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LIBERTÉ AU-DELÀ DES FRONTIÈRES

Restitution du parcours artistique Femmes en Mouvement, Mouvement des Femmes et du Groupe de Paris 24.

Une performance collective réunissant les participantes du parcours artistique Femmes en Mouvement, Mouvement des Femmes et le Groupe de Paris 24 dans le cadre du parcours Dynamiques Inclusives.
Femmes en Mouvement, mouvements de femmes est un parcours artistique en collaboration avec France Terre d’Asile qui comprend un groupe de femmes réfugiées. Le Groupe de Paris 24, est composé de réfugié.es et de jeunes en voix de professionnalisation en danse et théâtre. Ce projet est soutenu par la Direction Culturelle de la Ville de Paris (DAC).

Autour du poème de Paul Éluard « Liberté », nous nous sommes rencontré·es en jouant avec les mots et les idées pour réécrire nos élans de liberté, ceux qui nous animent aujourd’hui.
Poésie des mots, chœur des corps, marche vers nos libertés : cette performance est une traversée sensible faite de rencontres partagées et d’instants suspendus.

Nous vous invitons à découvrir une performance qui marque une étape du parcours d’ateliers de théâtre et de danse contemporaine, mené en partenariat avec France Terre d’Asile en 2025 et le Groupe de Paris né en 2024, lors du projet européen La Nomad House.

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Liberté au-delà des frontières se déploie comme un tableau poétique vivant, à la croisée du théâtre, de la danse et de la poésie.

Une dizaine d’interprèt·es investissent le lieu, transformant in situ l’espace en un terrain d’expression et de résonance.

Chaque performance est pensée comme une rencontre singulière avec le lieu : un musée, une salle, une cour, une place publique — autant de contextes qui influencent le rythme, la spatialité et la respiration du groupe. L’espace devient partenaire, témoin et matière de jeu.

D’une durée d’environ quinze minutes, la performance s’organise comme une partition sensible : un chœur chorégraphique en donne la pulsation, tandis que s’en détachent des voix singulières, des éclats de textes partagés, des improvisations dansées, du slam, des respirations poétiques.
Le français y tient le rôle d’un langage commun, d’un espace d’accueil où se glissent, par touches, des mots et des sonorités venues d’ailleurs.

Dans une atmosphère intime et poétique, les participantes composent une fresque mouvante, éloge des libertés multiples — celles du corps, de la parole et de la rencontre.
Le public est invité à se laisser bercer par ces vibrations collectives, à écouter la résonance des mots et des gestes, et à partager ce moment suspendu où s’invente une liberté commune, au-delà des frontières.

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Compagnie Artistique Théâtre
L’Artistique Théâtre, née en 2004, se distingue par son engagement dans la création de spectacles vivants mêlant théâtre, danse contemporaine, musique et audiovisuel. La compagnie développe une démarche artistique de laboratoire, intégrant recherche documentaire, littéraire et artistique, tout en mettant l’accent sur le travail du corps, l’improvisation et le plurilinguisme.
Elle favorise également les échanges entre artistes et public, à travers répétitions ouvertes, conférences, débats ou rencontres, et a ainsi construit au fil de ses créations une identité artistique forte et singulière.

La transmission et la pédagogie occupent une place centrale dans la mission de l’Artistique Théâtre. La compagnie favorise les échanges entre des publics intergénérationnels et les artistes, créant ainsi une connexion significative qui enrichit l’expérience. À travers ces interactions, la compagnie cherche à élargir les horizons culturels et à susciter des réflexions profondes sur la condition humaine.
Au cœur de tous les projets de la compagnie se trouve la valeur fondamentale de la dignité humaine.
Cette préoccupation éthique guide les choix artistiques et oriente la vision de l’Artistique Théâtre vers la création d’un vivre-ensemble plus juste, égalitaire et inclusif. La compagnie utilise la puissance de la création artistique comme moyen d’expression pour s’engager activement dans la construction d’une société plus harmonieuse.

