Fontaine. Dans l’atmosphère musicale de son siècle, La Fontaine nous parle de la libre beauté. les pièces de clavecin de Louis et François Couperin serviront d’écrin à cette promenade à la fois intimiste et engagée.

Tandis que des volutes de piano improvisées accompagneront ce lucide penseur depuis le loup dans la forêt jusqu’à notre présent.

ULYSSE DANS LA TEMPÊTE

Vous connaissez Ulysse ? Mais connaissez-vous la poésie épique d’Homère ? Poséidon « L’ébranleur des terres » poursuit Ulysse sur la mer.

Sur le thème de la traversée des épreuves, les pièces musicales choisies en résonance au texte viendront ponctuer toutes les étapes de cette incroyable sublimation de l’humain Ulysse dans la tempête mais aussi celle de Pénélope dans son attente interminable.
Ce spectacle musical fait appel à 5 artistes, chanteur.eus.s, instrumentistes et comédien.ne.s dans une création inédite qui fait se rencontrer musique baroque, improvisée, poésie et théâtre.
Une occasion de découvrir ou de redécouvrir les musiques baroques de manière inédite. Méditer la beauté de ces grands textes à portée universelle qui nous relient au présent en ces temps troublés. De partager une aventure pleine de rebondissements mêlant légèreté et profondeur !

LES AVENTURES DE DON QUICHOTTE

Les Aventures de Don Quichotte est un voyage rocambolesque au cœur de la culture espagnole et une initiation ludique à l’une de œuvres fondatrices littéraires : L’Ingénieux Noble Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantès publié en 1605.
Fidèle à sa spécialité en clown et comédie, la Compagnie SophistiQuoi adopte une approche ludique et décalée pour revisiter ce duo littéraire classique. À travers cette adaptation libre, nous retrouvons l’histoire fidèle à celle du roman. Mêlant différents styles théâtraux, alliant comédie physique, enchaînements de gags, et marionnettes, cette pièce de théâtre humoristique s’adresse à toute la famille dès 6 ans. Cette création originale offre un moment à la fois drôle et poétique avec une immersion du public.

BADINTER

Il est impossible de faire le résumé d’une vie en une heure. D’autant plus, s’il s’agit d’un destin prodigieux, d’un homme remarquable. Cette création Badinter n’est donc pas le résumé d’une vie. Présenter sur scène l’homme est un pari exigeant : il ne faut en aucun cas trahir la personne. Les pièces du puzzle du destin Badinter aboutissent toutes dans la mémoire collective à sa prise de position contre la peine de mort. Comment en arrive-t-il à être la figure de l’abolition ? Voici la question que nous nous sommes posés.

En partant de son discours du 17 septembre 1981, au Palais Bourbon, nous remontons le fil pour comprendre comment les évènements de sa vie l’ont amené, avec tant de force et de constance, à mener ce combat pour une justice plus humaine, à l’instar de Victor Hugo qui écrit : « Tant que la peine de mort existera, on aura froid en entrant dans une cour d’assises, et il y fera nuit. » (Actes et paroles 1862)

Pour conclure, à la question de Bernard Pivot à bouillon de culture « Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous après votre mort, l’entendre vous dire ? » Il répond : « Tu as fait ce que tu as pu… Entre… ». Nous voulons faire entendre, nous voulons montrer à voir, nous voulons donner à ressentir ce « peu » qu’il Suggère avec modestie, qui en réalité pour nous est beaucoup ».

LE DÉBORDEMENT 

Futur lointain.

Dans un étrange bunker, Susie-Lou vit recluse, bercée par les chansons de Johnny Hallyday et les rituels qu’elle s’est aménagés pour survivre à sa solitude.

L’arrivée soudaine de Franck, soldat errant marqué par ses traumatismes de guerre, vient bouleverser cet équilibre. Contraints de cohabiter, les deux doivent composer avec leurs blessures, leurs désaccords et une menace qui semble se rapprocher inexorablement.

Entre humour, brutalité et émotion, Le Débordement explore la rencontre de deux solitudes à l’heure où tout semble s’effondrer.