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SHÉHÉRAZADE

Dinarzade : « Ma sœur, si vous ne dormez pas, dites-nous un de ces contes que vous savez et que j’aime tant. »

Shéhérazade naît sous les vers d’un poète.
« Je voudrais cette pièce dramatique, magique aussi et presque sans humour — il y en aura malgré moi. »

Supervielle donne la magie du verbe qui a le pouvoir de repousser l’échéance fatale.

La première représentation de Shéhérazade a lieu au Palais des Papes en Avignon le 17 juillet 1948 sous la direction de Jean Vilar.

La mise en scène de Véronique Gargiulo, sobre et épurée tend à créer cet « espace vide » cher à Peter Brook pour mieux faire entendre le texte dans sa force directe et sa puissance poétique.

UNA REPUBLIKA DE DOLORES

Émeline et Didier Lazaro évoquent l’exil et le déracinement, à travers le souvenir de leur grand-mère Dolores, qui a du quitter son pays, fuyant une dictature comme bon nombre de républicains espagnols au  XXᵉ siècle.

Émeline et Didier Lazaro rendent hommage aux réfugiés espagnols qui ont dû fuir le régime fasciste du Général Franco après trois ans de lutte inégale d’une guerre que l’on dit civile mais qui s’avère être internationale. Tirée des témoignages des derniers survivants des camps d’Angoulême ainsi que des informations glanées au fil des années, des rencontres et des recherches sur ce passé méconnu.

Nous souhaitons par cette pièce remercier tous ces gens, partis aujourd’hui, qui nous ont légué leur force, joie de vivre, leur poings levés, leurs rires en souvenir de ces êtres extraordinaires qui nous ont élevé et rendu fier de ce que l’on sait…

Dire merci à cette femme exceptionnelle qui portait ses « dolores » mais nous a légué un cœur léger toujours en quête de liberté.

DOLORES : Prénom féminin signifiant douleurs, maux…

RÉPUBLIQUE : Nom féminin. Forme d’organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l’exercent en vertu d’un mandat conféré par le corps social.

VICTOR HUGO ET NOUS TROIS

Une histoire entre Victor Hugo et nous.
Nous étions jeunes. Nous le sommes encore bien sûr ! Dans notre tête, notre cœur, notre âme. Pourtant bien des années sont passées depuis la création de ce spectacle. Ce fut dans les années quatre-vingt, à l’initiative d’Alain Mollot, le metteur en scène et directeur du Théâtre de la Jacquerie. Maryse Leroux avait fait le choix des textes. Le spectacle s’appelait alors Un œil profond dans l’ombre et nous l’avons beaucoup joué, en France et même à l’étranger.
En 1991, nous sommes partis en tournée au Zaïre, actuel Congo. Beaucoup de gens que nous avons côtoyés alors, spectateurs, participants de tous âges aux ateliers que nous donnions, qui faisaient des kilomètres à pied – en l’absence absolue de transports en commun – pour découvrir le spectacle, ont disparu. Des émeutes, des coups d’état, les ont balayés de la surface de la terre et depuis, la guerre sévit. L’écho de leurs voix scande encore dans nos mémoires « Je misère, tu misères, il misère, nous miserons… » à l’issue d’un exercice sur un texte de Les Misérables : « Ce que Victor Hugo raconte, nous le vivons ici chaque jour » nous disaient-ils et elles, en éclatant d’un rire joyeux,. Car malgré toute la misère du monde c’est l’humour qui régnait, cet humour de chaleur et de rage qui foudroie les pires démons.
Alain Mollot et Maryse Leroux sont partis rejoindre Victor Hugo depuis quelques années déjà.
Nous avons retrouvé les textes, nous nous sommes retrouvés, nous avons retravaillé la mise en scène, à trois. Outre le plaisir de rejouer ensemble, nous découvrons la nécessité de reprendre la parole de Victor Hugo : que pouvons-nous faire, nous, ni politiques ni militants acharnés ni assistants sociaux, ni médecins ni… sinon arpenter les scènes, incarner poètes et voyous, monstres et innocents ? Et résister à la folie de ce monde avec notre arme : le théâtre.
Nous voulons faire entendre autre chose que le bruit des armes, nous voulons par le jeu consoler, émouvoir, faire réfléchir. Voilà pourquoi nous sommes à nouveaux sur les routes, avec Gwynplain, Fantine, Valjean, Zubiri… Et avec celles et ceux qui aujourd’hui comme hier luttent pour que la paix et la beauté règnent sur cette planète.