Avec France Terre d’Asile
Avec le soutien de la Direction Culturelle de la Ville de Paris 

13 LUNES POUR MES SŒURS

13 Lunes pour mes Sœurs

Dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Le Théâtre de l’Épée de Bois a proposé à notre compagnie de présenter 13 Lunes pour mes Sœurs déjà présenté dans le cadre des Journées du Matrimoine organisées par HF Île-de-France à la MVAC 75011 Paris et à la Bibliothèque du Chesnay Rocquencourt en Yvelines.
La route continue autour de notre lecture spectacle. Nous partagerons avec vous dans le foyer du Théâtre, les fragments de vie en récit, poésie, musique , chansons, des poétesses et autrices, Marceline Desbordes-Valmore, Louise Ackermann, Emily Dickinson, Christina Rossetti, Marie Krysinska, Marie Nizet, Valentine de Saint-Point, Renée Vivien, Else Lasker-Schüler, Cécile Sauvage, Catherine Pozzi, Marina Tsvetaeva, Claude Cahun.
Toutes ces poétesses et autrices ont un point commun, celui d’avoir été empêchées d’aller en totale liberté sur le chemin. Et elles ont résisté. Il y a une telle réunion entre la pensée, la création, dans leur lutte, leur combat pour les libertés d’être tout simplement que ni le Plagiat, la misogynie, la guerre, l’exil, la maladie, n’ont pu arracher leur force de vie côtoyant la mort.

Odile Michel

Par
la Compagnie En Toutes Libertés

Avec

Odile Michel | écriture dramaturgique
Tatiana Karma | interprétation
Emilie Momplay | interprétation, musique, chant

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HF Île-de-France
Est une association au cœur de la Citée Audacieuse, un lieu incontournable pour faire entendre la voix des femmes.
L’association HF Île-de-France est née en novembre 2009, à l’initiative de femmes et d’hommes travaillant dans le domaine du spectacle, de la radio et du cinéma. Elle s’inscrit dans la fédération inter-régionale du Mouvement HF, composée de 9 collectifs comprenant plus de 1000 adhérent.e.s.
HF Île-de-France a pour objet le repérage des inégalités entre les femmes et les hommes dans les milieux de l’art et de la culture, la mobilisation contre les discriminations observées, et l’évolution vers la parité.
L’association contribue à l’orientation des politiques publiques et des actions artistiques et culturelles vers l’égalité réelle femmes/hommes : dans la distribution des postes de responsabilité et des moyens de production, dans la composition des jurys et des instances de décision, dans les programmations, etc.

Notre équipe
Les instances de direction d’HF Île-de-France (bureau et CA) se composent de 6 bénévoles, entouré·e·s par un réseau actif d’adhérent·e·s dans le cadre de groupes de travail thématiques et d’actions ciblées.
L’association compte également un·e coordinateur·trice salarié·e et, le cas échéant, un·e stagiaire ou un·e volontaire en service civique. Tou·te·s les adhérent·e·s sont invité·e·s aux réunions et évènements organisés par l’association, pour entendre, échanger et participer.

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La Cité Audacieuse
Est une association culturelle située au 9 rue de Vaugirard, paris 6e.
Oser. Créer. Rassembler.
La Cité Audacieuse est née d’un rêve simple mais ambitieux : offrir un lieu pérenne, vivant et ouvert, entièrement dédié à celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Ce rêve, nous l’avons transformé en réalité au cœur de Paris, dans une ancienne école devenue un laboratoire d’engagement, de solidarité et d’innovation sociale. Ici, tout porte l’empreinte de l’audace, au sens du courage qui brave les obstacles, les habitudes et les goûts dominants, l’audace donc, de toutes les militantes, bénévoles, juristes, artistes, entrepreneures et allié·e·s qui refusent de baisser les bras face aux inégalités et aux violences.

La Cité Audacieuse : un lieu vivant et engagé, où l’on croit en la force du collectif, en la puissance de la sororité et en la beauté de l’engagement.

