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LE GRAND LARGE

Après la pièce « Balance ton rêve » en 2019,
l’atelier Théâtre de l’association L’Escale – Solidarité Femmes
présente sa nouvelle création

« LE GRAND LARGE »

Dans un décor de chaos, sens dessus dessous, six femmes sur scène relèvent la tête, reconquièrent leur dignité et passent la barre avec panache pour gagner « Le Grand Large ». Elles racontent, à leur manière, les relations femmes-hommes, les violences envers les femmes – et particulièrement les violences conjugales… Mais surtout, elles partagent leur formidable message de résilience, celui de cet espoir qui est en chacune d’elles, pour « se déshabiller de cette immense cape noire » qui les a étouffées et violentées. Parler, dire, écrire, monter sur scène pour gagner sa liberté…

« Il faut du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse… » F. Nietzsche

« Le Grand Large », ou la rencontre des textes écrits par les comédiennes elles-mêmes et ceux d’auteurs et d’autrices connu.e.s.…

Un spectacle à la fois rude, sans concession, mais aussi poétique et émouvant.

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L’Escale – Solidarité Femmes
Le projet théâtre

L’association L’Escale propose bon nombre d’ateliers aux femmes dont elle assure la prise en charge (estime de soi, atelier parentalité…). Tous ces projets ont pour objectifs d’aider leurs participantes à se reconstruire et à élaborer autour de leurs situations personnelles. Ces ateliers sont particulièrement bénéfiques pour les femmes qui y participent et constituent autant d’outils pour les professionnelles dans l’accompagnement au quotidien. C’est dans ce sens que l’idée de ce nouvel atelier a émergé.

En effet, nous avions pour projet de proposer un atelier qui serait quelque peu différent de ceux déjà existants, avec une idée de transversalité dans les thématiques et les angles pris pour aborder et travailler les situations des femmes qui y participent. Un travail qui s’inscrit bien sûr dans la continuité de celui des autres ateliers, mais avec la dimension « ouverte », hors les murs, de proposer de déboucher sur une création, qui est entièrement l’œuvre des participantes, et de la présenter dans le cadre d’une représentation grand public. Un projet complété en parallèle à ce travail, par des sorties au théâtre pour assister à des représentations de différents genres, organiser des rencontres avec des comédiens, de visites de lieux, etc. bref, s’immerger le plus possible dans l’univers du théâtre.

Une aventure humaine et artistique remarquable et une réussite pour ce groupe de femmes dont la démarche – aussi singulière qu’audacieuse en montant sur scène – consistait à partager leur message, leur expérience, sensibiliser aux violences faites aux femmes, et donner de l’espoir.

EL MATA – CHE (Guevara)

LA VERDAD DEL CUENTO

Todos hemos escuchado cuentos, éstos siempre tienen como base la mera realidad, pero felizmente el ser humano posee ese don único que llamamos : imaginación. Ésta interviene cuando tenemos necesidad de moldear, con la ayuda de la poesía, los hechos más crueles que se hayan perpetrado en el pasado, de manera que las nuevas generaciones puedan construir un presente mejor.
Los que practicamos el teatro, al inverso de lo que se dice, pensamos que el teatro no es mentira, sino una muestra de realidad a través de nuestros profundos sentimientos.
El teatro puede ser falso cuando este arte se practica como un pasatiempo, pero jamás cuando se ha vuelto algo vital, algo de vida o muerte. No olvidemos que se puede morir actuando, como también se puede morir caminando en la calle y hasta, dicen, durmiendo.
Lo que nos cuenta el Mata-Che está basado en hechos reales que acontecieron con fechas y horas precisas y que vivieron los cientos de personajes que escribieron la aquella parte de la Historia.
Nuestra intención es que el ciudadano escuche y reviva la « tragedia del gran combatiente » y que en su intimidad decida quienes son los buenos o los malos del cuento. O quizás, que simplemente tome conciencia cuán complejo es el ser humano, porque cada cual tiene sus razones para actuar de tal o tal manera.
Los unos admiramos al combatiente, otros lo detestamos, pero en ningún caso su entrega total a sus ideales puede dejarnos indiferentes.

A. D.-F.

Ce texte sera traduit en français ultérieurement. 

MÉDÉE

Pour sa première tragédie, Corneille a choisi le personnage extraordinaire de Médée, dont il explore l’âme amoureuse et torturée, mais dont il expose aussi les pouvoirs magiques et la puissance surhumaine : trahisons, confrontations, meurtres, magie… le spectacle est partout.

Loin de l’idée parfois doucereuse et précieuse que l’on peut se faire du théâtre baroque, c’est la modernité de cette pièce qui interpelle, aussi bien dans sa forme de tragédie baroque, loin de l’horizon d’attente que suscite le nom de Corneille, que dans son fond, l’histoire d’une violence taboue exercée par un personnage dépeint comme profondément humain – l’alliance de la beauté formelle et de la violence la plus extrême, qui constitue le cœur de l’œuvre.