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Extraits de presse

« Voyage initiatique dans l’univers intérieur, torturé, de l’écrivain. Merveilleux acteurs que Simon Bakouche, François Frapier, Susana Lastreto . Victor Hugo jette dans des halos de lumière insoutenable les exclus, les vilains, les pas beaux. »
La Nouvelle République

« Une performance à divers titres: on colle aux textes de Hugo, ils n’ont pas pris une ride. »
Le Dauphiné
« Les acteurs se multiplient, ont de l’audace, avec trois élastiques et deux accessoires, ils se transforment, sans jamais lasser le public, pour que Sério, Gwynplain, Petit Gervais et les autres s’emparent de la scène et des tripes des spectateurs. »
L’Humanité

ANDROMAQUE, La chute de Troie

 Paris, fils du roi Priam de Troie, enlève Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Ce rapt déclenche la fureur grecque. Sous l’autorité d’Agamemnon, une immense flotte traverse la mer pour venger l’honneur de Ménélas et ramener Hélène.
Sur les rives de l’Asie Mineure, Grecs et Troyens s’affrontent pendant dix ans. Maladie et famine déciment l’armée grecque.
Hector, frère de Paris, bouclier de Troie, enchaîne les victoires et l’ennemi chancelle aux portes de la cité. A ses côtés, déchirée entre l’amour et le devoir, Andromaque, épouse, mère, reine et survivante, réclame vengeance au nom de son peuple massacré. En secret, elle pactise avec les Amazones et leur reine Penthésilée, prêtes à défier le plus redoutable des Grecs : Achille.
À Troie, la gloire des héros s’effondre, l’ère des demi-dieux s’éteint.

Un autre regard sur la Guerre de Troie, celui d’Andromaque, épouse d’Hector.
Andromaque n’est pas seulement l’épouse d’Hector, elle a connu la guerre bien avant Troie. Habituée à la violence, elle la porte dans sa chair. Elle ne décrit pas : elle témoigne.
Sa parole lucide, sensible, irréductible, incarne l’horreur avec une justesse que nul autre n’atteint : celle d’une survivante, d’une combattante.

Même dans les ténèbres les plus profondes, une lumière résiste.
En perpétuelle renaissance, la force féminine redéfinit l’histoire.
La voix d’Andromaque traverse les siècles, elle résonne encore aujourd’hui.
Ce n’est pas simplement une redécouverte des mythes anciens ; c’est une invitation à réfléchir aux impacts personnels et collectifs de la guerre.

Andromaque, La chute de Troie est un cri contre l’inhumanité des guerres et la domination qui les perpétue.
Andromaque, La chute de Troie porte la mémoire des disparus et fait entendre la rage des survivantes.
Andromaque, La chute de Troie est un hommage à la résilience de l’esprit humain.

VILLA DOLOROSA

Trois sœurs, trois anniversaires, une villa qui s’effrite. En transposant Tchekhov dans notre époque, Rebekka Kricheldorf signe une œuvre aussi drôle que désespérée.

Dans ce salon bourgeois où le temps semble suspendu, nous découvrons des êtres cultivés jusqu’à la paralysie, conscients de leur condition mais incapables de s’en extraire.

Le spectateur devient complice de ces rituels où l’on parle sans agir, où les velléités de changement se heurtent à l’attrait secret de l’immobilisme. Quand des éléments extérieurs viennent perturber cet équilibre fragile, l’ambivalence des personnages éclate au grand jour.

Des parents cultivés et russophiles ont donné à leurs enfants, outre le goût de l’art, des prénoms tchekhoviens. Irina, l’éternelle étudiante qui traîne en pyjama, est la cadette, entre Olga, enseignante et rationnelle, et Macha, la benjamine, qui s’échappe quotidiennement d’un mariage tiède en traversant la rue pour rejoindre la maison familiale, ses sœurs et son frère Andreï, qui n’en finit pas de peaufiner son futur livre. Projet plus que jamais relégué au second plan car il est tombé amoureux.
L’arrivée de Janine, la copine, si elle provoque une série de décalages, apporte un souffle neuf, un sens certain des réalités. Et puis il y a Georg, ami d’Andreï, visiteur assidu de cette villa où il trouve l’air et la fantaisie dont le prive son existence engluée entre une femme suicidaire et une carrière dont la banalité le désole.

