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IF MUSIC BE THE FOOD OF LOVE

If Music Be the Food of Love est un spectacle faisant dialoguer les Sonnets de Shakespeare et ses chansons, mises en musique par de grands compositeurs. Un périple littéraire et opératique, sous la forme d’une fiction contemporaine. 
 
Dans un espace énigmatique, un poète est entouré d’une accordéoniste et d’un électroacousticien qui « nourrissent » son inspiration amoureuse. Délaissé par son amant, le Poète exprime ses sentiments multiples, comme un testament, un chant du cygne poignant…
 
À travers l’œuvre la plus intime de Shakespeare, If Music Be the Food of Love nous plonge dans une fresque métaphorique qui explore nos tourments et nos passions, tout en interrogeant notre monde, à la fois cruel et sublime.

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Les Sonnets, oeuvre emblématique de Shakespeare, sont le fil conducteur de ce spectacle musical imaginé par Alexandre Martin-Varroy. Dits en français, ils sont accompagnés par une partition électroacoustique créée sur mesure, jouée en direct, qui enveloppe le public d’un écrin sonore introspectif et délicat.
 
Les thèmes abordés dans les Sonnets embrassent la grandeur de l’amour, la passion, la jalousie, le doute, l’interdit, le pouvoir poétique de la langue, la fuite de la jeunesse, la marche inexorable vers le déclin et la mort, richesse et pauvreté, pouvoir et servitude, guerre et tyrannie, injustice… Nous sommes au cœur de l’expression la plus large du poète anglais, plus que jamais visionnaire de notre monde contemporain.
 
Les poèmes sont ponctués par un florilège de chansons sélectionnées au sein des grandes pièces de l’auteur (Hamlet, Le Songe d’une nuit d’été, La Nuit des rois, Les Deux Gentilhommes de Vérone, Comme il vous plaira, Le Marchand de Venise, Cymbeline) mises en musique par de grands compositeurs d’hier et d’aujourd’hui. Les chansons sont accompagnées à l’accordéon, instrument aux mille facettes, sensuel et mystérieux.
 
Pour enrichir ce périple littéraire et opératique, plusieurs pièces inattendues à l’accordéon solo vous guideront encore plus loin, aux portes de tous les possibles imaginaires… 

La scénographie d’Aurélie Thomas parachève la densité onirique du spectacle. Elle forme avec l’aide des lumières un décor pictural contemporain et fantasmagorique, qui invite le public à un voyage tout aussi sonore que visuel.

« C’est le même Shakespeare qui écrit Hamlet et les Sonnets. Un rythme emporte et soutient les poèmes et les pièces de théâtre, où l’on entend et reconnaît une même voix. Pour le dire clairement, les Sonnets de Shakespeare sont donc des textes à dire, autant que des textes à lire. » Jean-Michel Déprats – traducteur des Sonnets (La Pléiade).
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Le dimanche 7 décembre à 16h30  – CONFÉRENCE
Autour du spectacle, rencontre avec Jean-Michel Déprats
traducteur des Sonnets de Shakespeare (VIIIe et dernier volume des Oeuvres complètes de Shakespeare – Sonnets et autres poèmes, Gallimard – La Pléiade, parution 2021)

Conférence animée par :

Jean-Michel Déprats,
traducteur et directeur de publication des Oeuvres complètes de Shakespeare à la bibliothèque de La Pléiade (Gallimard)

Anne-Marie Miller-Blaise,
universitaire spécialiste de Shakespeare et assistante de Jean-Michel Déprats à la traduction des Sonnets

Alexandre Martin-Varroy,
auteur et concepteur du spectacle If Music Be The Food Of Love, Sonnets et chansons de William Shakespeare

Avec la participation de
Julia Sinoimeri, accordéon

Durée : 1h45

CONTRESENS

CONTRESENS est une pièce clownesque de théâtre gestuel, visuel, acrobatique, et d’objets, qui explore l’existence et les frontières entre Vie et Mort de manière sensorielle, au sein d’une « société inventée » qui avance vers l’extinction de soi et la mécanisation de l’esprit.

La notion d’étranger, ainsi que le rapport à l’identité, à la technologie et à l’Autre y sont interrogés jusqu’à l’absurdité. Comment peut-on exister aujourd’hui, en société, en restant soi-même ?

L’histoire commence dans une journée ordinaire de la vie de CARA, secrétaire du département de la culture de la ville de Namdal, qui, comme chaque jour de la semaine, reste de 9 h à 17 h dans son « bureau-mobile », un bureau attaché autour de son corps. Mais alors qu’elle rentre chez elle, un accident se produit… Bouleversant le cours de son existence et l’entraînant dans des réalités jusqu’alors inimaginables, CARA meurt.

Elle deviendra l’esprit de ses anges et le corps de ses démons dans une traversée au sein de son propre Hadès.

