La poésie du grand William, le rêve de Kurosawa, le vif des quartiers, l’étincelle des mômes et la flamme de la jeunesse, la célébration du Krump, l’émotion archaïque.
Tout ça, rien de grave.
Ce nouveau spectacle de la compagnie Tamèrantong! rassemble 33 comédien·nes, danseur·ses, musicien·nes : 22 enfants et jeunes des quartiers de La Plaine St-Denis et de Paris/ Belleville et 11 interprètes professionnels.
Songe est une adaptation très libre du Songe d’une Nuit d’Été de William Shakespeare.
Il est l’aboutissement de trois années de travail artistique exigeant, un sémillant parcours qui tisse (tout en restant fidèle au souffle de Shakespeare), une création inédite pour nous emmener loin et pour « étonner la catastrophe » (Victor Hugo) : Quatre amoureux désespérés fuient dans la forêt tandis qu’une troupe improbable de théâtre s’en va allègrement y répéter. La forêt va les entraîner dans un monde qui vient d’hier et qui va vers demain.
Le Songe d’une Nuit d’Été, conte de 430 ans, a été décortiqué et désorienté pour le faire nôtre. À la belle langue de l’auteur se greffent nos paroles, jargon et poésie propres.
Le cadre et les personnages sont actualisés, les enjeux et liens amoureux rafraîchis et le happy-end décoiffé. Nous avons déplacé l’humour mais gardé la dérision de Shakespeare : on se moque et on rit de tout, du pouvoir, des puristes, des cloisonnements et bien sûr de nous-mêmes, notamment avec cette troupe de théâtre issue des quartiers (qui remplace la troupe originale des artisans), notre caricature et qui se débat entre pressions, mépris culturel et social, préjugés, solidarité, fêlures, emballements…
On pousse plus loin la mise en abîme de Shakespeare (la pièce dans la pièce) avec celle de nos jeunes acteurs y jouant malicieusement leur propre rôle. Et on s’amuse de même du miroir, lors du speech d’accueil au public avant la représentation de Songe, avec l’intervention du maire, Thésée, et de son staff qui vient s’arroger la parole de Tamèrantong!.
Songe est un conte anti-dystopique, un front de liberté et de vie où nos différences ont toutes leur place.
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Presse
« Depuis trente ans, cette compagnie particulière parle de tolérance, de diversité, d’exclusion avec les enfants des quartiers populaires. Elle parle aussi d’exigence artistique et de travail.
Un discours qui, sur scène, se transforme en une incroyable énergie. » Libération
« Un résultat aussi impressionnant artistiquement que socialement et politiquement. » Revue Silence
« Épaté par tant de travail et de talent : cette France-là existe. » Nouvelles répliques
Avec la troupe des enfants et des jeunes de La Plaine Saint-Denis et Paris-Belleville :
Adham, Alpha, Anaïs, Assia, Cellou, Cherryn, Dania, Donia, Frida, Haby, Ilef, Kyara, Mariam, Marceau, Mehdi, Nabiha, Nahian, Nova, Rachid, Rosa, Tiguida, Valentine
