Archives pour la catégorie se joue en Juin 2026

LES ASPERGES À ROMMEL

Dans Les asperges à Rommel, le récit de vie est au centre du théâtre, l’histoire y est racontée ou chantée par des personnages plus vrais que nature. Un désir de fouiller aux racines de nos cultures, de faire vivre le souvenir. La mission du théâtre en temps que lieu de témoignage s’en trouve encore renforcée.

Le Spectacle
L’homme, la casquette sur la tête, finit d’essuyer la vaisselle en chantonnant. La femme entre, vêtue d’une blouse bleue, un colis à la main. Dans le colis, des œufs, des pommes… : « Vous emmènerez çà chez vous. » L’homme débouche une bouteille de cidre pendant que sa femme s’assied à la table. Louis et Yvette, agriculteurs normands, ont vécu dans leur quotidien cette guerre qui les a séparés.
Louis a été cinq ans prisonnier dans un « Stalag » de Berlin, où il a appris l’obéissance. Pour « s’évader », il chantait en lavant son linge . Pendant ce temps, sa femme, restée seule avec le petiot, s’occupait de la ferme, trouvait des combines pour s’en sortir.
Au retour de son mari, elle a gardé le pouvoir qu’elle avait assis pendant ses années d’absence. Quant à Louis, il continue à chanter dans les champs pour ses vaches.
Pendant une heure, ils racontent et chantent leur guerre, de la mobilisation à la libération. Les anecdotes, les chansons de l’époque, les peurs, les joies… La force de l’évocation restitue le passé, lui donne chair, et nous plonge dans une période marquante de notre siècle.

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Avec ce spectacle, nous intéressons et rassemblons un public de plusieurs générations. Il évoque chez chacun un écho ou une curiosité, rappelle un air « zazou » à une de nos aînées… Quand aux adolescents, quoi de plus concret qu’un récit de vie pour illustrer une période étudiée en classe.

VICTOR HUGO ET NOUS TROIS

Une histoire entre Victor Hugo et nous.
Nous étions jeunes. Nous le sommes encore bien sûr ! Dans notre tête, notre cœur, notre âme. Pourtant bien des années sont passées depuis la création de ce spectacle. Ce fut dans les années quatre-vingt, à l’initiative d’Alain Mollot, le metteur en scène et directeur du Théâtre de la Jacquerie. Maryse Leroux avait fait le choix des textes. Le spectacle s’appelait alors Un œil profond dans l’ombre et nous l’avons beaucoup joué, en France et même à l’étranger.
En 1991, nous sommes partis en tournée au Zaïre, actuel Congo. Beaucoup de gens que nous avons côtoyés alors, spectateurs, participants de tous âges aux ateliers que nous donnions, qui faisaient des kilomètres à pied – en l’absence absolue de transports en commun – pour découvrir le spectacle, ont disparu. Des émeutes, des coups d’état, les ont balayés de la surface de la terre et depuis, la guerre sévit. L’écho de leurs voix scande encore dans nos mémoires « Je misère, tu misères, il misère, nous miserons… » à l’issue d’un exercice sur un texte de Les Misérables : « Ce que Victor Hugo raconte, nous le vivons ici chaque jour » nous disaient-ils et elles, en éclatant d’un rire joyeux,. Car malgré toute la misère du monde c’est l’humour qui régnait, cet humour de chaleur et de rage qui foudroie les pires démons.
Alain Mollot et Maryse Leroux sont partis rejoindre Victor Hugo depuis quelques années déjà.
Nous avons retrouvé les textes, nous nous sommes retrouvés, nous avons retravaillé la mise en scène, à trois. Outre le plaisir de rejouer ensemble, nous découvrons la nécessité de reprendre la parole de Victor Hugo : que pouvons-nous faire, nous, ni politiques ni militants acharnés ni assistants sociaux, ni médecins ni… sinon arpenter les scènes, incarner poètes et voyous, monstres et innocents ? Et résister à la folie de ce monde avec notre arme : le théâtre.
Nous voulons faire entendre autre chose que le bruit des armes, nous voulons par le jeu consoler, émouvoir, faire réfléchir. Voilà pourquoi nous sommes à nouveaux sur les routes, avec Gwynplain, Fantine, Valjean, Zubiri… Et avec celles et ceux qui aujourd’hui comme hier luttent pour que la paix et la beauté règnent sur cette planète.

