Archives pour la catégorie se joue en Janvier 2027

LE PRINCE DE HOMBOURG

À la veille d’une bataille décisive, le jeune prince de Hombourg est surpris par toute la cour en pleine crise de somnambulisme. À son réveil, encore troublé, le prince ne prête qu’une oreille distraite aux instructions militaires.

Plus tard, au cœur de l’affrontement, il désobéit aux ordres et se rue sur le champ de bataille, précipitant l’issue du combat. Cette indiscipline doit être punie de mort, mais l’Électeur, chef des armées, laisse le choix au prince : respecter la loi en acceptant la sentence, ou être gracié – injustement – et vivre.

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Nouvelle traduction adaptée du chef d’œuvre romantique de Kleist, ce Prince de Hombourg est un spectacle immersif déambulatoire qui plonge le public dans un univers timburtonesque.

Guidé par les personnages, le public se déplace de pièces en pièces au cœur de l’histoire.

Dans cette atmosphère onirique, l’itinérance contribue à alimenter la porosité entre rêve et réel, au centre de l’œuvre, tout en offrant aux spectateurs des points de vue uniques sur l’histoire.

Par son déplacement et sa proximité avec les personnages, les spectateurs sont entraînés dans le rêve de ce prince somnambule. Accompagné par les personnages, le public explore les différents espaces du lieu d’accueil (théâtre, jardins, châteaux, monuments nationaux), et se retrouve au cœur de la narration de ce songe en commun.

Le spectacle devient véritablement matière vivante, matière mouvante, au gré de cette déambulation partagée.

LES FILLES DE CENDRES

Un conte musical porté par 3 comédiennes et 3 musiciennes live pour une expérience poétique totale, inspirée de faits historiques réels.

Un espace d’expression pour la lutte féminine dans le prisme de la maternité et de la période de l’inquisition. Un message intemporel transmis avec la force du cœur et la mémoire du ventre.

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Une seule conteuse, trois voix, pour guérir les mémoires et que chacun-e reprenne le flambeau de la lutte, non pas dans un cri, mais dans un chant. Rendre leurs âmes aux sorcières qui n’en étaient pas.

Asaël est sur le point d’accoucher. Accompagnée par son amie Mélisse, elles trouvent toutes deux refuge au milieu des bois, chez Clarissa, guérisseuse et matrone aguerrie.
Oubliant presque qu’elles sont traquées par les inquisiteurs, elles vont trouver une brèche dans leur fuite, pour partager un moment de grâce, d’aveux, où les enjeux personnels répondent au système qui les domine, leur reprochant d’être tout ce qu’elles sont. Mais la réalité les rattrape…

Les Filles de Cendres est une pièce de théâtre. Un conte musical autour du feu, dans un univers atemporel et poétique, qui nous fait suivre la transformation de la jeune Asaël. Ensemble, elles vont affronter leurs peurs et réunir leurs forces pour que cet enfant puisse venir au monde et accomplir sa destinée.

Conscientes de l’oppression autour d’elles, elles font de ce feu qui consume, le flambeau d’un espoir nouveau.
C’est un huis clos, qui aborde différentes luttes que nous portons dans nos chairs. C’est un passage, un voile entre les mondes, où la lumière n’est pas sur le chemin que nous imaginions…

À toutes celles qui naîtront après nous, dans l’antre d’un monde malade, vous ne brûlerez que de passion

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ANIMAUX

Dans Animaux, la grande autrice autrichienne Elfriede Jelinek fait violemment se confronter deux paroles, deux corps, deux voix, deux vies.
D’un côté, une femme seule, qui s’adresse à un homme absent. Elle veut lui parler d’elle, de ce qu’elle est profondément, de ce qu’elle ressent, de ses doutes, de ses désirs, de ses aspirations. Elle demande simplement à être aimé pour ce qu’elle est.
De l’autre, un homme, qui semble ne plus avoir rien d’humain. Sa parole sort de lui comme un fleuve charrie de la boue. C’est un vendeur de femmes, un trader du sexe, un dealer de corps. Ce que lui cherche ? Le maximum de clients pour un maximum de rendement.

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Animaux, de la grande autrice autrichienne Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature en 2004, n’a jamais été mis en scène en France. Cette pièce, écrite en 2006, a été traduite par Dieter Hornig et Patrick Démerin et publiée en 2012 chez Verdier. Elle fut créée en 2007 à Vienne, avant d’être jouée à Berlin puis à Zürich.

La pièce se compose de deux monologues : une femme (Aurélie Youlia) puis un homme (Sylvain Martin) prennent successivement la parole.
La forme monologuée, qui compose l’essentiel du théâtre de Jelinek depuis plusieurs années, a pour but non seulement de casser les structures dramatiques classiques, mais également de faire entendre une parole sur la durée. Plus précisément, de faire entendre une pensée.

