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BASTIEN BASTIENNE

Assis à son piano, le jeune Mozart fait ses gammes, sous l’œil vigilant de sa nourrice. Mais le petit prodige rêve déjà à son futur opéra, Bastien, Bastienne. C’est alors que l’histoire qu’il imagine prend soudain forme devant lui :

Bastien et Bastienne sont deux bergers amoureux l’un de l’autre. Mais Bastien, inconstant, s’est depuis peu laissé séduire par les attraits clinquants d’une châtelaine, et délaisse Bastienne.

Désespérée, celle-ci va demander conseil à Colas, le magicien du village, afin qu’il l’aide à reconquérir son amour perdu. Mais l’inquiétant sorcier compte bien profiter de l’absence de Bastien pour séduire sa promise…

Sur la scène d’un castelet verdoyant, trois chanteurs lyriques manipulent et prêtent leurs voix aux splendides marionnettes créées par Rafaël Estève. Connu pour sa participation à la série Le Manège enchanté, cet artiste d’origine espagnole nous plonge ici avec malice dans un univers coloré et fantaisiste, offrant sa propre version de cet opéra plein de naïveté et de fraîcheur.

L’AVARE – Troupe Épée de Bois

Notre lecture de L’Avare. Tant que nous n’admettons pas que la vie est un songe, une illusion, nous essayons d’acquérir des richesses, comme si le bonheur pouvait être enfermé dans un coffre-fort.

Harpagon sait qu’il a une fluxion de poitrine qui peut le conduire à la mort, alors il précipite son délire de possession et enterre son argent. Mais voilà qu’un ange envoyé comme une flèche par le dieu de l’amour arrive à temps et déterre le trésor, qui permettra aux jeunes amoureux de s’unir enfin.

Une troupe de comédiens traqués dans leur propre théâtre par des forces hostiles joue la pièce de Molière pour la dernière fois. Elle sait que toute richesse matérielle peut disparaître, mais non la flamme de la passion théâtrale. Ils l’emporteront avec eux dans le camion qui les conduira vers une destination inconnue.

Pour la Troupe de l’Epée de Bois,
A. Díaz-Florián

NATURE VIVE ET AUTRES POÈMES

Nature vive est une lecture performance en forme de traversée du deuil, de méditation sur les visages humains, d’hommage aux momies des Chachapoyas (peuple du nord du Pérou). Il s’agit d’un rituel où musique et poésie se rejoignent car elles se savent toutes deux héritières du chamanisme ancien.

 Les autres poèmes poursuivent ce cheminement. Extraits d’une épopée des épopées, ils revisitent des paroles héroïques à la portée universelle, et viennent rappeler qu’aèdes, griots et bardes sont aussi de cette lignée.

Patrick Quillier et  Sérgio Morais

SOUFFLES D’HIVER

Ce sera le temps de l’écriture, le temps du mouvement, pour sentir les saisons, même si on dit qu’elles sont bouleversées.

Fin novembre, l’énergie sera celle de l’entrée dans l’hiver, propice au cheminement intérieur, au repos de l’esprit et du corps.

Des exercices corporels basés essentiellement sur le Qi Qong* et le Tai Chi*, des exercices d’écriture sur le texte court, nous invitent à cette alchimie du corps et de l’esprit.

Dans la médecine chinoise, l’hiver est associé à l’eau et l’eau, au bleu profond presque noir. Le geste fluide et l’encre  sombre nous feront entrer dans le temps de froidure où la vie à bas bruit, continue de vibrer

 * Aucun pré-requis nécessaire

Horaires : Samedi 11H-18H – Dimanche 10H-17H

 Aspects pratiques :
Vêtements confortables, espadrilles pour l’intérieur et vêtements chauds pour l’extérieur.
Nous assurons thé, café et gourmandises pour les pauses.
Merci d’apporter à manger  pour les déjeuners de samedi et dimanche.
Dès l’inscription, nous verrons à équilibrer le salé /sucré

 

LES FRÈRES KARAMAZOV

« Il ne savait pourquoi il embrassait la terre, il n’essayait pas de se l’expliquer, pourquoi il avait un désir tellement irrépressible de l’embrasser, de l’embrasser tout entière, mais il l’embrassait en pleurant, et jurait avec ivresse de l’aimer, de l’aimer dans les siècles des siècles. » Aliocha (extrait).