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EXTRAITS DE PRESSE

« Voyage initiatique dans l’univers intérieur, torturé, de l’écrivain. Merveilleux acteurs que Simon Bakouche, François Frapier, Susana Lastreto . Victor Hugo jette dans des halos de lumière insoutenable les exclus, les vilains, les pas beaux. »
La Nouvelle République

« Une performance à divers titres: on colle aux textes de Hugo, ils n’ont pas pris une ride. »
Le Dauphiné
« Les acteurs se multiplient, ont de l’audace, avec trois élastiques et deux accessoires, ils se transforment, sans jamais lasser le public, pour que Sério, Gwynplain, Petit Gervais et les autres s’emparent de la scène et des tripes des spectateurs. »
L’Humanité

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ATELIER D’ÉCRITURE
proposé par Susana Lastreto
Les 7 et 8 juin de 10h à 17h

En savoir plus

Au cours de ces deux journées bien remplies, Susana Lastreto propose d’explorer quelques sources d’inspiration : le mouvement, la société, les souvenirs, les rêves…
En suivant trois principes de base : l’inattendu, le concret, l’efficace.
À partir de l’observation des êtres et des choses, et du mouvement (de nos corps, des journées, de la nature…).
Les séances proposent un voyage entre la table d’écriture et l’espace où bouger.

Tarif : 160 €
Demande d’inscription à adresser par mail à grrrcie@gmail.com

ANDROMAQUE, La chute de Troie

 Paris, fils du roi Priam de Troie, enlève Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Ce rapt déclenche la fureur grecque. Sous l’autorité d’Agamemnon, une immense flotte traverse la mer pour venger l’honneur de Ménélas et ramener Hélène.
Sur les rives de l’Asie Mineure, Grecs et Troyens s’affrontent pendant dix ans. Maladie et famine déciment l’armée grecque.
Hector, frère de Paris, bouclier de Troie, enchaîne les victoires et l’ennemi chancelle aux portes de la cité. A ses côtés, déchirée entre l’amour et le devoir, Andromaque, épouse, mère, reine et survivante, réclame vengeance au nom de son peuple massacré. En secret, elle pactise avec les Amazones et leur reine Penthésilée, prêtes à défier le plus redoutable des Grecs : Achille.
À Troie, la gloire des héros s’effondre, l’ère des demi-dieux s’éteint.

Un autre regard sur la Guerre de Troie, celui d’Andromaque, épouse d’Hector.
Andromaque n’est pas seulement l’épouse d’Hector, elle a connu la guerre bien avant Troie. Habituée à la violence, elle la porte dans sa chair. Elle ne décrit pas : elle témoigne.
Sa parole lucide, sensible, irréductible, incarne l’horreur avec une justesse que nul autre n’atteint : celle d’une survivante, d’une combattante.

Même dans les ténèbres les plus profondes, une lumière résiste.
En perpétuelle renaissance, la force féminine redéfinit l’histoire.
La voix d’Andromaque traverse les siècles, elle résonne encore aujourd’hui.
Ce n’est pas simplement une redécouverte des mythes anciens ; c’est une invitation à réfléchir aux impacts personnels et collectifs de la guerre.

Andromaque, La chute de Troie est un cri contre l’inhumanité des guerres et la domination qui les perpétue.
Andromaque, La chute de Troie porte la mémoire des disparus et fait entendre la rage des survivantes.
Andromaque, La chute de Troie est un hommage à la résilience de l’esprit humain.

LES BEAUX DRAPS

Solo de clown(e) contemporain… ou contemplatif.
Ça ne sera pas que drôle, c’est dur et doux, sale et beau, sensible et sauvage.