Est-ce cela d’être mort ? Ou peut-être vivant ?

Un parcours initiatique, immersif et existentiel qui invite à devenir observateur de sa propre vie et à reconsidérer les codes et normes sociales.

VINCENT RIVER

Vincent River, le fils d’Anita est retrouvé mort atrocement mutilé, dans une gare désaffectée, lieu de rencontres homosexuelles. Le quotidien d’Anita, sa mère, livrée aux médias et aux remarques persistantes homophobes, a basculé. Elle a décidé de déménager. Mais qui donc est ce jeune homme qui la suit depuis des jours. Que veut-il ? Anita décide de le faire entrer chez elle. C’est lui, Davey et sa petite amie qui ont découvert le corps de Vincent. Depuis Vincent hante Davey. Il vient voir Anita pour exorciser le fantôme du mort. Mais est-ce la raison de sa seule présence ? Alors s’amorce un ballet cruel entre Anita et Davey. Entre souvenirs altérés, rêves, mensonges et faux-semblants, Anita et Davey passeront ensemble le temps qu’il faudra pour reconstituer, à eux deux, toute l’histoire de Vincent River. A ressusciter la mémoire des anges, qui se brûlera les ailes ?

Tout est fragmenté : les paroles, les souvenirs les désirs et les faux-semblants. A mesure de l’engagement et du lâcher prise des personnages, la parole se libère sous forme de confidences, révélant ainsi les deux vies étrangement liées…pour un temps.

Sans autre décor d’un appartement en cours d’emménagement, encombré de cartons, lieu transitoire entre deux existences, le spectateur est transporté dans différentes époques, évoquées par les personnages de manière brutale et crue. Ces évocations se contredisent parfois mais peu à peu dessinent une mosaïque traduisant l’aveu terrible de ce qui s’est passé. L’avancée dans la connaissance de la vérité se fait par bribes, de manière non linéaire, non chronologique, comme « dans la vraie vie ». Ces deux personnages expriment une volonté de lever le voile, de transformer culpabilité en responsabilités partagées…Vincent aussi a sa part

Dans Vincent River, le mystère entourant le point de départ converge peu à peu vers l’éclaircissement des secrets. C’est en pleine lumière qu’à lieu ce face à face avec la vérité. Le récit final de Davey n’épargnera à la maman éplorée aucun détail sur les activités de son fils. Anita se voit forcée de voir en face cette homosexualité qu’elle avait toujours niée. Celle qui a elle-même été victime d’exclusion, est renvoyée à sa propre intolérance.

Vincent River évoque une homophobie primaire. Mais aussi, en arrière-plan, une intolérance moins spectaculaire, et pourtant tout aussi violente, mesquine, faite de médisances, de jugements expéditifs, de rejet. Un niveau d’ignorance très élevé dont on aimerait croire qu’il appartient au passé. C’est probablement un vœu pieu.

PLUIE DANS LES CHEVEUX

Pluie dans les cheveux de Tarjeï Vesaas est un coup de cœur. La pièce est publiée aux Éditions de la Barque. Elle est montée pour la première fois en France.

C’est la fête du PRINTEMPS. Valborg quitte le bal, pour marcher seule la nuit dans la forêt sous la bruine et savourer un sentiment nouveau, né pendant la danse.
Björn, son ami d’enfance, la rejoint et souhaite l’accompagner. Valborg préfère être seule.
Siss attend l’être mystérieux sous un sapin, Kari court et rêve à Knut, Björn tourne et retourne avec son vélo. Tous les sens sont exacerbés.

Dans cette nuit où silence, trouble, non-dits, agitation se confondent, surgit dans sa complexité la délicate naissance du sentiment amoureux à l’adolescence.

La pièce composée de sept tableaux dépeint avec poésie un sentiment que tous les personnages découvrent et qui provoque chez eux le besoin irrépressible d’errer la nuit, dans la forêt, sous une pluie fine.

 « Un mélange de retenue et d’insolence, une façon de ne jamais dire ce que l’on attend. » « D’une incroyable modernité » ce sont les mots de Claudine Galéa.
Avec une infinie délicatesse, Tarjeï Vesaas capte vibrations et subtil. La beauté de l’œuvre enivre. Naissent de son écriture la texture des voix, une présence singulière des corps, le traitement onirique de la nuit.

Une partition théâtrale, visuelle, musicale et chorégraphique pour 3 comédiennes, 1 comédien et 1 musicien.

DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE

La Boétie, écrivant son Discours sur la Servitude Volontaire, a su capter les aspects de la grandeur et de la petitesse de l’être humain. En le lisant, nous avons été étonnés de constater néanmoins combien les événements qu’il a vécus, il y a cinq siècles, pouvaient résonner avec ceux que nous vivons aujourd’hui.

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Paroles de spectateurs …