La Cité Audacieuse, c’est un écosystème unique en France : un lieu de travail pour les associations féministes, un espace de dialogue pour les citoyen·ne·s, un café associatif, un studio de podcast, des événements, des formations, des permanences juridiques. C’est un lieu de vie, de lutte, de transmission.
Mais surtout, c’est une utopie. Celui d’une société qui reconnaît enfin que les droits des femmes ne sont pas une option, mais une condition essentielle de la démocratie.
À toutes celles et ceux qui franchissent nos portes : bienvenue dans un lieu où l’on croit en la force du collectif, en la puissance de la sororité, et en la beauté de l’engagement.
Continuons à oser. Ensemble.

Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des Femmes

FILS DE CHIEN (manifeste autophage – I -)

Plus de place de disponible pour Fils de Chien mais vous pouvez encore prendre des places pour L’Alphabet des Providences, le second spectacle de la compagnie en suivant ce lien : L’Alphabet des Providences
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« Le Chien serait heureux s’il avait la chance de vous voir. Je pense à lui. Nous pensons tous à lui. Vous aussi vous pensez à lui, pour la simple raison que nous pensons par lui…».

Le temps d’une soirée, vous serez invités à retraverser les principaux événements de la vie du Chien, figure mythique mi-homme mi-bête, parvenu à renverser les derniers tabous d’une société sur le déclin. Ce récit viendra justifier son goût pour la chair humaine, ses amours contrariées avec une funambule obèse et la fascination progressive dont il fut l’objet pour ce qui s’est appelé notre Humanité.

Inspiré par la vie et l’œuvre de Vladimir Slepian, auteur mystérieux de la fin du XXe siècle, vraisemblablement mort de faim à Paris en 1998, cette création aura été l’occasion pour l’équipe artistique du Théâtre de la Suspension de partir à la recherche de ses fondamentaux poétiques. Il fallait que la dramaturgie, la scénographie et l’univers sonore puissent atteindre une densité maximale afin de constituer un appui solide pour le comédien seul en scène. Le motif de la dévoration est peu à peu apparu comme le biais permettant de reconsidérer de façon originale notre manière de faire société. Qui dévore qui ? Pour qui ? Pourquoi certains mangent quand d’autres sont mangés ?

COMMENT TOMBENT LES ROIS

Comment tombent les Rois plonge dans la tourmente révolutionnaire française, de 1788 à 1794, à travers la saga d’une fratrie. Nicolas, pupille d’une aristocrate, reçoit l’enseignement des Lumières et devient avocat, animé par le désir d’une monarchie parlementaire et d’une société plus égalitaire. Gabriel, son demi-frère, génie libre et provocateur, refuse les carcans académiques et met son talent de dessinateur au service du journal L’Ami du Peuple, se rapprochant de Marat. Marianne, demi-sœur ambitieuse et artiste elle aussi, lutte pour exister en tant que femme mais succombe aux charmes du Marquis, sacrifiant ses idéaux pour la sécurité et le prestige.

La pièce raconte la montée des tensions, l’effondrement des idéaux et l’embrasement des passions. Nicolas, député modéré et amoureux de Manon Roland, est déchiré entre fidélité familiale et engagement politique. Gabriel, consumé par sa haine de l’aristocratie et du clergé, devient juré du tribunal révolutionnaire, implacable et inflexible. Marianne oscille entre ambition et renoncement. En 1793, arrestations et exécutions bouleversent leurs vies.

Inspiré par Les Dieux ont soif d’Anatole France, Comment tombent les Rois montre les idéaux des Lumières – liberté, égalité, raison – engendrant la Terreur. Un spectacle foisonnant, porté par une troupe de dix comédiens, mêlant projections, décors et costumes, où la fragile grandeur des hommes se heurte aux orages de l’Histoire.