Parler du corps, du dedans, de ce qui le traverse et de ce qui en sort.
De la femme que je suis à la clowne qui vit en moi, quelle est la frontière ? Parfois ça déborde et c’est gênant.

Prohöck Niak découvre son corps vivant et changeant au fil des saisons. Elle nous convie au spectacle de ses bouleversements corporels qui donnent à voir son intimité physique, à la fois singulière et universelle.

De métamorphose en métamorphose, elle se découvrira elle-même grandie.

Prohöck : condiment cambodgien à base de pâte de poisson fermenté.
Répugnant par sa forte odeur mais essentiel pour révéler les saveurs.

Niak : il faut en avoir pour faire ce que nous aimons.

Ce spectacle invite à un voyage atemporel, poétique et sensuel dans l’intimité du corps féminin et ses métamorphoses tout en laissant à chacun.e une grande part de liberté dans l’interprétation.

– Prix Lueur pour la meilleure interprétation au Festival Off d’Avignon
2025
– Lauréat Premiers Geste(s) 2022 de la jeune création en arts du mime
et du geste
– Prix du Public du Terrain d’Envol 2022 au Festival des clowns,
burlesques et excentriques du Samovar – Ville de Bagnolet

Bande-annonce

Bonus

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Extraits de presse

Et petit à petit, insidieusement, sans qu’on y prête attention au début, la parole s’invite, audible et compréhensible, les phrases arrivent, au compte-goutte, mais à point nommé. Jouant sur les mots avec espièglerie, Maly Chhum crée un art de la métamorphose physique et des correspondances poétiques. […]. La traversée effectuée ressemble à nos vies. Éphémères, dérisoires, mais transmissibles. Et si l’on rit tout du long, il pointe de ces Beaux Draps une maturité généreuse, un regard tendre et la naissance d’une belle artiste.
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Par Marie Plantin – Publié le 6 juillet 2025 – Sceneweb

Dans ce solo contemplatif, tout se retourne, les vêtements et les entrailles. Avec beaucoup de subtilité et peu de mots, des sujets profonds sont abordés tels que la naïveté face à la dé-
couverte d’un corps reproducteur, la sexualité, l’enfantement ou l’avortement, et la responsabilité collective dans ces états de vie.
Si la réalité de ses bouleversements nous saisit, la douceur de cette clown rend le spectacle accessible pour tous, drôle et profondément touchant.
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Par Billx – Publié le 23 juillet 2025- La Provence

Formée au théâtre et au clown, elle développe une œuvre hybride entre art brut, poésie du corps et humour déroutant.
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Le Progrès

HIPPOLYTE

Entre pression sociale, relations toxiques et quête identitaire, Hippolyte révèle la fragilité humaine face aux choix impossibles. Une tragédie classique qui résonne follement avec nos tempêtes actuelles.

Alors que son mari, Thésée, a disparu de la scène publique, les fragiles repères de Phèdre se brouillent définitivement. Celle qui fût solaire et brillante autrefois se retrouve à présent prisonnière d’un mariage qui n’en a que le nom.

Dévorée par l’amour qu’elle porte à Hippolyte, fils de Thésée, la jeune femme s’enlise dans un conflit intérieur où la passion se heurte à la morale. Comment alors ne pas se laisser manipuler ? Poussée par les murmures de sa nourrice, elle avoue son amour à Hippolyte. Le jeune homme porté par une vertu sans faille ou, peut-être, par des désirs indicibles, la repousse sans ménagement.

Un mensonge dévastateur déclenche alors une spirale d’accusations, de colère et d’injustice scellant le destin d’Hippolyte mais aussi celui des autres protagonistes.

Portée par une mise en scène et une scénographie résolument contemporaines, cette réinterprétation d’Hippolyte est une invitation à découvrir ou redécouvrir le théâtre classique, à se laisser porter par la beauté de la langue et la puissance des passions incontrôlables.