Année après année, rien ne change, les anniversaires sont invariablement gâchés. La famille s’agrandit, le temps coule, les mots resurgissent, comme les maux, triviaux et métaphysiques.

Car on parle, et beaucoup, entre les murs de la Villa Dolorosa – figurés dans une sorte d’opulence dépouillée. On se dit tout, sans filtre et sans tabou, entre les membres de la famille Freudenbach (ruisseau de joie, littéralement). Tout. Avec une franchise exubérante et mélancolique, une férocité terrible parfois. Avec surtout un amour qui, pour cruel qu’il soit, déborde de partout.

NOTRE-DAME DE PARIS — ‘ANÁΓKH

Cette adaptation de Notre-Dame de Paris se déroule dans un monde sans époque précise, mais que tout le monde reconnaît.
La cathédrale n’est plus un monument figé, elle devient un corps de métal, un bastion vertical, un théâtre de pierre où s’écrase tout ce que l’humanité a d’irrécupérable : la misère, la solitude, le désir, le pouvoir.
Il n’y a pas de reconstitution historique ici.
Pas de folklore, pas de dentelles, pas de “Gitane romantique”. Seulement des hommes et des femmes jetés dans une société qui les dévore.

Esmeralda n’est pas une muse. Elle est une survivante.
Quasimodo n’est pas une âme pure. Il est un silence.
Frollo n’est pas un monstre. Il est un homme brisé.
Phoebus n’est pas un héros. Il est un vide.
Clopin n’est pas un roi. Il est un misérable.
Chaque personnage lutte pour exister dans un monde où la beauté, la morale, la justice ne sont plus que des masques.

La pièce se resserre sur six figures principales (Esmeralda, Frollo, Phoebus, Quasimodo, Clopin, Gringoire), épurées à l’os, et traverse leur chute inexorable.
L’amour devient une punition.
La religion, une pulsion refoulée.
La justice, un théâtre d’exécution.

Le texte puise dans le souffle d’Hugo, sa rage, ses visions, ses violences, mais est entièrement réécrit.
C’est une langue lyrique et brutale, traversée par des métaphores et des silences étouffants.
Le style s’inspire du théâtre européen contemporain : ruptures de ton, irruptions de réalisme, adresses au public, silences incarnés, cadrages sonores ou lumineux violents, dans la lignée d’un théâtre à la Ostermeier.

Au cœur du spectacle, le désir est politique.
Aimer, ici, c’est mettre son corps en jeu dans une société qui nie les pauvres, méprise les femmes, ridiculise les déviants. Ce n’est pas une Esmeralda érotisée que l’on verra, mais une jeune mendiante, coupable d’avoir dansé, livrée aux caprices d’un prêtre en crise, d’un soldat glacial, et d’un peuple aveugle. La cathédrale devient alors le lieu d’un sacrifice païen, où la beauté est pendue, et le silence sonne la fin.

Pour un public sensible au théâtre contemporain, pour ceux qui aiment les classiques reconfigurés avec radicalité, pour les amoureux du texte, et ceux qui n’ont jamais vu Quasimodo autrement que dans un dessin animé.

1.2.3.TCHEKHOV !

Un triptyque de comédies brèves d’Anton Tchekhov

Bienvenue dans l’univers de Tchekhov, où le comique se moque du tragique, où personne ne s’écoute vraiment, et où la vie ressemble à une mauvaise pièce de théâtre qu’on serait condamné à jouer jusqu’au bout.

Trois histoires d’hommes. Trois effondrements. Un même génie du ratage.

Dans Le Chant du cygne, un vieux comédien ivre se réveille seul dans un théâtre vide. Entre deux tirades pathétiques de Shakespeare, il réalise que son existence n’a été qu’une longue comédie ratée. Applaudissements factices, souvenirs délirants : le rideau tombe sur une carrière qui n’a jamais vraiment existé.

Tragédien malgré lui nous offre un fonctionnaire transformé en bête de somme domestique. Courses sans fin pour la famille et les voisins. La liste s’allonge jusqu’à l’asphyxie. Ce qui devait être une simple sortie devient un calvaire où chaque demande supplémentaire l’enfonce un peu plus dans l’hystérie. Martyr du quotidien, il porte sa croix avec une dignité tragique totalement disproportionnée.