LA CABANE DE L’ARCHITECTE

Le 27 août 1965, au cours d’un été qu’il passe à Roquebrune-Cap-Martin, Le Corbusier se noie au pied de son cabanon de vacances. La pièce s’ouvre au moment où, devenu architecte, Robert Rebutato, apprend sa disparition. Devant son cercueil, il se remémore leur rencontre, l’apprentissage auprès du maître, ces quelques décennies d’une aventure artistique, intellectuelle et humaine. Ses conversations avec Le Corbusier, lors des nombreux séjours de l’architecte à l’Etoile de mer, font naître chez ce jeune garçon niçois une vocation pour l’architecture qui le mènera jusqu’à la création de son propre atelier en 1965. La pièce de théâtre propose une traversée, des prémices de l’habitat moderne à nos jours, à travers le regard de Robert enfant, puis adulte … et livre avec verve, humour et énergie le parcours initiatique et pittoresque de cet apprenti architecte. Cette proposition est une célébration lumineuse de la valeur de la transmission : les théories, les visions architecturales, les savoir-faire légués par Le Corbusier à Robert Rebutato et à la postérité. Le théâtre prolonge ici la pérennité de l’œuvre du Corbusier ; le pouvoir de la transmission « orale » s’associe au pouvoir théorique, graphique et visuel de l’architecture pour entrevoir et incarner sur les planches les productions emblématiques de la période moderne.

Le spectacle se déploie à partir d’un lieu inspirant : le cabanon, “petite baraque en rondins de bois posée devant la Méditerranée ». Adossé à la guinguette “L’Etoile de mer”, le cabanon est l’archétype de la cellule minimum, fondée sur une approche ergonomique et fonctionnaliste. Renouant avec le mythe de la cabane primitive, l’habitat est bâti selon les règles de dimensions du “Modulor” qui concentre dans un espace minimal différentes fonctions. Vernaculaire et rustique, le Cabanon est un manifeste d’architecture moderne, devenu icône, objet d’innombrables expositions et publications à travers le monde.

Extraits de presse

La pièce explore la magie de cette rencontre sous forme d’étapes d’un voyage, à partir d’une main tendue : celle d’un homme célèbre qui ouvre le monde à un gamin destiné au départ à être plombier. 
Dans une scénographie géométrique et subtile,  superbes costumes et lumières.
Une vraie réussite.
Artistik Rezo

Un émouvant parcours initiatique qui montre qu’il faut toujours croire en ses rêves…
classsiquesenprovence.fr

Pièce à la fois captivante, instructive et distrayante.
Froggy’s Delight

Une célébration lumineuse de la valeur de la transmission.
Architecture et collection

Nous nous sommes délectés de cette histoire, belle et captivante, peu connue, où les pointes d’humour font mouche, où la musique nous transporte, c’est du très beau théâtre.
Les Arts liants

Instructive, alerte et astucieuse, la pièce laisse émerger un optimisme obstiné malgré l’adversité, révélant entre générosités et petitesses les parcours de vie du maître et de l’élève. Tout est vrai.
La Terrasse

Le Corbusier avait le genre de pittoresque qui fait un bon personnage de théâtre.
Libération

LA BOHÈME – Opéra Studio

La Compagnie Lyricando propose deux œuvres « phare » de l’opéra italien du XIXᵉ siècle.
Toutes deux dressent un portrait de femme que la maladie emporte et dont la condition sociale détruit toute possibilité d’accéder au bonheur et à l’amour.

Des générations d’auditeurs se sont reconnues et se reconnaissent encore dans ces deux figures qui disent les espoirs et les vicissitudes de la vie avec ce que l’art lyrique sait transmettre de plus sublime et de plus bouleversant.

Nous avons voulu mettre en regard les deux titres afin de confronter deux visions différentes d’une même thématique. La Traviata prise comme illustration parfaite de l’opéra romantique italien et La Bohème comme témoin d’une mutation dans notre vision de l’aventure humaine qui nous projette dans la modernité. Le résultat de cette approche nous amène à présenter les deux œuvres sous forme de diptyque intitulé Aimer, dit-elle. Ce qui ressort de cette expérience ne peut être perçue qu’en considérant les deux œuvres dans une continuité.

Chaque œuvre sera présentée accompagnée au piano dans une version réduite d’une heure vingt environ.