ANTIGONE

Nous sommes à l’heure des morts. Premier matin après la guerre, dont on perçoit encore l’écho lointain. Et il faut réparer, reconstruire ce que la haine et la peur ont délié et défait. Et dans cette nécessité que tous éprouvent, d’une cérémonie qui fasse se rencontrer dans le mystère les vivants et les morts, il n’y a d’aucune part, individuellement, collectivement, de volonté mauvaise.
Mais comme dans nos rêves où les temps, les lieux se mélangent, nous sommes devenus incapables de démêler dans la polyphonie des voix celles du passé, du présent et de l’avenir.
Les personnages rassemblés ici se regardent souvent sans se voir et se parlent sans se comprendre: est-ce parce que la mort dicte sa loi muette et incommensurable? Elle est le point aveugle autour duquel la Cité de Thèbes gravite, dans le cercle enchanté de sa malédiction.
Un doute souverain…

Antigone seule sait. Elle est son destin. « Je suis faite pour l’amour non pour la haine ». Créon le roi croit savoir. Il est l’archétype du pouvoir aux prises avec ses démons: l’incertaine légitimité de son autorité et l’obsession du Féminin. « Moi vivant ce n’est pas une femme qui fera la loi »…
Que le féminin constitue en soi une menace pour un pouvoir autoritaire nombreux sont les dirigeants qui ne s’y sont pas trompés.
Est-ce de lui que vient le trouble ? Parce qu’il est homme d’un temps révolu où le roi était dieu, et la Cité encore dans les limbes ?

Une fête. Ce qu’il reste d’une célébration collective après l’orage dans ce qu’il reste d’une ville après la guerre. Ou ce qu’une mémoire en a sauvé à l’aube, dans le demi sommeil.

« S’il te faut aimer à tout prix aime les morts »… Il y aurait une rivalité entre les vivants et les morts ? Une confusion en tout cas. Écho de l’anomalie première qui fit d’Œdipe l’amant de sa mère et d’Antigone la sœur de son père ? Pas de réponse bien-sûr. La question vient de trop loin .

« Tombeau ma chambre nuptiale « …

 

CHŒURS POUR ANTIGONE, Michel Vinaver.
Six séquences qui jalonnent l’action et la commentent, la questionnent. Propos épars et pourtant cohérents, signifiants, discussions collectives comme au café, sur une place. Les voix du monde. Et peu à peu musique de la parole quotidienne.

Fragments, collages, ombres, limbes…

Que la figure exemplaire d’Antigone soit aussi celle qui se détache des autres par la clarté et l’exactitude de sa parole sans appel, et que cette parole finisse par être étouffée… image la plus actuelle de notre tragique humanité.

Matthieu Marie

7 MINUTES (COMITÉ D’USINE)

« Nous voulons être libres, mais nous avons peur de la liberté.
Choisir, décider, est une obligation autant qu’une liberté. »
Stefano Massini

Dix femmes du comité d’usine de Picard & Roche attendent la onzième, leur porte-parole, qui depuis quatre heures négocie leur avenir avec les nouveaux patrons. À son retour, elles doivent voter au nom des deux cents ouvrières et employées qu’elles représentent. La proposition des costards-cravates est simple : si les ouvrières et employées de Picard & Roche acceptent de rogner sept petites minutes sur leur temps de pause du midi, l’usine ne fermera pas, et tous les emplois seront sauvegardés.

S’engage alors un thriller social qui ouvre une double réflexion sur la valeur marchande du travail et la prise de conscience des mécanismes de domination patronale. La proposition des nouveaux repreneurs, si elle semble honorable, impose à ces femmes un choix crucial. Pour sauver l’usine, leurs collègues, et elles-mêmes. À l’euphorie de la bonne nouvelle (l’usine ne ferme pas) succède un échange où chacune prend parti selon sa personnalité, son ancienneté, ses nécessités familiales ou personnelles, et son souci du collectif.

Qu’est-ce que nous sommes tous prêts à accepter pour garder notre boulot ?