À travers les âges, de l’Antiquité à l’âge baroque, de l’âge baroque à aujourd’hui, Médée parle à nos démons, à nos fantasmes, et nous fait voir, par la force de l’imaginaire, ce que nous ne voulons pas voir : l’humanité des monstres.

A la lueur des bougies, dans un décor minimaliste, les comédiens incarnent véritablement la langue de Corneille, laissant affleurer l’émotion, de la séduction à la colère, de la terreur à la rage. Le théorbe de Stéphanie Petibon, qui interprète des pièces de Kapsberger, accompagne leurs tourments.

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Extraits de presse

« Avec le parti pris de choisir les codes antérieurs au classicisme – diction baroque,  jeu frontal des comédiens, éclairage à la bougie – elle plonge, entre poésie et violence au son d’un théorbe, le spectateur au coeur du drame de Jason et Médée avec élégance et raffinement. », Le Dauphiné, juillet 2019

« C’est d’abord la beauté plastique du spectacle qui frappe, et qui s’imprime dans la mémoire. Ors et miroirs, lumières tremblantes, gestuelle quasi chorégraphique, partition musicale bouleversante, tout concourt à faire de cette histoire, atroce, un moment saisissant de grâce et de violence mêlées. » Myriam Dufour-Maître, Mouvement Corneille

L’ATLANTIQUE / LA TRAVERSÉE

C’est en marchant dans la rade de Cherbourg qu’un parcours explicatif sur l’histoire des grands paquebots qui traversèrent l’Atlantique me donna l’idée d’un spectacle évoquant la condition des migrants d’Europe vers l’Amérique
J’ai imaginé la séparation d’avec leurs proches dans le cri de cette mère restée à quai et voyant s’éloigner le bateau, scène évoquée par Erri de Luca. J’ai pensé aux conditions des voyageurs de troisième classe, à leur arrivée à Ellis Highland avec l’incertitude de leur sort, lieu sobrement et magnifiquement décrit par Georges Perec, Kafka ou Gaelle Josse. J’ai aussi pensé à mon père qui se rendait régulièrement aux États-Unis pour son travail et dont les périodes d’absence ont rythmé mon enfance.
Chacun de nous a en lui une relation au départ et à l’exil. Que ce soit celui de ses ancêtres ou le sien. À l’heure où le monde change et où il frappe aux portes de la vieille Europe tentée de se refermer, évoquer ce sujet qui nous touche tous et chacun, est une évidence : Qui exprimera mieux la nostalgie ou la joie d’une vie meilleure que ces musiques qui tour à tour suggèrent le regret d’une terre natale ou l’enthousiasme d’une condition nouvelle ? Car dans ce parcours d’Est en Ouest comme dans le spectacle, c’est l’univers de la liberté symbolisée par le jazz qui finira par s’imposer : « Quand tu ne sais pas ce que c’est, alors, c’est du jazz » écrit Baricco dans Novecento pianiste.

Blandine Jeannest

L’ARLÉSIENNE

L’Arlésienne n’est pas seulement le titre d’une des nouvelles des Lettres de mon Moulin d’Alphonse Daudet. C’est aussi celui d’une pièce de théâtre (qui fut accompagnée, à sa création en 1872, d’une musique de scène de Georges Bizet devenue célèbre depuis) merveilleuse de raffinement, de subtilité et d’émotion.

« Daniel Mesguich lit pour nous la pièce en donnant une voix à chacun des personnages (le vieux berger, Balthazar ; le jeune héros, Frederi ; Rose, la mère de Frederi ; mais aussi la timide Vivette ; le frère de Frederi, qui n’est autre que le très clairvoyant idiot du village ; etc.), en prenant également un accent provençal qu’on jurerait vrai. Rien n’est affecté ni grotesque. Là où un mauvais acteur s’égarerait dans une espèce de parodie, il s’agit, au contraire, d’un numéro de comédien d’une virtuosité confondante, ou plutôt, d’une multiple incarnation qui donne une vérité poignante au texte de Daudet. Le fait que Mesguich, en outre, lise les didascalies donne à cette lecture habitée une espèce de réalité vertigineuse. »

Christian Wasselin

CAPITAINE FRACASSE ou ET DE NOUVEAU SAURA LE MONDE QUE LE THÉÂTRE EXISTE

Inspirée du célèbre roman de Théophile Gautier, Capitaine Fracasse ou Et de nouveau saura le monde que le théâtre existe n’en sera pas moins, non pas une simple adaptation, mais véritablement la première pièce de théâtre écrite par Daniel Mesguich. Les personnage en seront, notamment – outre, comme dans les mélodrames, le bon et courageux héros, Sigognac ; la belle jeune première, Isabelle ; l’horrible traître, le Marquis de Vallombreuse – les plus grands acteurs, revenus sous forme de spectres, de l’histoire du théâtre français : Mounet-Sully, Rachel, Frédérick Lemaître, Adrienne Lecouvreur, Marie Dorval, etc.