D’un côté, nous avons donc une femme seule. Elle s’adresse à son « singulier monsieur », que nous ne voyons pas. Les liens entre les deux ne sont pas clairement établi. Est-il son psy, son amant, son mari, ou simplement une représentation de la figure masculine ?
Cette femme est en proie à de multiples interrogations.
Dans ce flux de mots, elle parle essentiellement de l’amour. Qu’est-ce que l’amour, comment le partager, le donner, le prendre. Et finalement, existe-t-il ? Est-il possible entre deux êtres ? Et sous quelle forme ? Peu à peu, insidieusement, cette réflexion sur l’amour dérive en une réflexion sur le choix de mener sa vie comme on l’entend, la liberté d’être pleinement ce que l’on est ou aspire à être, et finalement la difficulté d’être tout simplement une femme dans ce monde, sans pour autant être considérée comme un sous-être, un objet sexuel ou un support d’humiliation. Sujet on ne peut plus brûlant. Jelinek nous rappelle ici la féministe viscérale qu’elle a toujours été.
De l’autre côté, nous avons le monologue hallucinant et halluciné de l’homme. Ce dernier ne s’adresse nullement à la femme. Et encore moins aux femmes. Mais tout son discours est entièrement centré sur elles. En effet, cet homme, sorte de cyber-proxénète, tout droit sorti d’un marché à la criée, d’une salle des ventes ou d’une place financière, propose au plus offrant toutes sortes de femmes, qui ne sont autres que des prostituées. Son catalogue semble être illimité : tous les âges et différents services sexuels sont proposés, comme on ferait son choix sur un menu de restaurant. Son monologue, terrible par son contenu, est aussi, paradoxalement, extrêmement drôle. Et c’est là tout l’art de Jelinek. Car Jelinek est aussi une grande autrice comique, chose qu’elle a toujours revendiquée.

À la comédienne et au comédien présent sur scène viendront s’adjoindre les deux musiciens de la formation Kostard Punk, Olivier Lagier et Frédéric Mauviginier, pour une performance live électro-punk-rock, là aussi bien dans l’esprit de Jelinek, et dont nous laissons la surprise aux spectatrices et spectateurs…
Un voyage théâtral et musical entre Mozart, Schubert, le Yodel autrichien, Caspar Friedrich, la Jeanne Dielman de Chantal Akerman, le Loup de Wall Street de Scorsese et la French Touch.

Sans oublier la beauté, la puissance, l’humour, la gravité et l’intelligence du texte d’Elfriede Jelinek, que nous avons le privilège de faire entendre ici pour la toute première fois.

Sylvain Marin

MIROIR D’UN NAUFRAGÉ

Trois Blaise, enfermés dans un lieu clos qui évoque leur psyché, incarnent les fragments d’un même être. À travers leurs dialogues se révèlent peu à peu trois dimensions fondamentales, trois voix intérieures se confrontent. Comme dans En attendant Godot, ils attendent… un cafard.

LA SECONDE SURPRISE DE L’AMOUR

Deux aristocrates voisins vivent un deuil amoureux et semblent inconsolables. Leur désespoir les rapproche, mais leur orgueil les empêche de s’avouer mutuellement leur amour. Les pressions maladroites de rivaux et de domestiques les plongent dans une embrouille inextricable. La Seconde Surprise est le deuxième volet indépendant de deux comédies où Marivaux illustre la cohabitation explosive entre la susceptibilité et l’amour.

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Extrait de presse

« La seconde surprise de l’Amour de Marivaux mise en scène par Ronan Rivière est une réussite éblouissante d’intelligence, d’inventivités, remarquablement interprétée. »
Marie-Laure Atinault – Webthéâtre

IL EST INTERDIT DE VIEILLIR

La problématique du vieillissement est le thème principal de ce spectacle avec comme bannière la curieuse injonction d’un grand sage juif, Rabbi Nachman de Braslav : « Il est interdit de vieillir ! ».
Que veut-il dire ?
L’abandon des rêves ? Le rétrécissement des désirs ?
Un corps défait qui entraîne la défaite de la pensée, le dépérissement de l’imaginaire ?
L’assignation à un rôle, celui du vieux qui devrait rester à sa place. Mais alors quelle est sa place dans la société actuelle ? Considérer qu’on n’a plus rien à apprendre que ce n’est plus de notre âge ? Se refuser à faire des déclarations d’amour ? Se méfier comme de la peste de l’imprévu ?
Camper sur ses positions comme un vieux général qui applique toujours les mêmes stratégies et qui sera évidemment défait ? Fuir les jeunes et la nouveauté ?
Ne plus entendre en soi l’enfant qui continue à réclamer, mais de moins en moins souvent, sa part d’improvisation, de joies, de plaisirs et de rires ?
Ne plus entendre le jeune homme qui rêve de grandes choses, de l’âme-sœur, de liberté, de voyages, de rencontres ?
Ne plus être que dans la répétition obsessionnelle de ce qu’on n’est plus ?
Comparer, comparer et encore comparer le passé et le présent ?

L’instant présent peut alors s’évanouir. On ne perçoit plus sa nouveauté et ceci au profit de la répétition de ce qu’on connaît. La vie s’en va doucement et le vivant se laisse bouffer par la répétition des choses ou par la nostalgie de ce qui n’est plus.

Mais en réalité, l’homme âgé possède tous les âges. Il ne doit pas se résigner à n’entendre que la seule voix du vieillissement.