C’est Blanche, la porte-parole du comité d’usine, qui pose la question. C’est aux autres, par leur vote, de répondre. Et au public de se faire sa propre idée. Une seule demande, presque anodine, un « pas » vers la direction, en renonçant à moins de la moitié de leur pause, donc à seulement sept minutes. Et seulement une heure pour choisir pour les deux cents employées de l’usine. Un ultimatum.

La pièce haletante de Stefano Massini nous immerge en temps réel dans les étapes tendues d’un cheminement capital. Une partition chorale sur le parcours de chacune vers une pensée commune, qui ouvre une réflexion sur la difficulté d’une démarche en collectif, sur ce que représente le fait de choisir, de se mettre d’accord, de se convaincre, de croire en la parole d’une autre.
Ces femmes sont d’âges et de parcours divers, à des moments différents de leur vie ; chacune appréhende la situation à sa façon. C’est une pièce sur les limites, sur nos marges de renoncement. La pièce propose un théâtre politique, mais pas militant. Parce qu’un comité d’usine n’est pas un syndicat. L’enjeu central n’est pas ici la lutte elle-même, mais le trajet pour aller ou non vers elle.

Ce cheminement de pensée, qui traverse chacune des onze ouvrières et employées de Picard & Roche, en une heure, concentre dans la tension qu’il amène tout ce à quoi il faut renoncer pour avancer ensemble : d’abord, renoncer aux évidences, et consentir à un effort pour que l’usine ne ferme pas. Jusqu’où accepter de se compromettre ?
La structure dramaturgique de ce huis clos nous fait suivre une pensée en mouvement dans un temps donné. Blanche, qui a représenté ce petit groupe durant la longue négociation avec les nouveaux patrons de l’usine, incite ses collègues à prendre le temps de réfléchir à ce que représente cette pause, a priori dérisoire face aux emplois sauvegardés.

Est-ce « un luxe ou un droit ? » demande-t-elle. Ces sept minutes cristallisent un rapport plus global au temps en nous conduisant à considérer ce qui est ou non essentiel. Et affirme aussi que cette même notion du temps joue toujours en faveur des patrons, qui ont les moyens d’attendre, et de faire monter la pression. C’est aussi une guerre d’usure, qui compte sur le découragement des ouvrières, sur le flétrissement de leur engagement.

Olivier Mellor

LES BONNES – ou la tragédie des confidentes

Deux bonnes, sœurs, Madame et un amant dénoncé. Un complot. Amour et désamour. Haine et tentatives de meurtres.

Une comédie tragique où Genet dénonce la société bourgeoise et les jeux de pouvoir, interroge les comportements moraux et l’identité.

Voici une version jubilatoire de cette œuvre transportée dans l’univers de la Fête des Morts au Mexique, travestissement appuyé par le masque du clown.

Les Bonnes est bien un conte moderne à la langue cruelle et poétique.

La presse en parle

« Le jeu est une fête mortelle ! Marcos Malavia est incroyable en Madame, faisant son entrée sur un mambo aux paroles sues par cœur. Amélie Dumetz et Victor Quezada-Perez maîtrisent autant le fond que la forme dans un engagement au plateau sans faille. »
Amélie Blaustein Niddam – Toutelaculture

« Les bonnes profitent de l’absence de leur maîtresse pour s’emparer de ses oripeaux et singer la relation empoisonnée qui lie le maître à son domestique. Au son du mambo d’Yma Sumac, le dangereux rituel auquel elles se livrent mènera l’une d’elles à la mort. Horrifié, le public ne sait plus s’il faut rire ou s’enfuir. Inattendue, burlesque et colorée, cette mise en scène revisite génialement le chef-d’œuvre de Genet. »
Sonia Garcia-Tahar – Le Dauphiné Libéré

« La transplantation dans la société bourgeoise latino-américaine de cette comédie tragique va de pair avec les enjeux de ce continent qui nous plonge en permanence dans tels désarrois, complots et autres jeux de pouvoir. Les comédien.ne.s nous transportent en permanence entre farce et tragédie, entre poésie et lutte de classe, toujours pour notre plus grand plaisir. »
Fabien Cohen – Franceameriquelatine.org