Peut-on rêver un monde où nous, les hommes accepterions ce besoin irrépressible d’être vus tels que nous sommes dans nos profondeurs cachées et d’être mus par cette soif de l’autre : « tu es donc je suis » – des hommes tels que Dostoïevski ose les considérer dans leurs vertiges et leurs espoirs les plus fous ? Peut-on attendre du théâtre qu’il nous donne le courage de croire à ce monde-là, de le voir, de l’entendre, d’y goûter parce qu’une troupe de comédiens se serait réunie pour le manifester avec la chair, les combats, le talent apportés par chacun dans le chaudron de la création ?…

Car ces « frères », c’est nous bien sûr : Dmitri l’impétueux, mélange exalté de vice et de vertu, Ivan le ténébreux que révolte la question du sens et de la souffrance des enfants, Smerdiakov, le mal aimé, rongé par le venin de la vengeance et Aliocha, le pur… qui va devoir se salir en accueillant tout de ce monde, et qui ne trouvera la paix qu’en acceptant d’embrasser la terre mère, se rappelant les dernières paroles du Starets : « Pardonne à tous les humains pour tout. Pour tout et pour tous !» Sans compter Fiodor, le père indigne, bouffon dérisoire et grotesque, injustifiable et dont on se surprend tous à souhaiter la mort : « qui n’a pas souhaité la mort du père ? »

Immense et redoutable Dostoïevski, aujourd’hui plus que jamais peut-être, votre lumière nous est précieuse

LES SAMEDIS DE LA MEZZANINE

Mais qu’est-ce donc qui se passe… qui se dit… qui s’écrit… qui se lit…
Où ça ? Là-bas… Près du Bois…
Pour y aller…Où doit-on passer ?
A qui s’adresser ?
Il faut chercher…C’est compliqué ?
A vous de trouver…
Un seul indice autorisé
Mezzanine.

11  Octobre :  les retrouvailles : résolution de diverses questions qui se posent en cette nouvelle saison… C’est le moment de travailler dès potron-minet.

15 Novembre : les semailles :  solutions qui aident à  l’élaboration… Ce n’est plus le moment de barguigner.

13 Décembre : le repérage : fondation de l’ouvrage… C’est le moment de continuer avec opiniâtreté.

17 Janvier : l’étayage : confirmation d’un certain nombre de propositions…Avec le risque de ployer sous le faix.

14 Février : le bâtissage : composition soignée qui interdit à quiconque de s’esbigner.

21 Mars : le brochage : fabrication  qui s’accomplit comme il vous sied.

LE TESTAMENT DU PÈRE LELEU

Le père Alexandre est sur le point de mourir.

La Torine, sa servante (et plus!) depuis ses 18 ans, attend l’héritage qu’il lui a promis faute d’héritier. Mais le vieux n’a pas encore fait de testament.

La Torine arrivera-t-elle à le faire tester? Rien n’est moins sûr…

JOHN WHITELAW

Formé comme pianiste aux Etats-Unis, John Whi­te­law s’oriente vers le cla­ve­cin, qu’il étu­die à Mont­réal sous la di­rec­tion de Ken­neth Gil­bert. Il en­seigne en­suite le cla­ve­cin et la mu­sique vo­cale à l’Uni­ver­sité d’Ot­tawa.

Lau­réat des Concours In­ter­na­tio­naux de Bruges et de Paris.

Tout en se pro­dui­sant comme so­liste, il tra­vaille avec de nom­breux ins­tru­men­tistes et chan­teurs, ainsi qu’avec les dan­seurs. Il réa­lise un spec­tacle, « L’Amante In­vi­sible » avec Chris­tine Bayle et Fran­çois Raffinot de la Com­pa­gnie Ris et Dan­ce­ries, di­rigée par Fran­cine Lancelot. Il est le cla­ve­ci­niste at­ti­tré du « Five Cen­tu­ries En­semble », qui, dans un même pro­gramme, jux­ta­pose des œuvres du XVIe siècle jus­qu’au XXe siècle.

En 1975, John Whi­te­law ren­contre la so­prano Gerda Hartman avec la­quelle il se pro­duit régulièrement au cla­ve­cin, au piano et au forte-piano, dans un ré­per­toire qui couvre quatre siècles. Avec elle, il est ré­gu­liè­re­ment in­vité à don­ner des cours d’in­ter­pré­ta­tion de chant ba­roque et de Lied al­le­mand.