La Bohème, Giacomo Puccini, 1896, d’après les Scènes de la vie de Bohème de Henry Murger.

Un groupe de jeunes artistes dans le Paris du milieu du XIXᵉ siècle. Mimi rencontre Rodolphe et c’est du difficile art d’aimer que va traiter l’opéra. Un art désormais soumis à une série de questionnements qui condamnent le tragique romantique au fait divers.

LA MOUETTE

Le silence du Poète, entre mutisme et impulsivité, il ne trouve que dans l’exil de l’écriture les échos de ses tourments. L’écrivain pris dans un double jeu de miroir aura tenté en vain de nous avertir de cet égarement qui détruit toutes nos aspirations. La comédie tourne à la tragédie quand les enjeux de l’Amour sont restés lettre morte. La Muse inanimée au bord du lac de ses propres rêves. Suicide ou réveil ? Théâtre des théâtres illusoires, ainsi commence la pièce.

Projet Tchekhov

La Mouette et Oncle Vania présentent la même structure en quatre actes non découpés en scènes. Nous proposons de permettre aux spectateurs d’établir des juxtapositions entre ces deux œuvres, jouées en miroir.

Les liens Père/ fille – Mère/ fils.
Kostia et Sonia côte à côte dans leurs relations avec leur parentèle. Il se sent négligé et rejeté par sa mère, qui ne reconnaît pas son talent Elle, n’est prise en compte par personne.

Les rêves brisés de Nina trouvent leur reflets dans ceux de Vania. Les illusions volent en éclat. Les relations amoureuses sont contrariées dans un enchevêtrement semblable entre les deux œuvres. L’aliénation de l’héritage, la perte d’un bien fondateur de la famille est l’élément déclencheur de la dramaturgie.

Les thèmes récurrents dans l’œuvre d’Anton Tchekhov.
Cette vie n’a été que mascarade, rien n’a eu lieu en dehors de nos illusions… Au fond, une question se pose : « Pourquoi les enfants doivent-ils porter la charge de la dette des manquements des parents ? »

KAFKA, à propos…

Kafka, à propos… est composé de :

L’instituteur de village – Les 7, 9, 14 et 16 mai – Claude Guyonnet
– Extrait –
Ceux qui – je suis du nombre – trouvent déjà repoussant une petite taupe banale auraient vraisemblablement été tués par leur répulsion s’ils avaient vu la taupe géante qui, voilà quelques années, fut observée à proximité d’un petit village, qui du coup, acquit une certaine notoriété éphémère. À présent, il est à vrai dire retombé dans l’oubli depuis longtemps déjà et ne fait que partager l’obscurité où a sombré tout le phénomène, demeuré totalement inexpliqué, mais que l’on ne s’est pas non plus beaucoup efforcé de tirer au clair, et qui, par suite de l’inconcevable négligence des milieux qui auraient dû s’en soucier et qui se soucient effectivement avec zèle de choses bien plus futiles, a été oublié sans avoir été examiné de plus près. Le fait que le village se situe très loin du chemin de fer ne saurait en tout cas excuser la chose, beaucoup de gens arrivèrent par curiosité de très loin, même de l’étranger, seuls ceux qui auraient dû manifester plus que de la curiosité ne vinrent pas.

Nouvelles et récits
Traduction Jean-Pierre Lefebvre, éditions Gallimard
2018 P.564

En construisant la muraille de Chine – Les 8, 10, 15 et 17 mai – Gilles Masson
– Extrait –
La muraille de Chine a été achevée en son point le plus septentrional. Partie du Sud-Est et du Sud-Ouest, la construction a été réalisée jusqu’au point de jonction situé ici. Ce système de construction fractionnée a également été adoptée à plus petite échelle, au sein des deux grandes armées de travail, l’armée de l’Est et l’armée de l’Ouest.
On constituait des bataillons d’environ vingt ouvriers à qui étaient confié le soin de réaliser une fraction de muraille d’environ cinq cent mètres de longueur et un bataillon voisin venait alors à leur rencontre en construisant une portion de muraille de longueur similaire. Une fois la jonction réalisée, cependant, on ne poursuivait pas la construction en reprenant à l’extrémité de ces mille mètres, mais on préférait envoyer les bataillons d’ouvriers travailler à la construction de la muraille en de toutes autres contrées. De la sorte apparurent bien entendu de nombreuses et grandes béances qui ne furent lentement comblées que par après, et même, pour certaines, bien après la construction de la muraille. On dit même qu’il existe des béances qui n’ont pas du tout été obturées.