Les veines de l’amour et de la haine, de la trahison, de la tendresse, de la violence, mais aussi de l’humour, et celles, encore, de l’écriture, ou, bien sûr, du théâtre, et même de la philosophie, marbrent ce chef d’œuvre de Théophile Gautier : Le Capitaine Fracasse.
Outre qu’il s’agit, dans cette adaptation pour la scène, de multiplier les possibilités de faire entendre différents niveaux de langues (et, partant, différents codes de jeu), de faire entendre, spectrales, subliminales ou avouées, quelques réminiscences d’autres textes (de Shakespeare à Hélène Cixous), de faire entendre quelques pistes de théories théâtrales aujourd’hui minoritaires mais à nos yeux fondamentales, ce spectacle veut – surtout – faire renaître et résonner les noms des plus grands comédiens de l’histoire du théâtre (Rachel, Frédérick Lemaître, Mounet-Sully, Adrienne Lecouvreur, Réjane, etc.) revenus, sous forme de spectres, hanter les aventures de cape et d’épée du Baron de Sigognac : c’est dire – surtout – qu’il se veut une déclaration d’amour au théâtre.

CE QUE LEUR DISENT LES ANGES

Sur scène, deux femmes et un homme. Une mise en espace simple. Deux lectrices et un musicien évoquent les mots, les tribulations, quelques fragments de la vie d’Annemarie Schwarzenbach et de Patti Smith.

Les lectrices s’invitent à leur côté : elles parlent, lisent, rêvassent un peu, l’une chante, l’autre pas… Parfois à leur pupitre, elles se retrouvent aussi à la petite table du café Zak, où Patti S sirote ses sempiternels cafés.

Elles évoquent, convoquent tour à tour l’une ou l’autre de ces artistes qu’un bon demi-siècle et un océan séparent, deux femmes transfuges, deux natures hors du commun, voyageuses, libres avant toute chose : Annemarie Schwarzenbach, l’écrivaine-journaliste parcourant le monde ou se perdant dans les cabarets du Berlin de l’entre-deux guerres, et Patti Smith, l’icône du rock, chanteuse-poète. Elles mettent leurs pas dans les leurs.

A l’écoute de la musique des mots, l’homme, contrebassiste et chanteur, les accompagne dans ce voyage. Et il est aussi la jeunesse d’Annemarie, il a l’âge qu’elle avait quand la vie l’a quittée.

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Pourquoi elles ?

Au début elles étaient là, bien présentes, sur ma table de chevet, et côtoyaient dans mon imaginaire des écrivains-voyageurs, des poètes : Nicolas Bouvier, Rabindranath Tagore, Jean-François Billeter, Ella Maillard et quelques autres. Je furetais de l’un à l’autre, suivant le fil invisible qui les liait comme les perles d’un collier.

Puis comme une évidence, ces deux-là se sont croisées et ne se sont plus quittées. Leur rencontre s’est imposée à moi et m’a fait écarter tous les autres, ceux que j’avais dans un premier temps pensé embarquer sur mon arche.

C’était la ligne de départ, elles deux, et elles deux seules.

Comment ces deux femmes si dissemblables, l’une ne parlant finalement que d’elle, l’autre n’en parlant à peu près jamais, à un demi-siècle de distance, s’accordent-elles pour toucher de façon très simple à l’universel, témoignant de l’expérience profonde, intime, la seule qui compte, peut-être, en approchant de la ligne d’arrivée ?

Leurs voix se font écho pour évoquer l’amour, la perte, la rencontre improbable avec leur part de rêve, avec l’écriture indispensable, avec la beauté et la cruauté du monde, elles disent leur intuition profonde de son unité, et témoignent de cette joie infime, toujours là, y compris derrière le masque de l’horreur.

Sandra Bessis

DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE

« Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres ; n’en ayons qu’un seul ; Qu’un seul soit le maître, qu’un seul soit le roi. »

Voilà ce que déclara Ulysse en public, selon Homère.

S’il eût dit seulement : « Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres », c’était suffisant. Mais au lieu d’en déduire que la domination de plusieurs ne peut être bonne, puisque la puissance d’un seul, dès qu’il prend ce titre de maître, est dure et déraisonnable, il ajoute au contraire : « N’ayons qu’un seul maître… »

Il faut peut-être excuser Ulysse d’avoir tenu ce langage, qui lui servait alors pour apaiser la révolte de l’armée : je crois qu’il adaptait plutôt son discours aux circonstances qu’à la vérité.