Dans Duel (adaptation pour deux comédiens de la nouvelle Un Duel), deux hommes que tout oppose – un scientifique arrogant et un fonctionnaire dépressif – se détestent jusqu’à l’affrontement final. Pistolets à l’aube ! Sauf que personne ne sait vraiment pourquoi ils se battent. L’honneur ? L’orgueil ? L’ennui monstrueux de la vie de province ? Le duel devient une farce métaphysique où chacun espère secrètement manquer sa cible.

Le lien entre ces trois textes ? L’art tchékhovien de transformer l’échec en spectacle jubilatoire. Les personnages s’effondrent avec panache, hurlent leur désespoir dans le vide, et se débattent dans des drames qu’ils ont eux-mêmes fabriqués. Ils sont grotesques, touchants, insupportables – et terriblement humains.

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Précédents spectacles de la compagnie Théâtre Odyssée joués au Théâtre de l’Épée de Bois : Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke (2023 et 2024) et Les Carnets de Harry Haller, extrait du roman Le Loup des steppes de Hermann Hesse (2024).

Précédents spectacles de la Compagnie du Sablier joués au Théâtre de l’Épée de Bois : Vincent van Gogh, la quête absolue (2024), Bartelby le scribe d’Herman Melville (2024).

COMBUSTIONS

« Combustions » nous plonge dans l’intimité secrète des lettres d’amour des écrivain.es s’adressant à leurs amant.es.
Rédigés sous le sceau de l’impérative nécessité, les mots écrits sous emprise passionnelle tremblent et grondent et déploient des harmoniques d’exception. Valeurs, civilité, bon goût, décence, moralité, sagesse, ce qui fait société disparait au profit de la démesure amoureuse.
Ces mots ne sont pas fabriqués pour le métier, ils sont destinés à être lus non pas par le plus grand nombre mais par un.e seul.e.

Souvent « non manifeste sed quasi in occulto », ils constituent un corpus de médecine d’urgence. Ce sont des mots qui témoignent de l’ouragan des sentiments, ils appartiennent au domaine de l’intrigue, de l’exaltation, de la menace et de la supplication. La puissance intellectuelle est à son comble. Styles et talents sont mobilisés à 200% au service d’une cause personnelle.

C’est une littérature du point de fusion,
une littérature de l’incandescence,
le pronostic vital semble engagé dans chaque syllabe.

Le spectacle est composé comme un tour de chant. Chaque lettre est accompagnée de sa chanson populaire ou d’un extrait de chanson dont le refrain peut, à tout moment, être repris en chœur par le public.
Les Souffleurs désamorcent la nature volcanique de cette littérature en chantant l’amour sous toutes ses formes.
À chaque lettre, sa ritournelle.

Car il s’agit bien d’amour de l’amour dans ce spectacle.
Nous nous moquons de nous-même, tendrement. Car l’Homme est ainsi fait : fou, il a inventé l’amour pour se brûler lui-même et chanter la passion, la douleur et la joie.
Amoureux de l’amour nous sommes et serons toujours. Et ce que nous pouvons – la passion de l’un.e pour l’autre – cette merveilleuse puissance irrationnelle dont l’être humain est capable, la machine, l’Intelligence Artificielle par exemple, en sera toujours privée !

L’amour est une maladie qui nous guérit.
L’amour est un antidote, Combustions le prouve.

Extraits de presse

Le Club de Mediapart
« Quelle fête des mots et du verbe ! On va de douceurs en noirceurs, d’âpretés en étrangetés, de bonheurs en stupeurs, on pleure, on sourit, on se presse, on s’attarde, on aime, on adore, on idolâtre, on se pâme. »
Jean-Pierre Thibaudat

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RFI
Pour écouter le podcast, cliquer ici

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Spectatif
Sur le plateau, Nicolas Bilder, Jean Marc Hérouin, Thomas Laroppe, Julia Loyez, Maxence Rey et Audrey Stupovski font vivre ces élans amoureux avec une complicité évidente. Les lettres deviennent de petits fragments de théâtre où l’humour affleure souvent derrière l’emportement sentimental. Les interprètes passent du jeu au chant avec un plaisir communicatif.
Une heure de joliesse où les lettres d’amour reprennent feu et où la passion retrouve simplement sa voix. Un spectacle aussi surprenant qu’agréable.
Frédéric Perez

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Le Sens Critique 2
Ce spectacle a une odeur, une hauteur, une force rare. Il redistribue les cartes au sujet de la poésie.
Le talent physique des Souffleurs parachève cette séance hypnotique. Sublime et irrésistiblement poétique.
Diane Lotus

 

LES BEAUX DRAPS

Solo de clown(e) contemporain… ou contemplatif.
Ça ne sera pas que drôle, c’est dur et doux, sale et beau, sensible et sauvage.