Nouvelles et récits
Traduction Jean-Pierre Lefebvre, Éditions Gallimard, 2018, P.643

Le Secret d’Amalia, un chapitre du Château – 7-17 maiValentine Catzeflis, Matthieu Marie, Mathilde Marsan
Le Château, (titre original Das Schloss), écrit en 1922 est le troisième et dernier roman de Franz Kafka (1883-1924), inachevé, comme le sont L’Amérique et Le Procès. Il est une métaphore de la vie humaine et de la quête, vaine, mais obstinée, de sens. L’ouvrage est publié en 1926 à titre posthume à l’initiative de Max Brod, ami de l’auteur. Franz Kafka est mort le 3 juin 1924 au sanatorium de Kierling, près de Vienne.
Le récit suit les aventures de K., qui se bat pour entrer en contact avec les autorités du village où il vient d’arriver, Il est étranger et cherche à officialiser son statut d’arpenteur. Mais le château sombre et irréel où résident les fonctionnaires est inaccessible. Cet édifice surplombe le village et abrite toute l’administration, il est impénétrable et investi d’une autorité que personne ne mesure vraiment.

– Extrait –
Olga : Est-ce que tu veux vraiment savoir ?
K : Pourquoi est-ce que tu me demandes cela, si c’est nécessaire, je veux le savoir,
mais pourquoi me poses-tu cette question ?
Olga : Par superstition, tu seras entraîné dans nos affaires, tout en étant innocent,
pas beaucoup plus coupable que Barnabas.
K. : Raconte vite, je n’ai pas peur. Avec ton anxiété de femme, tu rends les choses
pires qu’elles ne sont.
Olga : Juge par toi-même, ça a d’ailleurs l’air très simple, on ne comprend pas tout
de suite comment ça peut avoir une si grande importance.

Le Château,
Le Métier de messager. Trad.
Jean-Pierre Lefebvre, éditions Gallimard 2018, p. 702

LE RÉCIT DE LA SERVANTE ZERLINE

Une autre anonyme.

La servante Zerline fait partie d’une série de portraits qu’Hermann Broch a essayé de saisir de ceux qui habitaient le temps qui a précédé l’arrivée d’Hitler au pouvoir.
Zerline est comme les autres personnages qu’il s’est efforcé d’épingler, « apolitique » dans la mesure où ils ne se sentent pas concernés par la politique et ne sont d’ailleurs pas en mesure de l’être. Ils flottent dans un brouillard sombre et nébuleux. Aucune de ces silhouettes n’est en quoi que ce soit « responsable » de ce qui va arriver.
C’est justement cet état spirituel et moral qui a rendu possible la catastrophe qu’allait connaître le pays de Goethe.
L’indifférence à la politique est en fait une perversion morale qui permet un état des choses qui semble être le nôtre aujourd’hui.
Bernard Sobel

INVITATIONS SONORES – CARTE BLANCHE À JÉRÉMY SIMON

Dans le cadre de son « campement », la Coopérative 326 a décidé de proposer à Jérémy SIMON de porter tous les samedis à 19h une série de concerts, Carte Blanche lui donnant l’opportunité de développer durant 6 semaines l’expression du message artistique qu’il porte.

Il a imaginé cette série de 6 concerts en 4 actes, telle une pièce de théâtre traitant des liens tissés et invisibles qui guident notre existence.

