Billetterie

La Troupe

LE ROI SE MEURT
Ionesco

Farid Paya, compagnon de longue date et directeur de la Compagnie du Lierre, nous écrit :

Cher Antonio,
Je te l’ai dit, le spectacle est remarquable. Cela fait longtemps que je n’avais pas assisté à du grand théâtre. Le texte de Ionesco occupe une place très singulière dans son œuvre. Pour moi c’est une véritable tragédie. La tragédie n’est pas un fait du quotidien. C’est une pensée qui traite et porte à son acmé un fait humain essentiel sur la scène. Pourquoi tragédie ? Car dès le titre, dès le départ on connait la fin. Il n’y a pas de place pour de faux rebondissements. Alors, ce n’est que le jeu des comédiens qui porte et accomplit le spectacle. Toi et tes amis êtes formidables. Pas une once de psychologie ou de mauvais réalisme. Seulement un jeu incisif au scalpel. Et la stupeur est là.

Le texte aborde des questions importantes sur la vie, la mort, le pouvoir et surtout sur l’instant et cette malédiction d’être nés ! Il ne reste qu’à accepter.

L’acteur doit cependant être habillé même s’il est avant tout habité. Tout le dispositif scénique est sans faille. La beauté de la salle de bois et son horloge, la lumière stable et efficace, les couleurs de la mort, le noir et le blanc et ces reines qui semblent encore porter le vêtement de leur mariage. Les visages présents et effacés et aussi cette musique qui se cache derrière les mots pour meubler le silence comme une invitation à l’éternité qui n’est que le temps présent.

J’avais déjà vu il y a des décennies une représentation réaliste et psychologique détestable de ce texte. Rien de tout cela ici. Le réalisme est un théâtre honteux de ses codes, une imitation inutile car incapable d’aller à l’essentiel. Dans ton spectacle le théâtre s’affirme dans ses codes et c’est pour cela qu’il est de l’art. Le roi doit mourir à la fin du spectacle et le spectacle s’affirme comme un miroir symbolique du monde. Dès lors tout devient saisissable, stupéfiant mais accessible dans la profondeur de l’être. Le rire est bien sûr salutaire. Et contrairement aux idées reçues il n’est pas contraire à la tragédie.

La dernière image clôt avec force le « spectacle ». Merci à toi.

Amicalement,

Farid Paya
Le 12 décembre 2017

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