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Lire des extraits

 

MERTEUIL, VARIATION

Quartett est une réécriture brève et étincelante des Liaisons dangereuses de Laclos. Merteuil et Valmont, les deux protagonistes du roman épistolaire, ont vieilli. On les retrouve cloîtrés à l’intérieur du musée de (leurs) amours avec les statues de (leurs) désirs en décomposition. Leur aire de jeu, leur terrain de chasse est toujours l’érotisme. Eros et Thanatos for ever.

Dans Merteuil, variation, spectacle imaginé à partir de fragments du texte de Quartett, la marquise de Merteuil est jouée par un homme, David Arribe. Après Moloch, spectacle dans lequel David incarne un Ogre imaginaire chez qui les fantômes du Boucher des Balkans et de Dracula se mêlent, s’est imposée l’idée de poursuivre avec lui l’exploration d’un territoire habité de prédateurs monstrueux, une plongée dans la nuit des corps. Merteuil est seule, elle rêve. L’image de Valmont l’habite, le désir palpite encore. Et la mort rôde, elle qui, selon Georges Bataille, « rejette l’homme dans l’animalité ». C’est dans la mise à mort qu’elle, qu’ils parviendront à l’apogée du désir. Au cœur de la pièce, il y a ces mots de Merteuil : Quelque chose vit entre l’homme et la bête. Que j’espère ne pas avoir à rencontrer, ni dans cette vie, ni dans une autre, à supposer qu’il y en ait une autre. A la seule pensée de son odeur, je sue de tous mes pores. Mes miroirs exsudent son sang… Il m’arrive de rêver qu’il surgit de mes miroirs sur ses pieds de fumier et sans visages, mais je vois ses mains avec précision, griffes et sabots, quand il m’arrache la soie des cuisses et se jette sur moi comme la terre sur un cercueil, et peut-être sa violence est-elle la clef qui ouvre mon cœur. Il y a dans ces lignes l’expression d’une peur primordiale,originelle, où désir et haine seraient mêlés inextricablement, où l’un des premiers gestes exercés par l’autre sur soi-même serait un geste d’agression, d’une volonté imposée par la violence.

« Continuons à jouer. L’art dramatique des bêtes féroces ». Comme dans Quartett, où Merteuil et Valmont « jouent » à être Madame de Tourvel et Cécile de Volanges, deux proies séduites par Valmont, dans Merteuil, variation, Merteuil « joue » à être Valmont et Tourvel dans ce qui se révèle être le rituel de la mise à mort (une nouvelle fois) de Madame de Tourvel. Les ombres familières d’Artaud et de Genet veillent en coulisse.

Frisson des identités mouvantes, obsession de la jouissance, angoisse de la mort, et parfois l’écho d’un rire salvateur qui est celui d’une liberté qui s’affiche sans pudeur et sans masque à une époque trop souvent marquée par un moralisme exacerbé.

La fonction de l’art du théâtre (s’il en a une) n’est pas d’apporter des réponses aux questions qui agitent la société des femmes et des hommes, mais d’exposer en pleine lumière, de la manière la plus crue, le théâtre des opérations de nos tourments intimes et collectifs.

Jean-François Matignon, 13 septembre 2020

ANDROMAQUE – Archives

En déroulant les fils enchevêtrés des passions amoureuses que met en scène Andromaque, Racine fouille la vertigineuse question du désir et démonte sa mécanique universelle : plus l’objet s’éloigne et plus le désir augmente. Mécanique ô combien dramaturgique ! Pour achever la démonstration et mener l’œuvre à sa forme tragique, Racine pousse le jeu à l’extrême et situe l’objet hors d’atteinte. Pour les personnages, les seules issues sont la mort ou la folie.

Malgré la démesure de la peinture, impossible de ne pas voir que la violence d’Hermione et de Pyrrhus, le délire d’Oreste et la cruauté d’Andromaque sont bien les nôtres. La puissance impérieuse du désir contient une sauvagerie qui menace, à tout moment, de démentir la raison et de renverser tous les ordres.

Impossible à chasser, difficile à apprivoiser, sa nature mystérieuse a beau être dérangeante, le désir est constitutif de l’être humain – aucune action ne pourrait exister sans lui, et le pire serait de s’en détourner.

Dans notre société moderne, hyper sensible au moindre danger, avide de contrôle et de « douceur », au point de donner, du désir, une image pathologique, la pièce de Racine provoque une sorte de collision historique à la fois abrupte et réjouissante.

Et si la violence contemporaine n’était plus de succomber à son désir, comme « une bête », mais de le nier, comme « un ange » ?

Une mise en scène centrée sur le jeu des acteurs : une distribution jeune, une scénographie épurée, sans décor, un travail au cordeau sur la langue française, pour une version moderne et réjouissante, dans un respect absolu de l’œuvre.