L’accordéon chromatique de concert (bayan) et l’accordina accompagnent Jérémy SIMON sur scène.
Son jeu fort d’une expressivité sensible, énergique et puissante emmène les spectateurs dans un voyage musical inédit et émouvant, métissage des esthétiques classique, jazz et traditionnelle dans lesquelles il a grandi.
Cette singularité de parcours l’amène à évoluer dans des ensembles d’univers radicalement différents : du jazz aux musiques traditionnelles du monde, de la chanson au rock, de la musique contemporaine au monde classique.
Spécialiste de l’improvisation, il est aussi un habitué de l’exercice de la composition ou de l’écriture littéraire. Ce qui le passionne est la rencontre et le partage des cultures : il échange avec des artistes du monde entier (Cuba, Brésil, Maroc, Angleterre, Iran, Arménie, Algérie, Bretagne).

ACTE 1 : Solidarité(s)
Liens tissés entre les vivants – Jazz du monde
par le Jérémy SIMON 5tet
​Samedi 04 et 11 Octobre 2025, 19h

Pour la première fois de sa carrière, Jérémy SIMON décide de donner vie à l’univers musical qu’il incarne, celui qui se construit en lui depuis tant d’années. Ce monde sonore qu’il offre est le fruit du mélange des couleurs de la large palette des expériences de ce musicien aux multiples facettes.
Sans filtre, il livre avec le Jérémy SIMON 5tet les émotions et l’énergie qui sont présentes au plus profond de son être.
Entre jazz et volupté, entre intimité et explosion d’énergie, la musique du compositeur accordéoniste vous invite à un voyage insolite et émouvant.
Le premier opus du projet, SOLIDARITÉ.S, explore les liens si étroits tissés entre les individus, entre les êtres humains. Il interroge sur le rapport à l’autre, sur le rapport au monde qui nous entoure et sur le rapport à soi. Chaque lettre du titre apporte un mot, une sensation décrite poétiquement par le compositeur. Cet opus est une ode à la bienveillance et à l’écoute de sa paix intérieure.

Distribution :
Jérémy SIMON (accordéon de concert, accordina, voix)
Romaric BOUGÉ (trompette) apporte la sensibilité et la justesse du son de sa trompette. Grand spécialiste du jazz, il est directeur de l’Orchestre de Jazz de Bretagne et joue dans différentes formations en Bretagne, comme Kendirvi ou le Wipidoup jazz band.
Emmanuelle BRUNAT (clarinette basse) offre la rondeur et la délicatesse de sa clarinette basse. Premier prix du CNSM de Lyon, elle évolue dans différentes formations qui explorent le métissage des cultures, comme le Collectif La Boutique, le PMO (Paris Mozart Orchestra) ou le duo Accord’ébène.
Nicolas KERVAZO (piano) partage son ouverture esthétique et la technicité harmonique de son jeu pianistique. Plus connu comme guitariste (Arvest, Konoz, Fabienne Marsaudon), il retrouve dans ce projet artistique son premier instrument de coeur, le piano. L’improvisation musicale est sa spécialité.
Jérôme KERIHUEL (batterie, percussions) colore la musique du quintet de la magie de ses percussions et de son jeu si singulier, métissage du jazz et des musiques traditionnelles du monde. Il a parcouru les continents avec différentes formations (Didier Squiban, Dan Ar Braz, Ndiaz), notamment avec ses tablas.

ACTE 2 : Reflet(s)
Liens construits entre l’inspiration et la création – jazz breton et contemporain
par Rozenn LE TRIONNAIRE & Jérémy SIMON
​​Samedi 18 Octobre, 19h
​Improbable rencontre musicale, voyage artistique exaltant.

Créé en 2021, le duo constitué de Rozenn LE TRIONNAIRE et Jérémy SIMON explore un répertoire au croisement entre la musique classique, le jazz et la musique traditionnelle bretonne. L’univers du pianiste et compositeur Didier SQUIBAN est la matière qui a inspiré la création de ce concert intitulé « Reflets / Skeud ». Cet artiste breton a d’ailleurs produit le premier album du duo, sorti en mars 2024.
Le concert est parsemé de compositions du pianiste breton et de pièces écrites tels des reflets de ces œuvres par Jérémy SIMON.