En 1983, il est nommé pro­fes­seur de cla­ve­cin au Conser­va­toire de Gand, et s’ins­talle à Bruxelles, d’où il conti­nue sa car­rière de so­liste, d’ac­com­pa­gna­teur, de chef de chœur et d’or­chestre.

En 1988, John Whi­te­law est in­vité à en­sei­gner le piano et l’his­toire de la mu­sique à l’Uni­ver­sité de Wes­tern Cape, en Afrique du Sud.

En 1990, il par­ti­cipe au Col­loque de la So­ciété de Mu­sique An­cienne de Nice « Ac­tua­lité du Ba­roque », en hom­mage à Scott Ross.

Membre du Deutsche Cla­vi­chord So­cietät, il donne ré­gu­liè­re­ment des ré­ci­tals au cla­vi­corde.

Ses en­re­gis­tre­ments com­prennent des œuvres pour cla­ve­cin seul de William Byrd, des so­nates de Do­me­nico Scar­latti, « L’Of­frande Mu­si­cale » de Bach. Il enregistre avec la soprano Gerda Hartman les Lie­der de Mo­zart au forte-piano, « Das Ma­rien­le­ben » de Hin­de­mith ainsi que des Lie­der de Hugo Wolf au piano.

LA BATAILLE CONTRE MON LIT

Une lumière douce, un immense lit, des couvertures et des oreillers partout. Une fois le public installé confortablement sous la couette avec les comédiens, l’histoire peut commencer…

Un matin, malgré l’appel de sa mère, un enfant ne peut pas sortir de son lit. Ce dernier est trop accueillant pour qu’il puisse le quitter et affronter la dureté du monde.

Après avoir envisagé de vivre dans son lit, après avoir imaginé un monde aussi doux et chaleureux que lui, après avoir livré une bataille âpre mais inutile contre ce compagnon fabuleux, l’enfant, encouragé par les parfums du pain grillé et du chocolat chaud, trouve finalement le courage de quitter la douce emprise de son lit…

Cette adaptation théâtrale de l’album jeunesse de Martin Page illustré par Sandrine Bonini (Editions Le Baron Perché) nous promène en musique à travers les délices du petit matin, entre le rêve et la réalité, l’éveil et le sommeil.

AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA

Retiré dans la montagne depuis 10 ans, Zarathoustra se sent prêt à redescendre parmi les hommes pour partager avec eux les richesses de sa pensée.

Sur le chemin qui le mène à la ville la plus proche, il rencontre un vieil ermite occupé à chercher des racines en forêt. Au cours de leur bref échange, Zarathoustra se rend compte que le vieillard a consacré sa vie à Dieu. Aussi préfère-t-il s’en aller de crainte de la priver du sens de son existence en lui révélant que Dieu est mort.

Ce thème central ouvre le voyage de Zarathoustra parmi les hommes. La mort de Dieu marque en effet le point de départ de la pensée du surhomme que Zarathoustra se propose de leur révéler : Dieu n’étant plus la finalité de la volonté humaine, il faut que l’homme se fixe un but immanent qui passe par son propre dépassement…

Par le truchement d’une interprétation théâtrale du Zarathoustra, nous souhaitons en faciliter l’accès. Notre idée est de créer les conditions singulières d’une rencontre avec le public à partir d’une prestation théâtrale et d’un commentaire explicatif entièrement consacrés à cette œuvre majeure.

Cette forme inédite d’expression, en ce qu’elle unit dans une même action théâtre et philosophie, se situe dans le prolongement direct de la démarche de Nietzsche chantant sa philosophie.

L’ambition de la compagnie est de réaliser l’intégralité de l’oeuvre progressivement, soit quatre spectacles commentés, représentant quatre périodes de créations théâtrales. A cette occasion, la seconde période (première partie du livre) sera représentée au Théâtre de l’Epée de Bois en alternance avec la première période (le prologue).

Jeudi 12 février à 20h30: Prologue
Vendredi 13 février à 20h30: Première partie
Samedi 14 février: 16h00 – Prologue, 20h30 – Première partie
Dimanche 15 février: 14h00 – Prologue, 16h00 – Première partie
Séances scolaires (Prologue) :
le jeudi 12 et vendredi 13 février
à 14h00