Parler du corps, du dedans, de ce qui le traverse et de ce qui en sort.
De la femme que je suis à la clowne qui vit en moi, quelle est la frontière ? Parfois ça déborde et c’est gênant.

Prohöck Niak découvre son corps vivant et changeant au fil des saisons. Elle nous convie au spectacle de ses bouleversements corporels qui donnent à voir son intimité physique, à la fois singulière et universelle.

De métamorphose en métamorphose, elle se découvrira elle-même grandie.

Prohöck : condiment cambodgien à base de pâte de poisson fermenté.
Répugnant par sa forte odeur mais essentiel pour révéler les saveurs.

Niak : il faut en avoir pour faire ce que nous aimons.

Ce spectacle invite à un voyage atemporel, poétique et sensuel dans l’intimité du corps féminin et ses métamorphoses tout en laissant à chacun.e une grande part de liberté dans l’interprétation.

– Prix Lueur pour la meilleure interprétation au Festival Off d’Avignon
2025
– Lauréat Premiers Geste(s) 2022 de la jeune création en arts du mime
et du geste
– Prix du Public du Terrain d’Envol 2022 au Festival des clowns,
burlesques et excentriques du Samovar – Ville de Bagnolet

Bande-annonce

Bonus

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Extraits de presse

Et petit à petit, insidieusement, sans qu’on y prête attention au début, la parole s’invite, audible et compréhensible, les phrases arrivent, au compte-goutte, mais à point nommé. Jouant sur les mots avec espièglerie, Maly Chhum crée un art de la métamorphose physique et des correspondances poétiques. […]. La traversée effectuée ressemble à nos vies. Éphémères, dérisoires, mais transmissibles. Et si l’on rit tout du long, il pointe de ces Beaux Draps une maturité généreuse, un regard tendre et la naissance d’une belle artiste.
(lire la suite…)
Par Marie Plantin – Publié le 6 juillet 2025 – Sceneweb

Dans ce solo contemplatif, tout se retourne, les vêtements et les entrailles. Avec beaucoup de subtilité et peu de mots, des sujets profonds sont abordés tels que la naïveté face à la dé-
couverte d’un corps reproducteur, la sexualité, l’enfantement ou l’avortement, et la responsabilité collective dans ces états de vie.
Si la réalité de ses bouleversements nous saisit, la douceur de cette clown rend le spectacle accessible pour tous, drôle et profondément touchant.
(lire la suite…)
Par Billx – Publié le 23 juillet 2025- La Provence

Formée au théâtre et au clown, elle développe une œuvre hybride entre art brut, poésie du corps et humour déroutant.
(lire la suite…)
Le Progrès

HIPPOLYTE

Entre pression sociale, relations toxiques et quête identitaire, Hippolyte révèle la fragilité humaine face aux choix impossibles. Une tragédie classique qui résonne follement avec nos tempêtes actuelles.

Alors que son mari, Thésée, a disparu de la scène publique, les fragiles repères de Phèdre se brouillent définitivement. Celle qui fût solaire et brillante autrefois se retrouve à présent prisonnière d’un mariage qui n’en a que le nom.

Dévorée par l’amour qu’elle porte à Hippolyte, fils de Thésée, la jeune femme s’enlise dans un conflit intérieur où la passion se heurte à la morale. Comment alors ne pas se laisser manipuler ? Poussée par les murmures de sa nourrice, elle avoue son amour à Hippolyte. Le jeune homme porté par une vertu sans faille ou, peut-être, par des désirs indicibles, la repousse sans ménagement.

Un mensonge dévastateur déclenche alors une spirale d’accusations, de colère et d’injustice scellant le destin d’Hippolyte mais aussi celui des autres protagonistes.

Portée par une mise en scène et une scénographie résolument contemporaines, cette réinterprétation d’Hippolyte est une invitation à découvrir ou redécouvrir le théâtre classique, à se laisser porter par la beauté de la langue et la puissance des passions incontrôlables.