Émotion, chaleur, virtuosité et évasion sont les mots qui définissent l’expression de ce projet artistique.

Distribution :
Rozenn LE TRIONNAIRE (clarinettes) enregistre en orchestre de chambre sous la direction de Trevor Pinnock et se produit en soliste avec l’Orchestre Philharmonique du Liban et l’Orchestre du Presteigne Festival (Pays de Galles). Diplômée de la Royal Academy de Londres et passionnée par ses collaborations variées avec Pierre Boulez ou encore Albin de la Simone, Rozenn intègre en 2020 l’ensemble Contraste. Elle a enseigné à l’université de King’s College, au conservatoire Berlioz à Paris, et donne désormais des masterclasses en France, Chine, Tunisie et au Maroc.
Jérémy SIMON (accordéon de concert, accordina)

ACTE 3 : Humain(s)
Liens entre l’Homme et le monde qui l’entoure – concert-lecture d’inspiration bretonne contemporaine
par le duo COMME UN SOUFFLE
​Samedi 25 Octobre et Samedi 01 Novembre, 19h

Ce spectacle vous propose d’entrer dans l’univers poétique de la littérature.
Les compositions de l’accordéoniste diatonique Morgane SIMON y rencontrent les improvisations de l’accordéon chromatique de concert de Jérémy SIMON, le temps d’un concert lecture proposant une réflexion sur la vie, l’existence.
La musique d’inspiration bretonne, accompagnée de façon contemporaine, rencontre les réflexions d’écrivains talentueux (Bauchau, Jaccottet, Schmitt, Blanckaert, Rimbaud).
Le temps de ce spectacle, les deux accordéons ne forment plus qu’un, petit et grand soufflets se rassemblant « comme un souffle… »

Distribution :
Morgane SIMON (accordéon diatonique, lectures) est une enseignante de Français au collège et artiste musicienne, originaire de Bretagne, née en 1985. Passionnée de littérature, elle aime mettre en musique les mots et les maux.
L’accordéon diatonique est pour elle un moyen d’expression : il met en lumière ce que les écrits ne peuvent exprimer et donne force aux propos. Elle joue pour le plaisir, le partage et la joie et a officié durant de nombreuses années dans diverses formations musicales bretonnes.
Jérémy SIMON (accordéon de concert, lectures)

ACTE 4 : Origine(s)
Liens entre l’histoire d’un lieu, la Cartoucherie, et les individus qui le côtoient – concert dessiné improvisé
par Gildas JAVA & Jérémy SIMON
Samedi 08 Novembre, 19h

Les artistes Gildas JAVA (dessinateur) et Jérémy SIMON (musicien) du Collectif Mosaïque croisent leurs expériences d’improvisateurs des traits et des sons pour aller à la rencontre de l’histoire de chacun, de notre genèse, de vos racines.
Toute la durée du “campement” de la Coopérative 326, le musicien breton va aller à la rencontre des personnes qui gravitent autour de la Cartoucherie de Vincennes en collectant et enregistrant leurs témoignages quant à l’histoire de ce lieu emblématique.
Le temps de ce spectacle/performance, Gildas et Jérémy donnent la parole à ces faiseurs du quotidien, aux acteurs, aux employés, au public de la Cartoucherie de Vincennes. Ils mettent en musique et en dessins les voix de toutes ces personnes et racontent ainsi l’histoire du lieu à travers le récit romancé d’un vieux facteur.

Distribution :
Gildas JAVA (dessin) est un dessinateur breton qui a fait ses armes aux éditions Déméter pour qui il a dessiné la série La IIe rédemption. Il a également collaboré au collectif Brest en bulle pour les éditions Le Télégramme. De 2023 à 2024, il collabore avec le journaliste Yvonnick DENOËL et dessine la bande-dessinée documentaire “La Fortune de Poutine” aux éditions Nouveau Monde. Il est spécialisé dans l’exercice du dessin en direct.
Jérémy SIMON (accordéon de concert, voix)