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LE TRIBUNAL DES FAUSSES CROYANCES

« Entrez, prenez-place. L’audience va commencer.
J’entre. Tout le monde me regarde.
Entre moi, la comédienne et la clowne, il n’y a qu’un pas.
Et entre Nous, il y a Vous. La société, l’école, la famille…
Et les mots qui grouillent. Les voix qui nous habitent. Ces petites phrases que l’on entend parfois depuis l’enfance et qui résonnent encore à l’âge adulte.
Quelles chaînes invisibles laissent-t-elles en et autour de nous ? Aurais-je été quelqu’un d’autre sans elles ?
Alors, qui suis-je vraiment ? Où est ma place ? Suis-je plusieurs ?
Et Vous ? Qui vous a dit qui vous étiez ? Et si la petite voix dans notre tête n’était pas la nôtre ? »

Le Tribunal Des Fausses Croyances invite à la quête d’identité et de liberté face aux injonctions que nous impose la société. Un procès décalé qui questionne nos croyances et la place qu’elles prennent dans Nos vies. Une expérience à la fois intime et collective, où chacun.e peut être amené.e à se questionner sur ses propres croyances, comme un écho à sa propre histoire.

À la fois, juge, témoin, avocate, la créature clowne nous embarque dans cette affaire sensible où se côtoient intensité, folie douce… et le rire, pour nous unir.

Verdict ?

Nelly Paulin

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L’IRRÉSISTIBLE ASCENSION DE L’INSOLENTE MARION

En Bretagne, dans la région du Faouët, une jeune femme s’est levée contre la misère et l’oppression. elle n’ira plus tendre sa main aux riches mais les détroussera.
À l’aube de la Révolution Française, le vieux Mahé et ses amis content et jouent l’histoire de leur amie, et nous font partager les fabuleuses aventures d’une brigande légendaire, insolente et libertaire.
Une comédie héroïque en 1 prologue, 12 tableaux, 2 épilogues et beaucoup trop de personnages, écrite presqu’entièrement en alexandrins et qui interroge notre capacité à désobéir.

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L’histoire de Marion du Faouët est en cela fascinante qu’elle va à contre-courant de toutes les normes sociales et de genre. C’est un récit de désobéissance et d’interrogation des stéréotypes dans une époque, sans doute plus affectée qu’aujourd’hui par la misère et le sexisme, mais qui résonne cependant étrangement avec l’actualité, à travers le fossé des inégalités qui se creusent et le retour à une pensée de plus en plus conservatrice.
En étudiant l’époque, je m’aperçois que les leviers qui organisent la société n’ont quasiment pas changé depuis l’Ancien Régime : récit justifiant les inégalités, opacité des règles, conflits d’intérêts, désir mimétique, boucs émissaires, dévalorisation du féminin, stigmatisation des plus fragiles. Tout ceci permet de soumettre une majorité d’opprimés au profit d’une poignée de privilégiés, sans jamais remettre en question l’ordre social.
Ce constat me passionne et me guide dans l’écriture de la pièce. J’imagine alors des scènes où mon héroïne, très consciente des mécanismes qui l’oppressent, comprend comment les retourner à son avantage. 

Emma Debroise